Exclusif : Aboubacar Soumah du SLECG « L’imam et l’archevêque de Conakry nous demandent de suspendre la grève pour ouvrir des négociations. Nous avons dit que nous devons consulter la base. »

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Le secrétaire général adjoint du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a accordé une nouvelle interview à votre site. Aboubacar Soumah interdit de parole par le président Condé, n’exclu pas l’ouverture de négociations avec le gouvernement si la base l’autorise.

Laplumeplus.com : malgré le contexte actuel marqué par l’interdiction de parole que le chef de l’Etat a ordonné contre vous, est-ce qu’il y a eu un début de négociation avec les autorités ?

Aboubacar Soumah : il y a une évolution car on nous a envoyé des émissaires en la personne du grand imam (Elhadj Mamadou Saliou Camara) et l’archevêque (Vincent Koulibaly). D’autres syndicalistes et moi avons échangé avec ces chefs religieux mardi et mercredi sur les possibilités d’ouverture d’un couloir de négociations. Nous leur avons défini nos préalables. Ils se sont engagés au nom des deux religions à ouvrir les négociations, mais compte tenu de ce qui se passe maintenant, ils nous ont demandé de suspendre d’abord la grève. Ils nous ont dit qu’ils trouveront une solution à nos revendications. Nous leur avons dit que nous devons nous référer à la base pour examiner la demande. C’est à elle de décider. Nous avons convoqué une assemblée générale le vendredi 1er décembre à 9h au siège du SLECG.

Cela veut dire que vous n’êtes plus dans la clandestinité ?

Je continu de me cacher parce que jusqu’à présent, il y a des gendarmes qui débarquent chez moi. J’ai informé l’imam qui m’a dit que si on m’arrête, il se retire de l’affaire. Alors que nous étions à la grande mosquée, ma femme m’a appelé pour me dire que des policiers et gendarmes étaient chez nous. L’imam a remonté l’information aux autorités qui ont dit qu’aucun service n’a été mandaté pour m’interpeller.

Mais les cours commencent à reprendre peu à peu dans certaines écoles. Vous n’êtes pas inquiet ?

Non !non ! Vous savez, c’est la fin du mois, ceux qui sont au billetage sont obligés d’aller à l’école. La condition, on vous demande d’aller en classe avant de vous remettre votre salaire. Ce sont des choses que nous tolérons pour cette semaine 3 à 5 dans une école. Cela ne veut pas dire qu’il ya eu reprise.

Interview réalisée par Mamadou Samba Sow

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