Examens de sortie des écoles techniques et professionnelles : 94,45 % d’admis à Kindia

Les résultats des examens de sortie des écoles techniques et professionnelles sont désormais disponibles. Dans la région de Kindia on se frotte les mains avec un  taux de réussite régional de 94,45 %. Ces chiffres sont très réconfortants assure le directeur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail de Kindia.

Dans cette région ils ont été 1533 candidats à batailler et au finish, 1448 sont admis dont 903 filles soit un pourcentage de 94,45 %. Le directeur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail n’a pas caché sa satisfaction. Selon lui, de gros efforts ont été réalisés « je me réjouis de ce résultat, l’année dernière on avait 764 candidats et le taux d’admission régional était de 85,34%, mais cette année l’effectif a doublé et on a 1533 candidats dont 1448 admis soit 94,45%. C’est vraiment réconfortant. Et je remercie l’ensemble de mes collaborateurs et les enseignants. » Il a conclu en donnant des conseils aux admis et à ceux qui ont échoué : «  je félicite les candidats admis et je leur rappelle que nous sommes à leur côté parce que nous leur assurons la formation mais aussi nous les aidons dans la quête de l’emploi. Notre département a mis à leur disposition des maisons d’employabilité pour les accompagner et cela à travers l’AGUIPE. Les non admis, je leur dirai que ce n’est pas fini nous pouvons les reprendre l’année prochaine. Donc il faut qu’il ait le courage.  Ils vont devoir reprendre »

Le directeur national du service examen pour sa part précise que dans l’ensemble, le pays a présenté 13 mille sept candidats et  10 mille 359 ont obtenu leurs moyennes soit 79,64%. Sékou Camara reconnait tout de même qu’en 2017, le taux d’admission était supérieur à celui de cette année puisqu’il était de 82%.
Siba Toupouvogui depuis Kindia

 

Alphabétisation : La Guinée recule

L’Alphabétisation est, par définition, l’ensemble des activités éducatives et de formations destinées à des jeunes et à des adultes en vue d’assurer l’acquisition de compétences de base dans une langue donnée et qui vise l’autonomie de l’apprenant. Elle est une composante de l’éducation non formelle.

Quant au taux d’alphabétisation, c’est le rapport entre le nombre de personnes capables de lire et écrire en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec leur vie quotidienne et la population totale.

Globalement, dans le monde, le défi à relever en matière d’alphabétisation reste encore très énorme. Selon les statistiques données par Plan International, en 2017, 860 millions de personnes dont 500 millions de femmes sont illettrées dans le monde. En plus, 67,4 millions d’enfants restent non scolarisés.

Par ailleurs, il faut souligner que certaines régions du monde ont enregistré une forte progression en termes d’alphabétisation. C’est le cas de l’Asie du Sud-est dont le taux d’alphabétisation est passé de 46% en 1990 à 72% en 2016 ; l’Afrique du Nord et l’Asie de l’Ouest de 64% à 84% ; l’Asie de l’Est et du Sud-est de 82% à 96% ainsi que l’Amérique Latine et les Caraïbes de 85% à 94%. L’Afrique Subsaharienne ferme la marche avec 65% comme taux d’alphabétisation.

En Guinée, selon le RGPH (recensement général de la population et de l’habita) 2014, nous pouvons noter une régression progressive du taux d’alphabétisation. En effet, en 2007, ce taux était de 34,5% sur le plan national dont 49,9% pour les hommes et 21,5% pour les femmes. En 2014, ce taux chute pour se retrouver à 32,0% soit 2,5% de moins. Ce qui fait que le taux d’alphabétisation en Guinée est au dessus de 65%. Même si, il faut le reconnaitre, le taux d’alphabétisation des femmes a connu une légère progression par rapport à celui des femmes soit respectivement 22,0% en 2014 contre 21,5% en 2007 pour les femmes et 43,6% en 2014 contre 49,9% en 2007 pour les hommes.

