Chômage des jeunes en Guinée : un manque avéré de volonté politique

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le chômage est la situation de la main-d’œuvre disponible à travailler qui est à la recherche d’un emploi mais ne réussit pas à en trouver. Toutefois, il convient de souligner que la main d’œuvre disponible à travailler varie en fonction des pays.

Le chômage, phénomène à caractère socio-économique touche à des degrés différents tous les pays du monde. Mais il prend des proportions dramatiques dans les pays pauvres. Chez nous en Guinée, la crise de l’emploi persiste et apparaît presque comme un problème insoluble. Le marché du travail semble en effet être saturé et l’apport des structures créées pour juguler le fléau s’avère limité.

A l’image des autres pays africains, la Guinée possède une population jeune. Selon l’enquête démographique de 2016, plus de 50% de ses habitants sont âgées de moins de 30 ans. Toutefois, le chômage est un phénomène structurel qui frappe la plupart des jeunes. Dans la capitale Conakry et les grandes villes, plus de deux tiers des diplômés de l’enseignement supérieur sont au chômage (Thierno Cherif, 2015). Cette situation s’expliquerait d’une part par les limites d’emploi dans le secteur public et d’autre part par l’étroitesse du secteur privé formel qui n’offre que peu d’opportunité d’emploi par rapport au secteur informel dont l’offre semble abondante.

En dépit de la création par les autorités publiques, d’une Agence destinée à promouvoir l’emploi des jeunes, le phénomène du chômage  reste et demeure de plus en plus préoccupant. Aux yeux de certains observateurs, plusieurs facteurs rentreraient dans l’explication de ce phénomène en République de Guinée. Au nombre de ces facteurs, figurent  l’instabilité politique, la baisse de la croissance économique et l’absence d’initiatives adaptées aux préoccupations des jeunes.

Cependant, le chômage semble se présenter comme un phénomène essentiellement urbain en Guinée. Il touche particulièrement les personnes âgées de 20 à 29 ans et surtout les jeunes diplômés. C’est pourquoi la plupart de ces jeunes ont décidé de prendre leur destin en main en procédant à la création des entreprises et d’opportunité des travaux indépendants. De telles initiatives pourraient constituer une porte de sortie au chômage et/ou une alternative à la réduction du chômage.

Ce choix semble ainsi faciliter l’insertion professionnelle et d’écourter le temps de recherche d’emploi pour la mise en valeur des compétences du promoteur. Cette façon de faire permet de réduire le taux de chômage, de stimuler l’esprit d’initiative et d’autonomie. Cependant, l’Etat guinéen devrait vivement encourager ce genre de pratique en favorisant la création d’entreprises par les jeunes.

L’auto-emploi comme moyen d’insertion professionnelle est une occasion pour les jeunes diplômés de conserver pendant une durée assez longue leurs compétences, puisque le chômage occasionne une perte de connaissance acquise en milieu universitaire. Sans un emploi, les compétences acquises diminuent pour finalement disparaître.

Sur le plan géographique, une différence nette apparaît entre les zones urbaines et rurales, surtout entre la capitale Conakry et les autres zones. En outre le chômage reste concentré en zone urbaine. Cette situation traduit un véritable déséquilibre géographique quant aux opportunités d’emploi, car la plupart des unités de productions marchandes étant concentrées dans les zones urbaines dont la capitale.

Au regard de cette situation alarmante, des questions s’imposent à savoir quelles politiques nationales pour l’emploi ? Les programmes d’emploi actuels sont-ils efficaces pour juguler le chômage ? Le travail indépendant est-il un moyen de réduire le chômage durablement ?

Une fois encore, ces questions ne seront pas élucidées par nos soins car, comme signalé à chaque fois, le rôle de l’économiste est de poser des questions sans pour autant apporter des solutions miracles qui n’existeraient que dans l’absolu.

