Journée internationale de la jeunesse : tout le mois d’août sera consacré à la couche juvénile selon le ministre Mouctar Diallo

La journée internationale de la jeunesse est célébrée chaque 12 août. Cette année, le thème retenu sur le plan international est: « Espace sécurisé pour les jeunes ».

A Conakry, c’est la maison des jeunes de Nongo qui a servi de cadre à la cérémonie. La plateforme « voix du peuple » a organisé à cet effet une conférence portant sur « jeunesse, dividende démographique et entrepreneuriat ».  C’est devant un parterre de jeunes et de représentants de la société civile que la conférence s’est tenue.
Prévue à 9h, elle n’a démarré qu’à 11h 30 minutes. Les organisateurs ont d’abord invité les participants à se lever et à chanter  l’hymne national.
Après cet exercice, le coordinateur de la plateforme « voix du peuple » Fodé Karamo Kaba a interpellé la communauté internationale sur les problèmes de la jeunesse: « nous jeunes, nous avons besoin de plus d’espaces sécurisés pour pouvoir nous réunir, nous engager dans des activités et veiller sur nos intérêts, participer au processus de prise de décisions. Nous avons besoin d’espaces civiques pour nous engager dans la bonne gouvernance, avoir des espaces publics pour participer à des activités de loisir, de sport, des espaces numériques pour pouvoir interagir avec le monde et pouvoir s’exprimer librement. »  Il a ajouté que quand les jeunes disposent d’espaces sûrs, ils vont contribuer efficacement au développement du pays, à la cohésion et à la paix.

Fodé Karamo Kaba, coordinateur de la Voix du peuple

Par ailleurs, le coordinateur a exhorté le gouvernement à mettre cette journée à profit pour s’interroger sur les problèmes de la jeunesse. Il a conclu en disant que « notre Guinée ne sera que ce que nous voulons qu’elle soit. »

Le ministère de la jeunesse Mouctar Diallo lui même venu en retard ne tiendra pas de discours, mais il s’est adressé à la jeunesse en quelques mots. L’ancien député a demandé aux jeunes de travailler en synergie en faisant des propositions pertinentes. Pour ce qui est de la célébration de cette journée, il a précisé qu’elle sera étendue sur tout le mois d’août avec assez d’activités qui impliqueront la couche juvénile a-t-il martelé. La journée internationale de la jeunesse sera suivie par l’organisation de la journée nationale de la jeunesse guinéenne qui s’étendra sur une semaine.

Le ministre de la jeunesse a insisté sur le fait que le choix du thème de cette année nous amène à travailler sur le concept des maisons de jeunes en Guinée.
Mamadou Falilou Doumbouya

Fraude aux examens : Aboubacar Mandela répond à Casimir Diaora

Il n’y a pas de potion magique pour la qualification du système éducatif guinéen. Comme l’a dit un économiste : « l’homme est au début, au centre et à la fin de tout développement. » Et, nous le savons tous que le développement passe nécessairement par une « éducation de qualité pour tous ». Mais, ce défi ne peut être surmonté que par des cadres compétents, intègres et patriotes. Pourquoi la Guinée ne parvient-elle pas à refonder son système éducatif ? En effet, depuis 2015, mes amis et moi, nous nous sommes engagés à contribuer à la qualification du système éducatif guinéen car, nous sommes persuadés que sans une éducation de qualité, la Guinée ne pourrait jamais aspirer à un développement quelconque. C’est ainsi que nous avons fondé l’ONG Save My School qui œuvre, depuis lors, dans l’éducation, la formation et la sensibilisation. Nous avons à notre actif plusieurs ateliers de formation, des conférences sur l’éducation, des séries de sensibilisation notamment par voie de presse et, bien entendu, le projet d’enquête sur le déroulement du Baccalauréat Unique session 2017 dans la zone de Conakry. En toute honnêteté, si le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), devenu MENA, avait tenu compte du rapport fourni par Save My School en 2017, nous n’aurions jamais connu les examens scandaleux de 2018 ou, tout au moins, nous aurions minimisé la fraude à ciel ouvert à laquelle nous avons assisté cette année. Je me fais le devoir de reprendre ici, en substance, les résultats et les recommandations qui avaient été faits à l’époque :

  • Les anomalies relevées

En dépit des multiples reformes entreprises et de la mise en garde faite par le MEPU-A, les vieilles pratiques qui gangrènent le système éducatif guinéen ont resurgi cette année encore en affectant le bon déroulement du baccalauréat unique 2017. Nos enquêteurs ont, à ce titre, noté plusieurs types d’anomalies dans la zone de Conakry. Nous pouvons ainsi noter :

