Education: nouvelle session au bac, un enseignant inquiet

Le département de l’éducation nationale et de l’alphabétisation envisage certaines mesures dans le cadre des réformes. La principale concerne une nouvelle session au baccalauréat et la bio-métrisation. Une mesure qui ne semble pas faire l’unanimité dans le corps enseignant. Certains estiment que la décision va malheureusement favoriser la corruption dans le secteur de l’éducation. Aboubacar Mandela Camara, fait parti de ceux qui n’apprécient pas la démarche : «Pour moi, c’est comme un match de football. Si un attaquant est bon, il doit forcément marquer des buts ou être en accointance avec celui qui marque. Quand il ne le fait pas, ce qu’il n’est pas un bon attaquant et il doit être mis sur le banc pour reprendre carrément les entrainements. Donc ce n’est pas parce que tu as été bon et que tu as échoué que tu dois reprendre le baccalauréat. J’estime que cela va encourager la corruption dans le milieu scolaire. Parce que tout simplement les élèves et les professeurs vont reprendre leurs vieilles habitudes tout en achetant des notes pour avoir la moyenne», a t-il expliqué. L’enseignant chercheur a également donné son avis sur la bio-métrisation des candidats. Il pense plutôt que celle-ci permettra de maîtriser l’effectif des candidats au baccalauréat: « Je me dis que c’est une bonne mesure qu’il faut encourager. Mais qui doit être élargie aux autres examens à tous les niveaux de l’enseignement. Cela va permettre de maîtriser l’effectif des candidats pour une session déterminée. Cette mesure va aussi nous permettre de détecter les cas de fraude ». Pour terminer, Aboubacar Mandela Camara président de l’ONG save my schol, exhorte le ministre Ibrahima Kalil Konaté (k²) à mettre en place un comité de suivi pour une bonne réussite des mesures envisagées par son département.

Source : www.fatala-infos.org  

 

L’incivisme en milieu scolaire : un fléau à combattre

Globalement, l’incivisme a pris corps dans tous les domaines de la vie de notre  pays (administratif, politique, social, scolaire,…). Pour ma part, je me focaliserai uniquement sur ‘’l’incivisme en milieu scolaire et universitaire : manifestations, causes, conséquences et solutions.’’

Rappelons que le civisme, selon la définition fournie dans le Livret du citoyen 2017 : « est l’attachement à la collectivité dans laquelle on vit, le dévouement au bien commun : agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers. C’est une valeur citoyenne qui se manifeste à travers le respect de l’individu pour le bien public, les lois du pays et les institutions de la république. » Le concept ‘’incivisme’’ est donc, pour couper court, le contraire du civisme.

Parlant des manifestations de l’incivisme en milieu scolaire, il faut noter entre autres :

  • Le manque de ponctualité et d’assiduité des élèves, enseignants et encadreurs ;
  • L’usage intempestif des téléphones pendant les heures de cours pour des appels, des SMS, la connexion, des photos,…
  • L’absence ou le non respect des symboles de la république (drapeau, hymne national,…) ;
  • L’indiscipline des élèves vis-à-vis des enseignants ;
  • Les violences physiques et morales ;
  • La transformation des murs en urinoirs ;
  • Le jet des papiers usés et sachets plastiques par terre ;
  • Le vandalisme des biens (bus, bureaux,…) ;
  • La corruption généralisée ;
  • Le harcèlement sexuel et moral ;
  • Les écritures fantaisistes sur les murs et tables-bancs
  • Le viol ; etc.

En ce qui concerne les causes de l’incivisme en milieu scolaire et universitaire, nous pouvons noter :