Par ailleurs, bien qu’un volume important de publications ait été consacré à l’analyse des facteurs explicatifs du chômage, peu de littératures ont été consacrées à l’économie guinéenne. Notre travail vise d’une part à attirer l’attention, des décideurs politiques, de l’opinion publique mais aussi des chercheurs aguerris sur divers problématiques à prendre ce sujet au sérieux afin de lutter efficacement contre le chômage en Guinée. D’autre part, à combler ce vide dans ce pays où justement le chômage inquiète plus d’un. Nos autorités doivent être en mesure d’élaborer des stratégies pour résorber ce fléau principalement chez les jeunes.

Nonobstant, il convient de souligner que pendant ce travail de recherche, nous avons cherché et obtenu quelques chiffres nous permettant d’étayer notre analyse. Toutefois, nous nous réservons d’utiliser ces chiffres que nous avons reçu de sources officielles car, ils semblent minimiser la réalité du phénomène du chômage. Nous tenons simplement à ajouter qu’il nous paraît très difficile d’évaluer le taux de chômage en Guinée, il est impératif d’avoir à disposition, le nombre de chômeurs et la population active. A notre entendement, il est pratiquement impossible d’évaluer ces deux autres variables. La raison de cette affirmation est que nous n’avons pas d’Institution (maison de l’emploi) chargée de s’occuper des chômeurs  jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi. De plus, la plupart des personnes qui parviennent à obtenir un travail rémunéré passent par des relations (41,1% des diplômés ayant obtenu un emploi sont passés par les relations suivant les résultats d’une étude réalisée par Alpha Oumar Bah et Makan Doumbouya en 2011). Suivant la même étude, seulement 4,5% des diplômés interrogés affirment avoir cherché leurs premiers emplois à travers l’AGUIPE.

En somme, dans un pays en développement comme la Guinée, les perspectives et le modèle de développement économique, social et politique des décennies prochaines dépendront notamment de notre aptitude à créer un nombre suffisant d’emplois décents, susceptible de réduire le chômage et la pauvreté.

De nos jours, s’attaquer à la problématique du chômage semble indispensable en République de Guinée car, les jeunes sont plus concernés par ce phénomène. Ils sont soit sans emploi, soit cantonnés dans des emplois très peu rémunéré, voire pas du tout rémunéré, appartenant souvent au secteur de l’économie informelle où les heures et les conditions de travail sont inacceptables (sous-emploi) et les possibilités de progression sont très minces…

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Mamadou Safayiou DIALLO,

Economiste, Enseignant-Chercheur.

L’ONG Aide aux Médias Guinéenne (AMG)

QUI SOMMES-NOUS ?

L’ONG Aide aux Medias  de Guinée en abrégé (AMG) est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif, apolitique, non ethnique et non raciale créée en Guinée, conformément à la loi L-013/ MATD/05 et aux dispositions statutaires en vigueur en République de Guinée.

L’ONG Aide aux Medias  de Guinée est née le 02 décembre 2016, suite au constat qui fait état du manque de renforcement des capacités des journalistes et du manque d’équipement des reporters.

OBJECTIFS

L’objectif général de l’ONG est d’améliorer la qualité de travail des médias guinéens et la promotion des droits humains.

Les objectifs spécifiques de l’ONG sont :

– Œuvrer pour le renforcement des capacités des journalistes.

Œuvrer pour l’amélioration de la fourniture des équipements de médias (enregistreurs, caméras, appareils photos numérique, ordinateurs, clés Internet, motos, etc.).

– Œuvrer pour le renforcement de la formation des étudiants en journalisme.

– Œuvrer pour la lutte contre les violences basées sur le genre.

– Œuvrer pour la promotion du droit, de la santé et la lutte contre les épidémies en Guinée;

– Œuvrer pour la lutte contre le réchauffement climatique et la promotion d’une éducation de qualité ;

– Œuvrer pour la promotion de l’Etat de droit, de la citoyenneté, Sécurité et la Justice en Guinée ;

– Œuvrer dans le cadre de la sensibilisation à l’éducation civique ;

NOTRE VISION

L’ONG Aide aux Medias  de Guinée œuvre pour renforcer les capacités des journalistes guinéens, équiper les journalistes et faire la promotion des droits humains.

