Bras de fer SLECG-Gouvernement : les ultimes solutions

0
39

Pratiquement, depuis 2017 ou bien avant, nous vivons une crise profonde au sein du secteur de l’éducation. Une crise qui a, sans doute, conduit au départ des Ministres Ibrahima KOUROUMA (Ancien Ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation) et de Sékou KOUROUMA (Ancien Ministre de la Fonction Publique) dans un premier temps et, d’Ibrahima Kalil KONATE alias K au carré (Ancien Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation) et d’Albert Damantang CAMARA (Ancien Ministre de l’enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et du Travail), voire du gouvernement YOULA tout entier. Un accord avait été signé le 13 mars 2018 grâce à la pression de la société civile, notamment du Collectif ‘’Mobilisation Citoyenne pour Sauver l’Ecole Guinéenne’’ et l’intervention du Médiateur de la république. Malgré tout, la crise continue et, une « grève générale et illimitée» est projetée par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) le 03 octobre prochain, date d’ouverture des classes selon un communiqué du MENA (Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation). Quelles nouvelles solutions s’avèrent-elles nécessaires pour une sortie de crise ? Chaque citoyen peut y penser car, il s’agit de l’avenir de la nation, de l’avenir de nos enfants. Par-dessus tout, il s’agit de la quiétude sociale, gage de tout progrès. En aucun cas, on ne peut aspirer à un développement quelconque sans la paix, sans la quiétude sociale. En plus, il faut reconnaitre que la satisfaction des travailleurs est aussi et sans nul doute une condition sine qua non de tout développement radieux. D’où l’importance de trouver, coûte que coûte, une solution idoine pour une issue favorable à cette crise qui n’a que trop duré. En attendant, voici celles (les solutions) auxquelles je pense : une trêve sociale et la mise en place d’un comité ad hoc de médiation et de négociation. -La trêve sociale : elle consistera à suspendre toute manifestation sur l’ensemble du territoire national concernant les revendications salariales. Elle aura un double avantage : la décrispation de la situation et la possibilité d’éviter toute perturbation des cours en ce début d’année scolaire dont les conséquences sont nombreuses et désastreuses. Cette trêve doit être concrétisée par la levée du mot d’ordre de grève du SLECG jusqu’à nouvel ordre. -Le comité de médiation et de négociation : il sera composé du médiateur de la république, des représentants du gouvernement, du SLECG, de la société civile et d’experts indépendants. Sa mission sera d’examiner en toute objectivité les points de revendication du syndicat et de trouver des solutions idoines de sortie de crise dans l’intérêt supérieur de la nation d’ici la fin de l’année 2018. Somme toute, avec cet élan, nous pourrions sauver l’année scolaire 2018-2019 et éviter les conséquences d’éventuelles manifestations de rue dont nous sommes tous conscients. Il revient donc au Premier Ministre ou, à défaut, au Président de la république, d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Aboubacar Mandela CAMARA Sociologue/Enseignant-Chercheur/Consultant en éducation Activiste, Promoteur et Défenseur du droit à l’éducation Tél. : 628 13 36 09/ Email : aboucamus86@yahoo.fr

Partagez

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here