Pour ce qui est de l’évolution du taux d’alphabétisation selon les régions administratives, nous pouvons noter :

  • Une très forte régression dans les régions de Faranah (27,2% en 2007 contre 22,3% en 2014) et de Labé (35,2% en 2007 contre 23,4% en 2014) ;
  • La région de Kankan enregistre depuis toujours, le plus faible taux même si, par ailleurs, c’est là où on note également la plus forte progression (12,9% en 2007 contre 18,2% en 2014) soit une augmentation de 6,7% ;
  • Les régions de Conakry et de Mamou ont connu moins de régression soit respectivement : 62,5% en 2014 contre 64,6% en 2007 pour Conakry et 23,0% en 2014 contre 24,3% en 2007 pour Mamou ;
  • Kindia et Boké sont les deux régions qui ont connu une progression appréciable soit respectivement : 28,3% en 2007 contre 30,4% en 2014 pour Kindia et 31,8% en 2007 contre 32,3 en 2014 pour Boké ;
  • En fin, la région de N’Zérékoré a, quant à elle, a gardé une relative stabilité : 27,6% en 2007 contre 27,3% en 2014.

Visiblement, la Guinée a encore du chemin à faire pour changer la donne en matière d’alphabétisation car, une population à majorité analphabète ne peut nullement sortir un pays de l’extrême pauvreté.

Pour cela, il faudrait entre autres solutions :

  • plus d’investissements dans le secteur de l’éducation, au moins 25% du budget national de développement (BND) et une utilisation rationnelle des fonds pour un impact considérable et durable ;
  • penser aussi à la nomination de cadres compétents, intègres et patriotes ; des têtes qui pensent, non uniquement des bouches qui mangent et qui parlent ;
  • valoriser les écritures issues de nos langues nationales telles le N’KO et l’alphabet Pular ;
  • adopter une démarche implicative et collaborative de tous les acteurs concernés y compris les populations à la base et les organisations de la société civile.

Aboubacar Mandela CAMARA, sociologue/enseignant-chercheur/consultant. Coordinateur de Save My School. Président de l’Observatoire Citoyen du Système Educatif Guinéen. Tél. : 00224 628 13 36 09

Kindia : début de l’examen de sortie des écoles techniques et professionnelles

Les premières épreuves de l’examen de sortie des écoles  techniques et professionnelle ont été lancées  ce lundi 18 juin à travers la Guinée. Ils sont au total 1522 candidats pour la région administrative de Kindia dont 956 pour la préfecture à passer cet examen.

Le préfet de Kindia accompagné du directeur de cabinet du gouvernorat ont procédé au lancement des premières épreuves à l’ENI, école normale des instituteurs. Pour cette première journée, les candidats ont affronté l’épreuve de français. Le préfet Elhadj N’fansoumane Touré a prodigué des conseils aux candidats « L’occasion est opportune pour nous de vous dire que ce n’est qu’une simple  évaluation. Après un certain nombre d’années d’étude, il est important qu’on fasse une évaluation finale qui va prouver que les enseignements dispensés ont été bien assimilés. Nous avons prodigué des conseils pour que chacun ait confiance en soi-même et que chacun soit serein pour aborder avec responsabilité, avec courage ces examens car l’avenir du pays en dépend. »

Pour Mohamed Cissé, directeur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail, toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de ces évaluations: « Dans les différentes salles les dispositions ont été prises pour empêcher la fraude. Nous avons donné de fermes consignes aux surveillants. On a les filières : santé, pour le centre de formation professionnelle,  on a la chaudronnerie et
la mécanique-auto qui sont concernées par les épreuves théoriques.  Il y a d’autres filières mais en  APC c’est à dire,  approche par compétence. » Au sortir de cette première journée certains candidats ont exprimé leurs sentiments. Jérémie Monémou 3eme année à l’école nationale de la santé de Kindia « Nous avons bien abordé le sujet qui est conforme au programme. Il n’était pas très difficile ». Kadiatou Kéïta de la filière laboratoire abonde presque dans le même sens « ça s’est bien passé, on espère que les autres journées seront aussi bonnes. Je suis confiante de décrocher cet examen  ».

