Bakary Camara, directeur communal de l’éducation de Ratoma : « tout est prêt pour les examens

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A moins d’une semaine du début des examens nationaux, l’heure est aux derniers préparatifs. A la direction communale de l’éducation de Ratoma, les autorités mettent les bouchées doubles pour réussir ces évaluations.

Monsieur Bakary Camara, le directeur note que le niveau des préparatifs est très avancé « Nous sommes sur les PV des candidats qui sont déjà publiés. Ils sont disponibles dans les centres. Les directeurs d’écoles et les candidats sont entrain de s’en approprier. Le jury de surveillance, le jury de correction, le jury de secrétariat de correction sont tous mis en place ».

Pour le cas des statistiques, là aussi aucune fausse note « pour le CEE, certificat d’étude élémentaire qu’on appelle examen d’entrée en 7eme année, nous avons 19 mille 134 candidats dont 9 mille 404 filles. Pour cet examen, nous avons retenu 58 centres. Nous avons programmés 1.532 surveillants qui sont déjà identifiés. 116 agents de sécurité et 116 agents de santé sont mobilisés. Au BEPC, nous avons 17 mille 231 candidats repartis dans 43 centres. Au baccalauréat, les candidats sont au nombre de 12 mille 865 pour 36 centres. »

En cette période de grandes pluies, le risque de voir les centres d’examen impraticables est grand, mais le DCE rassure : « Sur le choix d’un centre, il y a : la sécurité à travers la présence d’une clôture, il ne doit pas être enclavé, les infrastructures doivent être en bon état, les salles de classes doivent être capables de recevoir au moins 30 candidats, qu’elles soient aérées et spacieuses, les toilettes doivent être fonctionnelles et il faut suffisamment de mobiliers. »

D’ailleurs rien n’est laissé au hasard affirme monsieur Camara « des missions de l’IRE (inspection régionale de l’éducation) et de la DCE (direction communale de l’éducation) passent pour voir si les centres peuvent être retenus définitivement. S’il y a des problèmes, nous prenons des dispositions en transférant le centre dans une autre école tout en gardant le nom initial ».

Lors des examens, il arrive que des chefs de centres vident des candidates qui portent le voile islamique intégral ou pas. Le directeur communal de l’éducation de Ratoma précise que seul le dialogue permet d’éviter des difficultés « l’année dernière nous avons rencontrés des problèmes, mais nous avons trouvés une solution locale. Au groupe scolaire Yattaya, des candidates n’ont pas voulu se débarrasser de leurs voiles intégrales. Nous ne voulions pas les éliminer. Avant le lancement des épreuves, nous sommes allés chercher l’imam de la localité. Grâce à son implication, elles se sont débarrassées de leurs voiles.

A la question de savoir quelle attitude adopter face aux porteuses de voile non intégral, notre interlocuteur répond «  Si le voile laisse voir la figure de la candidate, il n’y a pas de problème. Le reste du corps peut être voilé, mais nous voulons identifier la fille par rapport à sa fiche de table et à la carte d’identité. »

Pour finir, monsieur Camara s’est prononcé sur le changement de ministre intervenu à la tête de l’éducation nationale. Pour lui, cela n’aura pas d’impact sur les examens « L’administration scolaire est bien enracinée. Le dispositif mis en place est déjà fonctionnel. Celui qui vient à la tête du département aussi est un professionnel du système éducatif. Lui-même a concouru à la mise en place de ce dispositif. Le dispositif est plutôt renforcé. »    

Mamadou Samba Sow

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