MISSION

Notre mission consiste à :

  • Renforcer les capacités de tous les journalistes guinéens.
  • Equiper les journalistes guinéens en les dotant des ordinateurs, des enregistreurs, des caméras, des appareils photos multifonctions, des clés internet, des motos, etc.
  • Lutter contre les violences basées sur le genre.
  • Promouvoir le droit, la santé et lutter contre les épidémies en Guinée;
  • Lutter contre le réchauffement climatique et la promotion d’une éducation de qualité ;
  • Promouvoir l’Etat de droit, la citoyenneté, la Sécurité et la Justice en Guinée ;
  • Sensibiliser pour promouvoir une éducation civique.

Contact: Amadou Oury Barry. Tel : 00224-620-453-597

Neuf fautes de grammaire que nous commettons souvent

Très souvent, par ignorance, nous faisons des fautes de langue. Le pire c’est que la personne qui commet ces erreurs ne se rend très souvent pas compte qu’elle est passée à côté de la plaque. Afrikmag vous apporte des éclaircis sur  neuf fautes qui n’épargnent personne, même pas les « maîtres ». Et tenez-vous bien, certaines sont élémentaires.

On n’écrit pas « Quelque soit »

On n’écrit pas quelque soit mais plutôt quel que soit/ quelle que soit/ quels que soient/ quelles que soient en fonction du genre et du nombre du terme qui suit.

Au temps pour moi et non « autant pour moi »

On écrit plutôt au temps pour moi car cela fait référence au fait qu’on s’est trompé et que maintenant on repart de zéro sur une nouvelle connaissance. Cette expression marque le début et non la réciprocité comme on le pensait.

Quelquefois

Quelquefois s’écrit ainsi à de rares occasions. En effet, sous cette écriture, le mot signifie un certain nombre de fois, de rares fois.

On n’écrit pas « les reines se sont succédées » mais plutôt « se sont succédé »

L’erreur qu’on fait ici est d’appliquer la règle de l’accord du COD ce qui est légitime. Mais prêtez attention : on dit succéder à quelqu’un. Ainsi donc le « se » ici représente un COI qui ne s’accorde pas avec le verbe. Par ailleurs en posant la question vous obtenez « les reines ont succédé à qui ».

Malgré que

On ne dit pas malgré que. C’est une erreur courante à éviter. Malgré s’utilise avec un nom. Ainsi on dit « malgré la pluie » et non « malgré qu’il pleuve ». Dans ce cas-là, on dit « bien qu’il pleuve »

Cependant, les expressions « malgré que j’en aie » et « malgré qu’il en ait » sont justes. En effet, elles signifient respectivement « malgré moi » et « malgré lui »

« Cent » et « vingt » prennent un « s » seulement quand ils sont multipliés et non suivis par un autre adjectif numéral.

Donc « cents euros », est incorrect.

Le verbe appeler

Au présent, il ne prend un “l” qu’avec les première et deuxième personne du pluriel : nous et vous. Par contre, il garde ses deux « p ».

Confondre les « m » de commettre et omettre

Commettre s’écrit avec deux « m » quand omettre s’écrit avec un seul « m ».

On ne dit pas « elle s’est permise » ou « je me suis permise » (même quand on est une femme.)

C’est la même règle qui s’applique à « elles se sont succédé ». Ici c’est permettre à qui : « je «  ou « elle » deviennent des COI.