A Kindia, il existe trois 3 centres d’examen et les surveillant sont au nombre de 103 pour l’ensemble de la région.

Sur le plan national, 16 mille 403 candidats passent cet examen qui mettra un terme à leur apprentissage.
Siba Toupouvogui depuis Kindia

Kindia : remise à niveau des formateurs des ENI

Le renforcement des capacités des formateurs des ENI (écoles normales des instituteurs) dans les différentes didactiques reste et demeure une priorité du ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail. C’est dans ce contexte qu’il a initié cette remise à niveau à travers la Direction Nationale de la Formation et du Perfectionnement des Personnels Enseignants.  Cette formation a débuté ce mardi 15 mai à l’ENI de Kindia.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par madame Diaby Sanassa Diané, directrice nationale de la formation et du perfectionnement des personnels enseignants (DNFPPE). Dans son allocution, elle a exhorté les bénéficiaires à la démultiplication et au suivi de l’application des acquis : « j’exprime notre gratitude à l’endroit de notre partenaire pour cet effort d’accompagnement.  Je demande aux participants de faire de cette session une formation  basée sur d’intenses productions pour une approche participative consistant à puiser dans le fabuleux trésor de vos expériences personnelles en vue de lui assurer une production optimale».
Pour Yanik Joyeux Docteur en sciences de l’éducation de l’université de Lyon, expert international au CEPEK, cette formation vient à point nommée : « Depuis 2011 nous travaillons avec la direction nationale de la formation et du perfectionnement des personnels enseignants, nous savons qu’il n’y a pas trop d’enseignants recrutés en Guinée et les élèves maitres qui entrent dans les ENI n’ont pas toujours le niveau. C’est pourquoi nous avons organisés cette formation qui est une remise à niveau. Et nous avons grand espoir que le niveau des élèves maitres va s’améliorer »
Cette formation des formateurs des ENI de Guinée prendra fin le samedi 19 mai.
Siba Toupouvogui depuis Kindia

Kindia : la CEDEAO octroie des bourses d’excellences à 19 filles

19 filles issues des écoles professionnelles et de l’enseignement général ont bénéficié de bourses d’excellences ce mercredi 8 novembre de la part du centre de la CEDEAO pour le développement du genre.

C’est une initiative du ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance avec un appui financier de la CEDEAO. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Ce programme vise à appuyer la promotion des filles dans les secteurs techniques et professionnels.  Les bénéficiaires ont reçu des ordinateurs et une somme symbolique.

La représente du centre de la CEDEAO pour le développement du genre Fatimatou Diallo dégage l’importance de ce programme : «  ce programme aide spécifiquement les filles de l’espace CEDEAO à obtenir une éducation de qualité et le soutien dont elles ont besoin pour intégrer un monde leur offrant des opportunités afin d’aspirer à un développement durable »

Satisfaites de ce don, la porte parole des lauréates a invité ses camarades au travail : «  je demande à toutes mes sœurs bénéficiaires de ces bourses d’utiliser à bon escient ces équipements qui nous sont offerts. Nous en sommes fières, et très reconnaissantes mais nous souhaitons aussi qu’ils nous viennent en aide dans le cadre de l’emploi»

L’autonomisation de la femme en Guinée est une réalité et d’ailleurs le pays est sur la bonne voie a estimé le ministre de l’enseignement technique. Albert Damatang Camara : «   l’office de la formation a un objectif d’autonomiser 15.300 femmes sur 5 ans. Aujourd’hui, on est à plus de 5000 femmes et il ya d’autres initiatives dont celles du programme du président de la république avec les MIFA »

Siba Toupouvogui  depuis Kindia 622.41.30.88

Kindia : 47 % d’admis au concours d’entrée dans les écoles professionnelles et techniques

Les résultats du concours d’entrée dans les écoles professionnelles et techniques ont été officiellement proclamés le mardi 24 octobre. Pour la région administrative de Kindia, sur 1934 candidats inscrits, 909 sont admis dont 260 filles, le taux de réussite est de 47%. Un taux apprécié par le premier responsable a constaté notre correspondant.