  • La démission parentale : l’école n’est qu’ « une société en miniature » et, la cellule de base de toute société c’est la famille. Ce qui revient à dire que l’éducation de base ou éducation primaire doit être véhiculée au sein de la famille. Les enfants les plus polis à l’école sont, avant tout, des enfants qui ont bénéficié d’une très bonne éducation au sein de leurs différentes familles.
  • L’ignorance du règlement intérieur : A mon sens, il n’existe pas d’établissements scolaires ou universitaires sans ‘’règlement intérieur’’. Ce dernier détermine les droits et devoirs des uns et des autres (enseignants, élèves, encadreurs,…) ainsi que les différents interdits. Mais, en dépit de l’existence du règlement intérieur, les actes inciviques ne cessent de proliférer. Ceci est du, en grande partie, à la non vulgarisation de ces textes régissant le fonctionnement normal des établissements scolaires et universitaires ou, tout au moins, au manque de suivi de leur stricte application.
  • La déliquescence du système éducatif : l’école guinéenne n’est plus un miroir pour le reste de la société. Elle a complètement perdu son rôle primordial d’instance d’éducation ; c’est-à-dire, de moulage des citoyens modèles. Pourtant, comme je l’ai souligné dans des précédentes analyses, l’école n’est pas seulement un lieu de transmission de savoirs scientifiques ou techniques ; elle est aussi et surtout, un four d’où l’on fabrique des bons citoyens, des individus modèles, capables de transformer positivement la société pour le bonheur de tous.
  • La démission de l’Etat : Aujourd’hui plus qu’hier, nous vivons dans un laisser-aller total concernant surtout le secteur de l’éducation. Le libéralisme incontrôlé qualifié parfois de « libéralisme sauvage » a occasionné la prolifération des écoles et universités privées qualifiables à de simples centres commerciaux où tout est permis. Cette démission de l’Etat se matérialise dans plusieurs endroits par le non respect même de ses symboles tels le drapeau et l’hymne national.
  • L’incompétence et/ou l’irresponsabilité de certains encadreurs : Le choix des encadreurs à tous les niveaux du secteur de l’éducation, dans le privé comme dans le public, est très fondamental. L’ordre et la discipline ne peuvent être rétablis dans un établissement scolaire ou universitaire que par des cadres compétents et responsables, capables de réfléchir à des stratégies adéquates tout en donnant le bon exemple. Ce qui n’est pas le cas dans la plus part des écoles et universités où, les responsables sont les premiers à transcender les règles qui régissent leur fonctionnement normal.
  • La consommation des stupéfiants (drogue) : Nombreux sont les établissements scolaires et universitaires devenus de nos jours des lieux de vente et de consommation des stupéfiants, notamment la drogue. L’université Général Lansana CONTE de Sonfonia en est une parfaite illustration où, selon nos enquêtes, des étudiants se livrent à la consommation de la drogue au vu et au su de tout le monde derrière les bâtiments se trouvant au près du stade de football et derrière les restaurants et bars-cafés se trouvant à la rentrée du campus. Ces drogués, une fois en classe, s’attroupent au fond de la salle ou « Colombie » tout en empêchant le Professeur de dispenser convenablement son cours à travers des bavardages insensés.

Je tiens à souligner que les causes ci-haut citées sont loin d’être exhaustives. Ce qui est sûr, l’incivisme en milieu scolaire et universitaire engendre d’innombrables conséquences dont entre autres :

  • La recrudescence des violences à l’école et dans la cité
  • La baisse continue du niveau des apprenants
  • La dépravation des mœurs
  • Et, à la longue, le retard accru du

Pour endiguer donc l’incivisme en milieu scolaire et universitaire ; par ricochet, dans la société, je suggère les solutions ci-après :

  • La valorisation de l’éducation civique et la morale afin de fabriquer des citoyens modèles
  • La création dans chaque établissement scolaire et universitaire d’une police scolaire
  • L’instauration de la « conduite » comme discipline dans les écoles et universités
  • L’organisation par les ministères concernés, des campagnes d’éducation et de sensibilisation à la citoyenneté ; ceci, en parfaite collaboration avec les ONG œuvrant dans le secteur
  • L’implication effective des différents acteurs du secteur de l’éducation dans l’organisation de la SENACIP.

En somme, nous pouvons, sans risque de nous tromper, noter que l’incivisme est, de nos jours, une réalité incontestable dans les écoles et universités guinéennes. Ses causes sont tant bien endogènes qu’exogènes et, il orchestre d’innombrables conséquences affectant ainsi le processus de développement normal du pays.

N’est-ce pas la raison pour laquelle certains observateurs assimilent l’incivisme à l’esclavage et à la colonisation ?

Aboubacar Mandela CAMARA, sociologue/enseignant-chercheur/consultant. Tél. : 00224 628 13 36 09/Email : aboucamus86@yahoo.fr

Syndicat : exclu du SLECG, Soumah proteste « ils n’ont aucune légitimité ! »

La trêve n’aura été que de courte durée entre Aboubacar Soumah secrétaire général adjoint du SLECG et ses supérieurs qui l’ont exclu de leur structure syndicale. L’intéressé, trouve la démarche inutile.