Kindia : des jeunes à l’école du civisme

40 jeunes issus des partis politiques et de la société civile prennent part à une table ronde sur l’engagement civique. La rencontre est organisée par le National Democratic Institut en collaboration avec le Forum des Jeunes des Partis Politiques de Guinée (FONAJEP). Cette formation est financée par l’USAID et le PNUD rapporte notre correspondant basé à Kindia.
Au cours de cette formation, deux thèmes ont été débattus. Le premier porte sur la citoyenneté, la paix et la démocratie le deuxième sur la bonne gouvernance dans les collectivités locales.
Gnouma Moussa Kamano est chargé de programme à NDI-Guinée. Il revient sur l’objectif de cette formation : « ce genre d’espace qui vous est offert ce matin, constitue donc une opportunité à saisir et à mettre à profit. L’objectif est de renforcer la participation des jeunes à l’exercice de la démocratie à la base, et à la gestion participative des affaires publiques locales, par la mise en place de mécanisme de communication et de collaboration entre les jeunes et les différents responsables politiques, communaux, administratifs et coutumiers ». Pour Kamano, en s’inscrivant dans cette dynamique, les jeunes pourraient saisir l’opportunité de se porter candidats au compte des partis politiques ou en tant qu’indépendants, dans le but de gérer directement les affaires publiques à la base, notamment à l’issue des élections locales prochaines.
Les participants quant à eux affirment être heureux d’avoir suivi cette formation : Mariam Bah membre des cadres de concertation des filles et femmes des partis politiques : « cela représente une grande chose pour moi parce que les jeunes de Kindia doivent être motivé mais aussi connaître leur place dans la société pour ne pas être isolés »
Mamadou Sita Sylla s’est réjouit de la pertinence des débats: «c’est un thème à travers lequel on pourra valablement contribuer à l’insertion des jeunes dans la vie socio économique »
Cette formation à l’endroit des jeunes de Kindia se tiendra le 19 juillet à Conakry et le 20 à Kankan, Boké et Mamou.
Siba Toupouvogui depuis Kindia 622413088 ou 664739640

Kindia : 52,03% d’admis à l’entrée en 7eme




Dans la préfecture de Kindia, les résultats de l’examen d’entrée en 7eme année se présentent comme suit : enseignement général, inscrits : 8.650, admis : 3.990 dont 1.652 filles (52,03%).
Franco-arabe, inscrits : 886, admis 632 dont 208 filles soit 76,42%.
Nous y reviendrons.
Siba Toupouvogui depuis Kindia



Entrée en 7eme année : 63% d’admis




Comme promis par le ministère de l’enseignement pré-universitaire, les résultats de l’examen d’entrée en 7eme année sont disponibles ce 5 juillet. Dans l’ensemble, on enregistre 63% de réussite soit 117 mille admis.
Dans la commune de Dixinn, il y a mille 706 admis pour l’enseignement général dont 50 pour le franco-arabe. La première de la commune a pour nom Diariou Sow de la Sainte Marie et le premier en franco-arabe, c’est Mohamed 4 Camara de la Bellevue.




A Ratoma, pour l’enseignement général, les admis sont au nombre de 15 mille 365, la première Saran Traoré vient de l’école Habibata Tounkara. Pour le franco-arabe, ils sont 513 et le premier sur la liste c’est Mamadou Mouctar DIALLO de l’établissement Elhadj Ismaël.
Dans la commune de Matoto, l’enseignement général totalise 13 mille 213 admis, deux garçons se partagent la première place : Yacouba Camara de Henry Bosco et Facinet Bangoura d’EMAT-Ecole. En arabe, 1200 élèves décrochent leurs tickets. A ce niveau, le premier Issiaga CAMARA vient de l’école Hadja Kaningbè.
A Matam, Cheikh Fanta Mady Chérif est le premier des 2 mille 889 admis. Il a pour école d’origine l’EP MAYORE. Précisons cependant qu’il y a trois autres premiers ex aequo. Mohamed Chérif de Mohamed Saïd est le premier de l’enseignement franco-arabe.
Dans la commune de Kaloum, la plus petite de la capitale, l’enseignement franco-arabe enregistre 16 admis tous des candidats du collège de la gare. Le premier a pour nom Abdoul Karim Keita.
En conférence de presse ce mercredi, le ministre de l’enseignement pré-universitaire a fait savoir qu’aucun candidat n’a été repêché. Selon lui, dix surveillants ont été arrêtés au cours de cet examen pour violation des règlements généraux des examens et un délégué a été renvoyé pour retard.
Mamadou Samba Sow