-Fuite des épreuves : Selon le témoignage de certains candidats et surveillants interrogés, il ya bel et bien eu ‘’fuite d’épreuves’’ dès la veille du premier jour du Bac; notamment, les sujets d’économie et d’anglais de l’option ‘’Sciences Mathématiques’’ ainsi que ceux de Géographie et d’histoire de l’option ‘’Sciences Sociales’’. Selon nos sources, cette fuite d’épreuves est orchestrée par « un vaste réseau » de mafia instauré dans le système éducatif et fortement enraciné. En plus, les révisions nocturnes, interdites au départ, ont été tenues dans certaines écoles de la ville de Conakry par les démembrements dudit réseau et même par les enseignants des établissements. D’autres attroupements nocturnes ont également eu lieu, à cet effet, dans des quartiers comme Sangoyah où les forces de sécurités sont intervenues dans la nuit du dimanche. Celles-ci, n’ont pu mettre main que sur quelques élèves qui furent relâchés très tôt le matin. Les ténors, quant à eux, avaient déjà pris la tangente suite aux alertes données par leurs responsables. Nous avons, nous-mêmes, reçus des sujets bien avant qu’ils ne soient lancés. Ce qui dénote aussi, l’existence d’une autre forme de fuite d’épreuve au cours de la journée ; orchestrée, cette fois-ci, par les surveillants vers l’extérieur. Tout cela, de l’avis d’un de nos enquêtés, est l’œuvre du réseau mafieux instauré depuis des lustres au sein de l’éducation qui « est aussi puissant qu’un réseau de cocaïne » nous a-t-on rapporté. Celui-ci s’implique même dans le choix des surveillants et des correcteurs moyennant une commission sur les primes de surveillance et de correction.

-Facilitation de la Communication « Délégués gentils » et « surveillants abordables » ; telles sont les expressions qui revenaient constamment dans la bouche des candidats interrogés. Les raisons sont connues : certains délégués demandaient expressément aux surveillants de « faciliter la communication aux enfants » ; dans certains endroits, les surveillants surveillaient le délégué au lieu de surveiller les candidats. Ce qui justifie, en grande partie, l’usage remarqué des téléphones tant bien par les surveillants que par les candidats. Chose qui leur permettait même d’être en contact avec l’extérieur du centre à travers les réseaux sociaux. Par ailleurs, sous demande des délégués, on rallongeait le temps des épreuves surtout vers la fin de la journée pour permettre aux candidats de bien communiquer « sous condition qu’ils ne fassent pas du bruit ». Sans oublier que certains surveillants, spécialistes de certaines matières, les traitaient eux-mêmes pour les candidats. Là où cette communication semble ne pas être facilitée (EP du centre/Kaloum), les surveillants ont été pris en otage, séquestrés par les candidats, déterminés à en finir avec eux. Dans le quartier Dabondy, un surveillant a été suivi et fortement bastonné par un candidat à tel point qu’il fut conduit au CHU Donka.

-Introduction de sujets traités dans les centres avec la complicité des agents de sécurité postés à la rentrée, des vendeuses, des surveillants et les chefs de centre ainsi que le laxisme des délégués, les groupes d’individus qui s’attroupaient au tour des centres, réussissaient à infiltrer des traités de sujets dans les salles de classe. Ce qui provoquait des mouvements de va-et-vient intempestifs dans les centres. Il est à signaler que les agents de sécurité étaient inégalement répartis dans les différents centres : tantôt on y voyait un, tantôt deux agents au niveau de certains centres. Dans tous les cas, les agents de sécurité comme les délégués faisaient preuve de laxisme, de laisser-faire. Notons que nous avons tenue compte uniquement des anomalies majeures et générales susceptibles d’entacher la crédibilité du baccalauréat 2017. Des cas mineurs tels le retard du lancement des épreuves dans certains centres, les discutions parfois houleuses entre les surveillants et les tentatives d’escalade des cours d’écoles et tant d’autres, n’ont pas fait l’objet d’analyse profonde. Nous avions également eu vent des cas de substitution de certains candidats normaux par d’autres personnes qui composeraient pour eux. Il en est de même pour le cas de versement d’argent à des surveillants par des responsables d’écoles privées. Néanmoins, ces derniers cas, comme les autres, font partie des vieilles pratiques qui gangrènent le système éducatif guinéen.