Dans deux communiqués, l’union syndicale des travailleurs de Guinée et le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée ont annoncé l’exclusion d’Aboubacar Soumah de leur rang. Les documents sont signés par le secrétaire général du SLECG Elhadj Sy Savané et par Louis Mbemba Soumah secrétaire général de l’USTG. En plus de monsieur Soumah, trois de ses compagnons sont aussi concernés par la décision. Il s’agit de : Diallo Abdoulaye Portos, Tounkara Oumar de Kindia et de Diallo Ibrahima Baniré.

Il est écrit dans l’acte je cite « les intéressés n’ont plus le droit de parler ou d’agir au nom de l’USTG et du SLECG et encore moins d’utiliser les logos et le siège, sous peine de poursuite judiciaire. »

Aboubacar Soumah, meneur de la dernière grève qui a paralysé l’école guinéenne fin 2017, a réagi. Il a confié à laplumeplus.com que la décision est de nulle et de non effet, affirmant qu’elle ressemble à celle prise contre lui en novembre dernier. Parlant du siège, il a précisé qu’il n’est pas privé, il appartient aux travailleurs.

Pour notre interlocuteur, ceux qui prétendent l’avoir exclu n’ont pas le droit de prendre un tel acte. Selon lui, leur mandat a pris fin depuis le 5 décembre 2017. Il annonce par ailleurs que le congrès du SLECG aura lieu d’ici fin janvier.

Concernant, la satisfaction des revendications des enseignants, Aboubacar Soumah est catégorique « Aucune avancée n’est constatée.  Nous étions avec les imams. Ils nous disent d’attendre jusqu’au 31 janvier. Nous les respectons. Nous attendons, si rien n’est fait jusqu’à la date indiquée, nous déclenchons une nouvelle grève début février. »

Les grévistes qui ont suspendu leur mouvement il y a quelques semaines à la demande des chefs religieux, réclament le payement d’ici le 31 janvier de 40% du point d’indice de la valeur indiciaire.

Mamadou Samba Sow. Tel : 622.02.05.65/664.68.73.94

Lycée de Sonfonia : le drapeau en berne !

Dans la matinée de ce mardi 9 janvier, la panique s’est emparée des élèves du lycée de Sonfonia dans la commune de Ratoma lorsqu’ils sont venus trouver le drapeau de l’établissement au beau milieu de la hampe. Tout le monde ou presque sait que cette situation signifie deuil national. Le drapeau ne se retrouve à ce niveau que lorsqu’il y a des catastrophes ayant entrainés des morts ou quand une personnalité du pays décède. Il a fallu attendre de longues minutes pour avoir une explication officielle. M. Barry surveillant dudit lycée a précisé que : « C’est un élève qui ne l’a pas bien placé, rien que ça. » Mais quel élève l’a fait ? La question reste posée. Les élèves et encadreurs qui sont venus après, n’ont pas demandé pourquoi le tricolore est arrivé à ce niveau. Ils ont juste procéder à la montée des couleurs avant de rejoindre les salles de classes.

Mamadou Malal Bah 12ème année sciences sociales

Journée mondiale du braille : visite au centre Sogué de Conakry

En Guinée, le centre Sogué (soleil en langue Soussou) est l’unique établissement pour les élèves aveugles et malvoyants. Ils sont repartis entre la 1ere et la 6eme année. L’école est confrontée à de multiples problèmes.

Madame Delphine Zoumanigui la directrice du centre Sogué, note que dans son école, les élèves ont des tablettes et quelques machines qui permettent aux enfants d’apprendre. Elle regrette toutes fois, la rareté du matériel : « le matériel n’est pas suffisant dans la mesure où on ne peut pas le trouver en Guinée. Une seule tablette c’est 18 euros. Il faut des bonnes volontés, des ONG pour nous aider. Chaque année, nous faisons 100% d’admis aux examens nationaux. »

Une élève du centre Sogué

Bakary Cissoko, enseignant, est satisfait de donner des cours au centre Sogué : « nous avons les mêmes programmes que les voyants. Nous nous servons de l’alphabet braille pour inculquer les connaissances aux élèves pour leur apprendre à lire et à écrire.