Examens nationaux : Ibrahima Kalil Konaté à l’intérieur du pays pour les examens

Le ministre de l’enseignement pré -universitaire et de l’alphabétisation va ouvrir lundi la première enveloppe de l’examen d’études élémentaires à Nzérékoré en Guinée forestière.
Parallèlement à ce programme, des rencontres avec les enseignants des régions de Faranah et de N’zérékoré sont aussi prévues pour une première prise de contact avec le nouveau Ministre.
Ibrahima Kalil KONATE a donc quitté Conakry ce vendredi 16 juin 2017 avec sa suite et la première rencontre avec les enseignants de Faranah a eu lieu ce samedi dans la salle de conférence de l’ENI. Ici, comme dans les autres régions déjà visitées notamment Kankan, Kindia, Mamou et Labé, les messages sont testés les mêmes.
– La nécessité de la suppression des moyennes de cours au baccalauréat;
– la décentralisation de l’examen de fin d’études élémentaires;
– du retour prochain des compositions trimestrielles ou encore le retour des compositions trimestrielles.

Très applaudi par le grand nombre d’enseignants, élèves candidats et partenaires sociaux venus remplir la salle, le ministre KONATE s’est dit aussi confiant quant à la détermination du corps professoral à respecter et à faire respecter les principes qui régissent les examens nationaux.
Le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation et sa suite ont pris le chemin de Kissidougou prochaine étape de la tournée.

Mamady Sidiki Camara chargé de communication du ministère de l’enseignement pré-universitaire

Coyah: le collège de Manéyah rénové après un vent violent

Le 24 mai dernier, un vent violent accompagné d’une forte pluie a endommagé trois salles de classes sur les douze que compte le collège de Manéah à Coyah.  L’établissement a pourtant été choisi pour abriter les examens de cette année.  Cette situation a inquiété la direction de l’école et les autorités préfectorales de l’éducation. Ces dernières ont alors lancé un SOS aux bonnes volontés.

Un appel qui est tombé dans de bonnes oreilles. La délégation spéciale de Manéyah, a pris en charge la réparation des dégâts qui s’élève à 29 millions 500.000fg.

La décision a été vivement saluée par les autorités préfectorales de Manèyah.

Examens nationaux: Voici le calendrier

Le gouvernement guinéen vient de valider le calendrier de déroulement des examens scolaires pour l’année 2017. Les dates qui circulaient sur internet sont désormais officialisées. Voici donc le calendrier communiqué par le service national des examens, concours scolaires et orientation. Un service dirigé par Namandjan Condé.

Entrée en 7eme année : du 19 au 21 juin 2017

BEPC : du 29 juin au 4 juillet

Baccalauréat : du 7 au 11 juillet

Bakary Kamara directeur communal de l’éducation de Ratoma « Il n’y a pas de loi en Guinée concernant le voile…Nous aux examens, nous voulons que la candidate s’identifie. »

Bakary Kamara directeur communal de l’éducation de Ratoma

Dans cette interview, le directeur communal de l’éducation de Ratoma passe en revue plusieurs questions dont celles liées aux examens et aux infrastructures.