B- Recommandations : Pour pallier ou tout au moins, atténuer les anomalies compromettantes pour le système éducatif en général et, les examens nationaux en particulier, nous faisons les recommandations ci-après :

Ø Ouverture d’une enquête imminente pour situer les responsabilités Ø

-Création d’une force spéciale de sécurisation des examens

Ø Mise en place d’une commission spéciale indépendante d’observation des examens nationaux

Ø Appui institutionnel, technique et financier de la part du MEPU-EC et des partenaires au développement à l’endroit des ONG œuvrant dans le secteur éducatif

Ø Choix rigoureux des enseignants de l’élémentaire pour la surveillance du bac

Ø Renforcement de la rigueur et application stricte de la loi en cas de défaillance

Ø Augmentation significative des primes de surveillance des examens pour tous les acteurs impliqués

Ø Application rigoureuse des décisions interdisant les révisions nocturnes

Ø Choix des cadres compétents et intègres pour la gestion des examens

Ø Implication des médias dans le processus de crédibilisation des examens.

Principalement, ce sont les mêmes anomalies qui ont été détectées cette année encore par l’Observatoire Citoyen du Système Educatif Guinéen (OCSEG) et ses ONG partenaires. La nouveauté c’est la création de groupes Messenger et de Whatsapp par les écoles et autres acteurs de la fraude afin de faciliter la communication ainsi que la mauvaise préparation des examens session 2018. L’une des particularités de l’OCSEG résidait dans sa démarche qui consistait aussi à alerter le MENA par l’intermédiaire de son Secrétaire Général, Casimir DIAORA. Malheureusement, cette collaboration a été interrompue car, ce dernier nous a ouvertement demandé de ne pas déballer les résultats de nos enquêtes à la presse. En contrepartie, il nous a promis de l’argent et une collaboration future dont nous ignorons la nature. En guise de rappel, c’est à lui (Casimir DIAORA, Secrétaire Général du MENA) que Save My School avait remis son rapport en 2017 dans l’intention qu’il le transmettrait au ministre de l’époque, Ibrahima Khalil KONATE alias K2. Hélas ! Ce dernier, peu avant son départ du gouvernement, a indiqué qu’il n’a jamais vu le rapport en question. Ce qui revient à dire, très logiquement, que le problème principal auquel le système éducatif guinéen est confronté est celui lié aux hommes ; des cadres compétents, intègres et patriotes. Tant que ce problème majeur n’est pas résolu, le niveau de l’éducation en Guinée baisserait d’année en année. En attendant une audience prochaine avec le nouveau Ministre du MENA, Mory SANGARE, je me fais le devoir de rappeler ici, les recommandations de l’OCSEG suite à l’enquête que nous avons mené cette année sur l’ensemble du territoire national tout au long des trois examens (CEE, BEPC, Bac Unique) :

Ø Reprise de tous les examens de la session 2018 (CEE, BEPC, Bac Unique) ;

Ø Renforcer la sécurité dans les centres (3 voire 4 agents par centre) en fonction des centre et des niveaux ;

Ø Création et formation d’une unité spéciale de sécurisation des Examens ;

Ø Repérer et sanctionner les cadres du Ministère, les surveillants et délégués corrompus ;

Ø Ouverture d’une enquête sur la gestion des fonds alloués à l’organisation des examens et des cas de fuite de certaines épreuves ;

Ø Interdire les attroupements au tour des centres ;

Ø Respect strict de la rotation des surveillants (surveillance du primaire assurée par les enseignants du secondaire et vice-versa) ;

Ø Prendre toutes les dispositions nécessaires en matière logistique (cahiers de brouillon)

Ø Appui logistique et financier de l’OCSEG par le MENA et les PTF ;

Ø Accréditer l’Observatoire Citoyen du Système Educatif Guinéen (OCSEG) et les OSC évoluant dans le domaine de l’Education afin de mieux faire le travail pour des Examens Sains et Crédibles ;

Ø L’implication de l’Observatoire Citoyen du Système Educatif Guinéen (OCSEG) et les OSC évoluant dans le domaine de l’éduction dans le processus des examens en particulier, la lutte contre la corruption en milieu scolaire en général.

Ø Améliorer et payer à temps les primes des surveillants et des délégués ;

Ø Couper la connexion internet pendant les heures d’épreuves.