Au titre des problèmes de cet établissement, figure celui lié à la mobilité des élèves et enseignants. Le bus de l’école est souvent en panne et si cela arrive, les cours sont suspendus car à Conakry, il n’y a pas de société de transport.

le seul bus du centre Sogué des aveugles de Guinée

Il y a 190 ans, Louis Braille inventait une écriture hors norme pour en finir avec l’handicap visuel. Ce jeudi 4 janvier, un hommage est rendu à plus de 250 millions de personnes handicapées visuelles.

Siradio Diallo

Labé : les élèves sèchent les cours au stade régional

Le stade régional Elhadj Saïfoulaye de Labé situé au quartier Madina secteur Thyndel sert désormais de lieux de repos pour les élèves qui abandonnent les cours dans les différents établissements de la ville.

Les plus concernés sont les élèves du collège Thyndel, et ceux du lycée Wouro qui sont tout près du stade. Certains restent sur place de 8h à 12h et rentrent à la maison faisant croire aux parents qu’ils étaient à l’école.

Sam, un journaliste de radio Espace FM en même temps responsable du fonctionnement du stade  précise, « l’année passée nous avons échangé avec le proviseur du lycée Wouro. Nous avons organisé des patrouilles pour arrêter les élèves qui étaient présent là-bas de 8h à 10h, cela avait permis l’arrestation de plusieurs d’entre eux, mais la présence de la cafétéria(Espace jeunes) a tout gâché. Mais nous sommes très heureux de vous annoncer que le président de la League professionnel de football, KPC va mettre en place une pelouse synthétique, au niveau du terrain ce qui nous permettra de bien garder le stade, et faire face aux problèmes des élèves ».

En attendant de voir les mesures qui seront prises par les autorités de la ville pour freiner cette migration des élèves vers le stade au moment des cours, si rien n’est fait, les résultats des examens risquent d’êtres catastrophiques à Labé.

Thierno Abdoulaye Diallo TSS lycée Yacine Diallo

Alphabétisation : des motos pour les différents services

46 motos Yamaha AG 125 ont été données ce mercredi aux représentants de l’alphabétisation dans les IRE (inspections régionales), DPE (directions préfectorales de l’éducation), DCE (directions communales de l’éducation) du pays. La remise officielle a eu lieu en présence du Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation entouré de plusieurs cadres du ministère.

Ces motos ont été financées par le ministère à travers le PSE (Programme Sectoriel de l’Education) accompagné par son partenaire le Foceb (Fond Commun pour l’Education de Base). Le Ministre Konaté a remis ses engins roulants aux heureux bénéficiaires avant de les inviter à leurs utilisations judicieuses.
Il s’agit là d’une véritable offensive du département de l’éducation nationale dans son ambitieux programme de doter ses structures de moyens essentiels de travail pour pouvoir s’attendre à des résultats.
Le Ministre Ibrahima Kalil KONATE plus que déterminé à gagner ce pari, n’a pas manqué d’éloges à l’endroit du gouvernement et des partenaires au développement, pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de son programme. Il a promis de ne rien ménager pour apporter un plus à la qualité des enseignements/apprentissages.

Mamady Sidiki Camara et école guinéenne

Ecole guinéenne : des sacs munis de panneaux solaires pour des écoliers

Des sacs d’écolier et des lampadaires pour des élèves guinéens, la remise officielle a eu lieu ce mardi dans les locaux du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.
C’est l’œuvre du Conseil National des jeunes guinéens vivant en France. Ils ont mobilisé plus de cinq mille sacs du genre pour aider leurs frères des campagnes à bénéficier de la lumière pendant la nuit pour pouvoir réviser les leçons.
C’est un outil moderne qui est en expérimentation. Quelques villages bénéficieront de cette assistance durant cette première phase et les efforts pourraient se poursuivre pour doter le maximum de localité en fonction des résultats obtenus.
Il faut préciser que le suivi et l’évaluation de cette première phase sera assurée par la JCI Jeune Chambre Internationale partenaire local en Guinée.
Le Ministre Ibrahima Kalil KONATE s’est réjouit de l’initiative des jeunes. Le Ministre de l’éducation nationale a promis que les outils reçus seront utilisés à bon escient.