La Plume Plus : tout d’abord, faites-nous un bref aperçu sur votre parcours

Bakary Kamara : je n’aime pas beaucoup parler de moi, mais pour vous satisfaire, je suis un pur produit de l’école guinéenne. J’ai fais l’école primaire à Kintigna dans la préfecture de Siguiri. Après j’ai fait le collège technique de Siguiri. Ensuite, l’école normale d’instruction de Dabadou. C’est à l’issu de ma formation à Dabadou que j’ai commencé à enseigner, d’abord au primaire pendant 5 ans. Après 5 ans de service, je fus nommé directeur d’école, après chef section pédagogique adjoint à la direction préfectorale de l’éducation de Conakry 2 à l’époque. Après je suis revenu encore, prendre la direction de certaines écoles notamment Koloma et Ratoma-Konimodou. De Ratoma-Konimodou, j’ai été nommé chef section pédagogique de l’élémentaire à la DCE de Ratoma. A la suite de la restructuration, j’ai été nommé chef section pédagogique de la même direction. En janvier 2017, j’ai bénéficié de la confiance de son excellence monsieur le ministre de l’enseignement pré-universitaire qui m’a nommé directeur communal de l’éducation par intérim de Ratoma après le départ de monsieur Ibrahima Fofana Kalva à la retraite.

Comment se présente aujourd’hui la DCE de Ratoma ?  

En ce qui concerne la structure déconcentrée, la direction communale de l’éducation de Ratoma a cinq sections : il y a la section pédagogique subdivisée en quatre cellules : la cellule inspection pédagogique qui s’occupe du contrôle pédagogique, des inspections des maitres en situation de classes, des chefs d’établissements, vous avez la cellule formation continue, il y a la cellule examens et transferts, il y a également un chargé des sports. Vous avez aussi la section planification statistiques et développement. La troisième section, c’est la section éducation non-formelle. Vous avez également, la section gestion des ressources. Une cellule s’occupe des ressources humaines, une autre s’occupe de la gestion des ressources matérielles. La cinquième section, c’est le secrétariat. Toutes ces sections travaillent en étroite collaboration.

Il y a en outre les délégations scolaires. Ce sont des structures de proximité des écoles. Au niveau de la commune nous en avons 16 : vous avez les D.E.S de Hamdallaye, Taouyah, Ratoma-dispensaire, Kipé, Kaporo, Lambandji, Kobaya, Yattaya, Sonfonia, Bantounka, Wanindara, Simbaya-gare, Koloma1, Koloma2, Dar-Es-Salam et Enco5. Dans chaque délégation scolaire, vous pouvez retrouver 30 à 40 écoles. A la tête de chaque délégation scolaire, vous avez un DES (délégué scolaire de l’enseignement élémentaire)  nommé par le ministre. Ce sont des cadres formés à l’ISSEG (institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée) et qui ont des compétences sur le plan de l’encadrement des chefs d’établissements et des maitres en situation de classes.

Devanture de la DCE

Pour ce qui est des effectifs, combien de personnes vous avez à la DCE ?

Nous avons un peu plus de 50 personnes.

Ratoma compte combien d’écoles publiques et privées ?

Nous avons 65 écoles publiques et près de 700 établissements privés sinon plus. Nous sommes fières d’abriter les plus belles écoles privées de la capitale.

Mais certaines de vos écoles publiques sont dégradées, c’est le cas du collège de Ratoma menacé par la mer et le lycée de Sonfonia

Il y a de très belles écoles publiques aussi. Si vous prenez les blocs que nous appelons communément AFRICOF, ce sont de belles infrastructures. Mais c’est l’entretien qui pose problème. Mais le gouvernement est entrain de fournir des efforts pour la rénovation de ces écoles. Le lycée de Kipé a été rénové, l’école primaire de Simbaya 2 aussi, le lycée de Lambandji a été rénové une fois. Maintenant les établissements qui sont dans le portefeuille de rénovation du département sont : le lycée de Sonfonia, l’école primaire de Ratoma-Kolimodou, l’école primaire de Ratoma-centre.

Est-ce qu’il y a une date pour le début des travaux ?

Je pense que ces écoles là seront rénovées avant la prochaine rentrée. Le département est entrain de prendre toutes les dispositions surtout avec la volonté exprimée par le nouveau ministre de l’enseignement pré-universitaire qui a posé beaucoup d’actes depuis sa nomination en février.