En somme, nous (organisations de la société civile) n’accepterons jamais de collaborer avec des cadres véreux ou de nous taire sur les problèmes qui gangrènent l’éducation guinéenne même au prix de tout l’argent du monde. Le MENA doit être bien assaini pour le débarrasser de ces cadres sans scrupule, corrompus jusqu’à la moelle. C’est ainsi qu’on pourrait aspirer à une refondation du système éducatif, gage de tout progrès.

Serons-nous entendus par les plus hautes autorités ? Wait and see !

Aboubacar Mandela CAMARA Sociologue/Enseignant-Chercheur Président de l’OCSEG Coordinateur de Save My School

Elhadj Mohamed Diouma Bah fondateur des établissements Bah-Kann « Notre objectif c’est de préparer nos enfants à la rude épreuve de la compétition dans un monde où les frontières sont entrain de disparaître. »

Le fondateur de l’IUHEG, institut universitaire des hautes études de Guinée se lance dans l’enseignement pré-universitaire. Elhadj Diouma dit le pourquoi dans cette interview qu’il a accordé à votre site.

www.laplumeplus.com: pour commencer pourquoi le nom Bah-Kann ?

Elhadj Djouma Bah : effectivement, nous venons de lancer les écoles Bah-Kann qui vont s’occuper de l’enseignement général de la maternelle au lycée. Le choix du nom Bah-Kann vient d’une longue amitié entre moi-même et mon collaborateur Monsieur Kann que j’ai connu au Japon en 1989. Et depuis nous avons une amitié qui va au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Nos familles vivent ensemble, nous travaillons ensemble. Tout ce que nous avons entrepris ensemble, nous le continuons ensemble jusqu’à nos jours. Pour le symbole de cette amitié, nous avons décidés de donner nos  noms de famille Bah-Kann à l’école. Cela pour perpétuer cette amitié à travers l’éducation, la formation pour que ce nom reste vivant à travers les générations à venir.

Donc c’est un établissement du pré-universitaire?

Exactement c’est l’enseignement général. C’est le pré-universitaire avec comme spécificité l’enseignement bilingue de la maternelle jusqu’au lycée. Les enfants vont travailler en français et en anglais quotidiennement.

Aujourd’hui les écoles privées ne manquent pas même avec le français et l’anglais. Qu’est-ce que votre école aura comme particularité ?

Les écoles Bah-Kann se veulent une école d’excellence où la culture du travail, l’amour de l’école, de la formation vont être les principaux facteurs pour les enfants. Notre objectif c’est de préparer nos enfants à la rude épreuve de la compétition dans un monde où les frontières sont entrain de disparaitre. Effectivement dans l’environnement de l’enseignement privé en général, notre école va trouver sa place à travers la qualité, la rigueur et l’excellence que nous allons imprimer au niveau de notre école.

La rentrée c’est en septembre, où en sommes-nous pour le recrutement des élèves et enseignants ?

L’école dans le cadre du processus de lancement de son programme a déjà mis en place des équipes pédagogiques qui ont en charge de recruter les enseignants et nous avons une équipe administrative qui est chargée du recrutement des élèves. Au niveau des enseignants, nous venons de procéder à une première évaluation des demandes de professeurs que nous avons reçus et ces demandes ont été passées au peigne fin. Ils ont passé un teste écrit et donc un lot a été retenu. Il y aura un deuxième teste pour voir les enseignants que nous allons sélectionner dans les différentes matières.  Au niveau du recrutement des élèves, nous avons passés des communiqués et les gens répondent tant bien que mal. Nous avons une équipe administrative qui travaille tous les jours de 8h à 17h au niveau du 1er étage.

Est-ce que vos coûts sont abordables pour les parents ?

Oui nous avons essayés de faire une étude comparative au niveau du marché. C’est vrai que notre école est de qualité tant au niveau du corps professoral qu’au niveau de l’immobilier et autres, cependant nous allons essayer de tenir compte de la situation des parents pour faire en sorte que la scolarité soit abordable.

Vous êtes aussi fondateur d’une université. Est-ce que le fait de se lancer dans le pré-universitaire n’explique pas en quelque sorte une certaine peur par rapport à la menace qui pèse sur l’enseignement supérieur privé ?

