Kindia : les jeunes sensibilisés sur l’immigration clandestine à travers un film

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Beaucoup de jeunes ont pris part ce samedi 19 janvier à la projection du film sur les pratiques illégales de recrutements des jeunes migrants. C’est une initiative de l’ONG ADES (Association pour le Développement Economique et Social) porteuse du projet, en consortium avec certaines ONG comme  FEJED/G, JAJ et GAD. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine.

Le film documentaire retrace l’histoire de migrants à travers le monde qui au départ pensent que l’Europe est un eldorado  et dont le rêve devient une désillusion par la suite.

Le directeur exécutif de l’ONG ADES, Moussa Mara  pense que le choix de montrer aux jeunes de Kindia un film documentaire va leur donner beaucoup de leçons : « A travers ce film c’était une manière de donner la parole aux migrants qui vivent l’enfer de la migration. Ce documentaire est réel. Ils ont été interviewés et ce sont eux même qui parlent de leur calvaire. C’est un témoignage vivant qui donne à réfléchir aux jeunes qui veulent se livrer à cet exercice.  »

Il a conclu ses propos en mettant en garde les jeunes car selon lui il y a un réseau qui les recrute pour les envoyer vivre ce calvaire et se faire de l’argent sur leur dos.

Pour  madame Sylla Fanta Sylla présidente de l’ONG Femmes enfants jeunes, éducation et développement/ Guinée (FEJED/G) il y a encore du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif : « La projection de ce film a permis de faire comprendre aux jeunes que l’immigration clandestine a beaucoup de conséquences. Elle va aussi permettre de limiter ce fléau.  Je suis contente car j’ai vu que les mentalités ont commencé à changer dans cette salle» a –telle déclaré.

Au sortir, certains jeunes qui ont suivi ce documentaire nous ont livré leurs sentiments.

Saa Koumandjan Léno : «  franchement j’ai eu le cœur brisé en regardant ce documentaire. C’est difficile à expliquer. Je suis dépassé par le calvaire vécu par ces migrants. Donc, les jeunes doivent abandonner l’immigration clandestine » lance t-il.

Même son de cloche chez Fatoumata Binta Kanté qui déconseille ses sœurs de  tenter l’immigration clandestine surtout pour les femmes : « Ces femmes sont vulnérables, elles sont battues, forcées à la prostitution. Certaines donnent naissance même en cours de leur périple. » regrette telle.

Siba Toupouvogui depuis Kindia

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