A en croire Mohamed Cissé, directeur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kindia, ce résultat est satisfaisant: «  les chiffres montrent qu’il ya eu une nette amélioration comparativement à l’année présidente. L’année passée le taux de réussite était à 40.  Cette année, c’est 47% » s’est réjouit Mr Cissé.

Pour Mamadou Mariama Camara le chef section statistique et planification à la même direction, c’est l’école nationale de la santé qui a enregistré plus d’admis : « sur 356 inscrits, il  y a eu 79 admis dont 35 filles » a-t-il commenté. Il a aussi encouragé les candidats qui n’ont pas décroché le concours.

Siba Toupouvogui depuis Kindia 622413088

Kindia : état des préparatifs du concours d’entrée dans les écoles professionnelles

Plus de 600 candidats de Kindia s’apprêtent à affronter le lundi 4 septembre le concours d’entrée dans les écoles professionnelles et techniques. Pour l’heure, les préparatifs avancent a constaté notre reporter basé dans la ville des agrumes.

Les candidats concernés par ce concours sont repartis en deux types selon Mohamed Cissé  directeur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail à Kindia: «  nous avons le type A et B. Le type A est assujetti au brevet (BEPC) et le B au baccalauréat et à la licence. »

Crédit photo: guineematin.com

Mr Cissé s’est réjouit de  l’engouement qui a prévalu lors du dépôt des dossiers « ma satisfaction est que cette année il ya beaucoup d’engouements par rapport à l’année précédente. Il s’avère que les gens sont entrain de comprendre petit à petit que l’objectif principale à la recherche de sa vie c’est trouver de l’emploi après une formation. Ceux qui ont déposé leurs candidatures sont majoritairement les gens qui ont fini leurs études. Et cela nous fait plaisir car nous aimerions enseigner ceux qui ont déjà un niveau »

Pour la bonne organisation de ce concours, des dispositions ont été prises a précisé le Directeur : «  pour la région administrative de Kindia, il y aura pour chacune des 5 préfectures,  un secrétariat qui sera composé de trois membres. A cela s’ajoute des délégués régionaux pour la supervision du concours. »

Le chargé du concours Samuel Mansaré a prodigué des conseils à l’endroit des candidats. Il leur demande la sérénité : « je demande aux candidats d’apprendre et d’être sereins lors du concours. Lorsqu’on veut affronter les épreuves il ne sert à rien de passer par les méthodes qui sont révolues. C est pourquoi nous prenons toutes les dispositions pour empêcher les cas de fraudes lors du concours »

Siba Toupouvogui 622.41.30.88

Enseignement technique: Les examens de sortie lancés ce lundi

Les examens de sortie des écoles professionnelles et techniques ont effectivement démarré ce lundi 12 juin. Pour cette première journée, 5 centres ont été visités par Michel Koïvogui secrétaire général du ministère de l’emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, accompagné de ses cadres a constaté notre reporter.

La visite a débuté par le Centre de Formation Professionnelle Maritime (CFP-Maritime) où le secrétaire général a procédé au lancement de l’épreuve de français.

La délégation s’est rendu par la suite à l’Ecole Nationale des Instituteurs, l’Ecole nationale des Arts et Métiers, l’Université Catholique de l’Afrique de l’ouest et enfin l’Ecole Nationale de Secrétariat, d’Administration et de commerce. Partout, le constat est le même, le calme et la sérénité ont prévalu.

Pour cette première journée, le secrétaire générale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle s’est réjouit du déroulement « nous sommes dans une véritable fierté. L’organisation mise en place est impeccable. Les parents d’élèves, les enseignants et les candidats eux-mêmes sont très bien organisés. Les salles sont bien aérées et les sujets ont été lancés à temps. Les candidats estiment être à la hauteur des sujets. Donc nous en sommes très fiers » conclu le secrétaire général.

Dabo Layba élève en filière mécanique marine estime que le sujet est un peu abordable. ‘’ On nous a  demandé de faire une comparaison entre ce que nous avons appris ici à l’école et au niveau des stages.’’