Mamady Sidiki Camara, responsable communication ministère de l’éducation nationale

Ecole guinéenne : les élèves trop accrocs de Facebook

Créé pour faciliter les relations avec les proches, se divertir à travers la publication de photos ou autres, mais également permettre de mieux s’informer en temps réel, facebook est devenu le réseau social quotidien de bon nombre d’élèves guinéens. Le hic, ce que la jeunesse n’hésite pas à se connecter en plein cours préférant perdre les explications de l’enseignant.

Monsieur Touré, professeur d’anglais confirme cet état de fait: « Parfois je rencontre des élèves qui sont en ligne alors que je donne cours. » Il ajoute que Facebook n’est pas mauvais, mais il doit être utilisé avec modération: « Ce n’est pas interdit de se connecter sur facebook, car on a assez d’informations, mais en classe ce n’est pas permis. Si je prends un élève entrain de le faire, je le vide. Je n’ai même pas de conseil à donner pour ça ».

Mamadou Lamarana Barry élève de la 12ème année sciences mathématiques, explique comment ses camarades utilisent facebook: « Dans ma salle, il y a des élèves qui se connectent dans la partie qu’ils appellent « Colombie ». C’est des élèves qui n’ont pas le souci d’étudier. Ils prennent des photos et les publient, cela est fréquent dans ma classe. »  A la question de savoir si les enseignants sont au courant de cette pratique,  Mamadou Lamarana Barry, répond : « Certains professeurs le savent, mais ne font rien. Pourtant, quand on est professeur, on est responsable de sa classe. »

Ibrahima Ouattara qui fait la terminale sciences sociales trouvé en ligne sur facebook dans sa classe, donne les raisons de son acte: « Je profite de temps en temps quand le professeur n’est pas en classe pour  me connecter pour voir les réalités du monde. À l’arrivée du professeur, j’éteins mon téléphone. »

Alors que les élèves guinéens sont réputés pour leur faible niveau, ils continuent d’utiliser abusivement facebook devenu le réseau social le plus utilisé du pays. Pour beaucoup, cette pratique si elle n’est pas freinée risque d’enfoncer la nouvelle génération dans la perdition.

Facebook est même aujourd’hui dans le collimateur de certaines personnes qui avaient travaillé pour la société. M. Palihapitiya qui avait rejoint Facebook en 2007, trois ans après la création du réseau social l’a quitté en 2011 pour créer le fonds Social Capital. Voici ce qu’il déclare concernant l’impact que Facebook a sur les enfants : « Dieu sait ce que ça fait au cerveau de nos enfants », confiait-il. Et d’ajouter : « Les inventeurs, les créateurs – comme moi, Mark [Zuckerberg], Kevin Systrom d’Instagram et tous ces gens – avions bien compris cela, c’était conscient. Et on l’a fait quand même. »

Mamadou Malal élève de la 12ème année sciences sociales au lycée de Sonfonia

SLECG : Soumah prévient le gouvernement

A l’issu d’une assemblée générale ce samedi à son siège, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a menacé de reprendre sa grève  en février si le gouvernement ne respecte pas ses promesses. Le secrétaire général adjoint du SLECG n’a pas fait de cadeaux au président Condé.

Pour l’instant, les enseignants disent n’avoir constaté aucune augmentation dans leurs salaires. Aboubacar Soumah, le leader du mouvement, déplore le manque de dialogue avec le gouvernement. Il affirme avoir saisi le premier imam de la grande mosquée Fayçal, un des chefs religieux qui a offerts sa médiation pour régler la grève. Ce dernier aurait dit qu’il effectue un déplacement sur Kindia pour prendre part au mariage d’un de ses fils. Pour l’instant, le statut quo est total.

Soumah  a regretté l’attitude du président Alpha Condé qui selon lui avait dit quand il était opposant que l’enseignant guinéen n’est pas payé, il ne recevait que des primes. Pour Soumah, c’est le même homme, professeur de son état qui déclare aujourd’hui que les syndicalistes de l’éducation sont des bandits. Il dira qu’il n’est pas contre le pouvoir, mais défend les intérêts légitimes des enseignants qui ont toutes les peines du monde pour mener une vie normale.

Pour réussir la lutte syndicale, Aboubacar Soumah a demandé à tous les enseignants de rester unis derrière le SLECG. Il espère que d’ici le congrès prévu en janvier, les structures à la base auront été dotées de responsables dynamiques. Une commission est déjà mise en place pour installer de nouveaux bureaux syndicaux dans les différentes écoles du pays.

Mamadou Samba Sow