Mais parfois quand les bailleurs veulent construire des infrastructures, le problème de domaine se pose. Est-ce que c’est le cas à Ratoma ?

Nous avons enregistrés deux cas. Le premier c’est à Kiroty. Là le site reste encore litigieux. Le deuxième cas c’est à Kobaya. Mais nous avons réussi à récupérer le site et l’entrepreneur est entrain de réaliser les travaux maintenant là. Nous sommes entrain d’y construire  une école financée par le budget national. Nous avons en plus de ces deux sites, six autres qui sont sécurisés grâce aux communautés avec l’appui de la mairie. Nous espérons que dans sous peu de temps ces sites vont bénéficier d’infrastructures au bénéfice des communautés. Les sites en question sont situés surtout à Yattaya-centre et plateau ainsi qu’à Sonfonia.

Par rapport aux examens où en sommes-nous pour les préparatifs à Ratoma ?

Nous pouvons dire que les préparatifs sont à plus de 90%. Les centres d’examens sont identifiés, les listes des candidats sont prêtes, les candidats sont presque tous photographiés. Le département nous a suffisamment dotés en matériel informatique. Nous attendons le jour J pour mettre en œuvre ce dispositif.

Pour l’entrée en 7eme année, nous avons 58 centres, le BEPC, il y a 45 centres et au bac nous avons 39. Au total, nous avons pour tous les examens nationaux 45 mille 307 candidats. Entrée en 7eme année : ils sont 18 mille 295 candidats, 13 mille 325 pour le BEPC et au bac 13 mille 687 candidats tous profils confondus.

Souvent, les filles voilées rencontrent des difficultés lors des examens. Dans certains centres, elles sont renvoyées, dans d’autres, elles sont acceptées. On a l’impression que tout es fonction des humeurs des responsables. Que dit la loi dans ce sens ?  

Il n’y a pas de loi en Guinée concernant le voile ou bien vous en connaissez ? Nous aux examens, nous voulons que la candidate s’identifie. On n’a pas interdit le voile, mais, le voile qui cache l’identité de la candidate, on ne peut pas l’admettre.  Il faut que le ou la candidate soit identifiée et on est identifié d’abord par le visage. Il faut qu’on sache, si la photo  qui est sur la carte et celle sur la fiche correspondent à la candidate que nous avons devant nous. Tout cela entre dans le cadre de la moralisation des examens pour éviter la substitution. Donc si un candidat refuse de se faire identifier, c’est qu’il est venu frauder. Nous faisons la sensibilisation, nous sommes derrière les textes.

Certains candidats aussi se retrouvent à la dernière minute sans PV

C’est un passé lointain. L’élaboration des listes des candidats commence pendant les vacances.  Dès après la proclamation des résultats, on remonte la liste des élèves qui passent en 6eme, de la 9e à la 10e et ceux qui passent de la 12e à la terminale.  Ça c’est un premier jet, appelé la liste des promus. A cette liste vient s’ajouter la liste des redoublants, ceux qui ont échoué aux différents examens. La liste des promus plus la liste des redoublants constituent la liste des candidats. Cette liste là est confectionnée par l’école. Les élèves viennent vérifier s’il n’y a pas d’erreurs. S’il y en a, elles sont corrigées par l’école qui envoie la liste à la DCE qui la corrige et la retourne. Cela se fait une fois, deux fois, trois fois jusqu’à la liste définitive avec les codes. Donc si un candidat est omis cela veut dire qu’il ne vient pas à l’école. C’est un candidat qui a accumulé les 25% d’absence.

Il ne nous reste plus qu’à vous dire merci

Moi aussi je vous dis merci. Nous restons à votre entière disposition pour que tous les partenaires impliqués dans l’organisation des examens soient au même niveau d’information. J’espère vous retrouver dans les jours à venir pour vous donner d’autres informations relatives toujours à l’organisation des examens de fin d’année.

Propos recueillis par Siba Toupouvogui et Mamadou Samba Sow