Au centre de formation maritime de Kaloum, le directeur général Mamadou Ciré Diaby explique que trois filières sont dispensées aux élèves : la mécanique marine, la construction navale et la navigation pêche.

A rappelé que cette année, ils sont au total 11 mille 325 candidats dont 6 mille 680 filles repartis au niveau de deux types d’écoles. Les écoles publiques ont 6 mille 152 candidats et dans le privé, il y a 5 mille 173 candidats. 104 filières de formation dont 48 publiques et 56 filières privées sont disponibles.  Le nombre de centres est de 90 sur toute l’étendue du territoire.

Ces examens qui ont débuté ce lundi 12 juin prendront fin dans deux semaines.

Siba Toupouvogui. Téléphone : 664.73.96.40

Examens de sortie : les évaluations démarrent le 12 juin

Les examens de sortie dans les écoles professionnelles et techniques seront lancés le lundi 12 juin prochain. Selon Sékou 2 Camara directeur du service national des examens et contrôles scolaires du ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, tout le dispositif est sur place.

Au micro de nos confrères de la RTG (radio nationale), il a précisé que cette année, un total de 11 mille 325 candidats dont 6 mille 680 filles repartis au niveau de deux types d’écoles. Les écoles publiques ont 6 mille 152 candidats et dans le privé, il y a 5 mille 173 candidats. 104 filières de formation dont 48 publiques et 56 filières privées sont disponibles.  Le nombre de centres est de 90.

Pour monsieur Camara, toutes les fournitures sont arrivées dans les centres : les feuilles d’examen, les cahiers de brouillon et les chefs de centres ont mis les PV sur les cahiers de brouillon. Il avance que les délégués des régions très reculées Nzérékoré, Kankan, Labé ont quitté Conakry.    Les cartes spéciales ont été confectionnées pour éviter toute substitution et les dispositions sont prisent pour que la date du 12 soit tenable.

Mamadou Samba Sow

Journée internationale de la biodiversité: Le CERE rend hommage aux femmes

Professeur Sékou Moussa Kéïta Directeur Général du CERE

Le 22 mai de chaque année est consacré à la célébration de la journée internationale de la biodiversité. En Guinée, c’est le centre d’étude et de recherche en environnement de l’université Gamal Abdel Nasser qui a servi de cadre à la commémoration.  ‘’Femme et biodiversité’’ c’est sous ce thème que la fête a eu lieu en présence du vice-recteur de ladite université et des étudiants en environnement. Quatre communications ont été présentées par des femmes et ont porté sur leur implication dans la protection de l’environnement.

Madame Hawa Camara a exposé sur ‘’Femme et biodiversité’’. Elle a déploré la faible représentativité de la couche féminine dans  les instances de prises de décision aussi bien en Guinée qu’au niveau mondial.

La deuxième communication était axée sur femme et environnement : cas des enclos du Fouta-Djallon. Mariama Kolon Barry qui l’a présenté a indiqué que ces endroits sont souvent réservés à des cultures diverses. Les domaines sont soit entourés par des haies mortes ou vivantes. Les femmes qui y habitent contribuent selon elle à la gestion durable de l’environnement.

Saran Camara, doctorante au CERE a pour sa part évoqué le rôle de la femme dans la sécurité alimentaire. Il faut à son avis mettre cette couche dans de bonnes conditions pour ne pas qu’elle dévaste la nature, car l’ennemi de la biodiversité c’est la pauvreté a poursuivi l’intervenante.   En prenant la parole, le directeur général du centre d’étude et de recherche en environnement a fait savoir que lui et ses étudiants ont mené des recherches dans des familles de Kinkon à Pita où il donne des cours. Des enquêtes effectuées auprès des villageois et qui révèlent leur implication dans la sauvegarde de l’environnement. Professeur Sékou Moussa Kéïta a par ailleurs invité les femmes à étudier pour mieux défendre l’écosystème.

Dr Sékou Magassouba directeur général de l’herbier national a mis un accent particulier sur les multiples espèces que dispose le pays. Des espaces de plus en menacées par l’action de l’homme.

Mamadou Samba Sow