Kindia : création du Syndicat National de l’Education (SNE)

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Une nouvelle structure dénommée le Syndicat National de l’Education (SNE) a été mise en place le  vendredi 7 septembre. C’est l’université de Kindia qui a servi de cadre aux congressistes a constaté le correspondant de laplumeplus.com. Le tout premier secrétaire général de cette organisation est Michel Pépé Balamou, professeur chargé des cours de philosophie au lycée Léopold Sedar Senghor (Yimbaya ).

Les travaux de la mise en place de cette structure syndicale ont été très longs et les discutions très houleuses a-t-on constaté.  C’est à l’issu de cela que, Michel Pépé Balamou  a été élu par ses paires pour un mandat de 3 ans.

Le bureau est constitué de 25 membres dont 2 femmes, 15 sièges ont été accordés à Conakry et 14 pour ceux de l’intérieur.

Le directeur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail de Kindia Mohamed Cissé venu superviser les travaux s’est réjouit du déroulement des votes : «  Nous sommes un pays démocratique, nous essayons d’évoluer dans ce sens pour que les partenaires sociaux sachent le terrain sur le quel ils évoluent. Aujourd’hui, nous avons observé que nous sommes sur le terrain de l’éducation, les enseignants ont décidé de multiplier les différentes structures qu’ils essaient de mettre en place pour pouvoir revendiquer de nouvelles conditions de travail et de vie pour les leur. On a été mandaté par les autorités de la région pour être témoin de la mise en place de cette structure. Les travaux se sont bien déroulés sans ambages, on a été témoin. On se réjouit. Nous pensons qu’ils seront les meilleurs interlocuteur auprès des autorités du pays pour pouvoir chercher à améliorer les conditions de vie des enseignants »

Pour Michel  Pépé Balamou le secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE), cette nouvelle structure demeure incontestablement l’idéal souhaité par les enseignants de Guinée, soucieux de redynamiser le monde syndical. Dans son discours,  il a décliné les ambitions de sa structure, elles sont entre autres: « redorer l’image du système éducatif de notre pays, promouvoir la formation des formateurs pour une meilleure qualification du système éducatif, améliorer qualitativement le mode de vie des enseignants, être un interlocuteur fiable et crédible pour répondre aux aspirations des enseignants »

Poursuivant, il trouve que la classe syndicale est vieillissante d’où la nécessité de mettre en place une nouvelle structure jeune.

Par ailleurs, le secrétaire général a tenu à apporter d’autres précisions: «  Nous ne sommes pas là  pour un combat de leadership, loin s’en faut. Le pluralisme syndical et politique est consacré dans nos textes de loi et c’est même inscrit dans les intangibilités constitutionnelles. Donc n’importe qui peut créer des syndicats en Guinée. C’est comme si vous prenez les partis politiques. Ce n’est pas parce que le RPG et l’UFDG sont des partis majoritaires que d’autres ne peuvent pas créer des partis politiques. Aujourd’hui nous avons plus de 200 partis politiques en Guinée. Donc le monde syndical est aussi sous tendu par ce principe d’intangibilité qui voudrait que le pluralisme syndical soit consacré en République de Guinée. Nous ne parlons pas d’autres structures. Nous naissons sur la base de la loi. Nous ne menons pas notre combat contre X. Nous ne sommes pas un syndicat de vat en guerre, violent mais un syndicat partenaire de l’Etat mais à l’écoute de tout le monde. Donc je vous informe que nous allons tendre la main à d’autres structures s’ils le veulent et ensemble nous allons améliorer nos conditions » a-t-il précisé.

Siba Toupouvogui depeuis Kindia

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