Le fondateur de l’IUHEG, institut universitaire des hautes études de Guinée se lance dans l’enseignement pré-universitaire. Elhadj Diouma dit le pourquoi dans cette interview qu’il a accordé à votre site.

www.laplumeplus.com: pour commencer pourquoi le nom Bah-Kann ?

Elhadj Djouma Bah : effectivement, nous venons de lancer les écoles Bah-Kann qui vont s’occuper de l’enseignement général de la maternelle au lycée. Le choix du nom Bah-Kann vient d’une longue amitié entre moi-même et mon collaborateur Monsieur Kann que j’ai connu au Japon en 1989. Et depuis nous avons une amitié qui va au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Nos familles vivent ensemble, nous travaillons ensemble. Tout ce que nous avons entrepris ensemble, nous le continuons ensemble jusqu’à nos jours. Pour le symbole de cette amitié, nous avons décidés de donner nos  noms de famille Bah-Kann à l’école. Cela pour perpétuer cette amitié à travers l’éducation, la formation pour que ce nom reste vivant à travers les générations à venir.

Donc c’est un établissement du pré-universitaire?

Exactement c’est l’enseignement général. C’est le pré-universitaire avec comme spécificité l’enseignement bilingue de la maternelle jusqu’au lycée. Les enfants vont travailler en français et en anglais quotidiennement.

Aujourd’hui les écoles privées ne manquent pas même avec le français et l’anglais. Qu’est-ce que votre école aura comme particularité ?

Les écoles Bah-Kann se veulent une école d’excellence où la culture du travail, l’amour de l’école, de la formation vont être les principaux facteurs pour les enfants. Notre objectif c’est de préparer nos enfants à la rude épreuve de la compétition dans un monde où les frontières sont entrain de disparaitre. Effectivement dans l’environnement de l’enseignement privé en général, notre école va trouver sa place à travers la qualité, la rigueur et l’excellence que nous allons imprimer au niveau de notre école.

La rentrée c’est en septembre, où en sommes-nous pour le recrutement des élèves et enseignants ?

L’école dans le cadre du processus de lancement de son programme a déjà mis en place des équipes pédagogiques qui ont en charge de recruter les enseignants et nous avons une équipe administrative qui est chargée du recrutement des élèves. Au niveau des enseignants, nous venons de procéder à une première évaluation des demandes de professeurs que nous avons reçus et ces demandes ont été passées au peigne fin. Ils ont passé un teste écrit et donc un lot a été retenu. Il y aura un deuxième teste pour voir les enseignants que nous allons sélectionner dans les différentes matières.  Au niveau du recrutement des élèves, nous avons passés des communiqués et les gens répondent tant bien que mal. Nous avons une équipe administrative qui travaille tous les jours de 8h à 17h au niveau du 1er étage.

Est-ce que vos coûts sont abordables pour les parents ?

Oui nous avons essayés de faire une étude comparative au niveau du marché. C’est vrai que notre école est de qualité tant au niveau du corps professoral qu’au niveau de l’immobilier et autres, cependant nous allons essayer de tenir compte de la situation des parents pour faire en sorte que la scolarité soit abordable.

Vous êtes aussi fondateur d’une université. Est-ce que le fait de se lancer dans le pré-universitaire n’explique pas en quelque sorte une certaine peur par rapport à la menace qui pèse sur l’enseignement supérieur privé ?

Non, vous faites une fausse analyse d’autant plus que la plupart des fondateurs d’universités privées ont commencé par l’enseignement général avant de créer ces universités. Nous, nous avons commencés par l’université et aujourd’hui que nous repartions vers l’enseignement général, cela n’a rien de grave. C’est tout à fait normal parce que c’est un cycle. Quand vous êtes à l’université, vous voyez le niveau des enfants, vous vous rendez compte que vous devez aller travailler à la base pour pouvoir améliorer systématiquement la qualité et la compétence de nos élèves pour qu’ils puissent arriver à l’université avec un niveau, un bagage intellectuel acceptable, capable de leur permettre de faire des apprentissages normaux.

Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé

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