Non, vous faites une fausse analyse d’autant plus que la plupart des fondateurs d’universités privées ont commencé par l’enseignement général avant de créer ces universités. Nous, nous avons commencés par l’université et aujourd’hui que nous repartions vers l’enseignement général, cela n’a rien de grave. C’est tout à fait normal parce que c’est un cycle. Quand vous êtes à l’université, vous voyez le niveau des enfants, vous vous rendez compte que vous devez aller travailler à la base pour pouvoir améliorer systématiquement la qualité et la compétence de nos élèves pour qu’ils puissent arriver à l’université avec un niveau, un bagage intellectuel acceptable, capable de leur permettre de faire des apprentissages normaux.

Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé

Q&R : Le Sénégal accueille une mission de la NASA

Lecture rapide

  • MU69, un objet de la ceinture de Kuiper, est la cible de la mission New Horizons de la NASA
  • L’observation au Sénégal aidera à planifier l’approche de la sonde New Horizons
  • Les scientifiques américains espèrent un impact sur la recherche astronomique locale

Par: Ben Deighton

Une mission de 40 scientifiques de la NASA se rendra au Sénégal début août pour aider à la planification de la dernière étape de la mission spatiale New Horizons, visant à observer les planètes lointaines. Selon David Baratoux, le président de l’Initiative africaine pour les sciences planétaires et spatiales, elle renforcera également les bases de la science dans le pays.

Après avoir dépassé Pluton en 2015, la sonde New Horizons de l’agence spatiale américaine se dirige maintenant vers un objet de la taille d’une petite ville, connue sous le nom de MU69. Dans cette perspective, une équipe de la NASA se rend au Sénégal pour profiter de l’opportunité d’une occultation stellaire – en astronomie, phénomène par lequel un astre est masqué totalement ou partiellement par un autre astre qui passe entre celui-ci et l’observateur – qui lui permettra d’observer le MU69 à l’aide de puissants télescopes.

En plus de fournir des données précieuses sur la forme du MU69, la mission vise à établir des liens entre les astronomes de la NASA et les scientifiques du Sénégal, selon David Baratoux, qui s’est entretenu avec SciDev.Net, en marge d’ESOF 2018 (EuroScience Open Forum) à Toulouse, la semaine dernière (7 juillet).

Quel impact cette mission aura-t-elle sur la recherche ?

C’est une véritable collaboration entre les gens de la NASA, un groupe de huit astronomes français soutenus par le

Centre National d’Etudes spatiales (CNES) et … 21 scientifiques sénégalais qui participeront à cette observation. Chacun de ces scientifiques sénégalais aura la chance de rejoindre les groupes de la NASA et de participer aux sessions de formation qui auront eu lieu avant les événements à proprement parler. Il y aura deux soirées dédiées à la formation, afin qu’ils aient une chance de savoir observer l’occultation, et de plus, ils établiront des liens très étroits avec des confrères de la NASA. Nous espérons donc à partir de cette coopération pouvoir établir une collaboration à long terme entre les scientifiques sénégalais et les astronomes de la NASA.

“Cela peut être un tournant décisif dans une vie, que de participer, en tant qu’adolescent ou enfant, à un tel événement.”

David Baratoux, IRD, France

Vous êtes basé à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), en France. Quel est votre rôle dans ce projet ?

Je suis actuellement président de l’

Initiative africaine pour les sciences planétaires et spatiales, lancée en 2017, à l’origine pour démontrer qu’il y avait une communauté assez grande en Afrique, désireuse de commencer des recherches, des projets d’enseignement supérieur en astronomie et en sciences spatiales et planétaires. Nous voulions également démontrer qu’il existe un soutien international à cette idée [de promouvoir les sciences spatiales en Afrique], ce qui signifie qu’il y avait suffisamment de scientifiques dans le monde prêts à construire de nouveaux partenariats avec des collègues africains. Voilà où nous en sommes maintenant. Nous avons fait cette démonstration [du soutien aux sciences spatiales en Afrique ; nous avons plus de 20 organisations institutionnelles africaines qui ont approuvé l’initiative ; nous avons plus de 350 scientifiques individuels qui ont également approuvé cette initiative, la moitié d’entre eux venant du continent africain. Et nous organiserons un ou deux ateliers avant la fin de l’année, pour aider à définir la stratégie scientifique pour le développement de l’astronomie et des sciences spatiales et planétaires en Afrique.

À quoi ressemblera cette stratégie ?

La stratégie pour les sciences planétaires et spatiales en Afrique dépendra, bien sûr, des pays. Ce que nous aimerions voir, ce sont des projets basés sur l’expertise locale, les compétences, les installations locales. Par exemple, au Maroc, vous avez l’un des observatoires astronomiques les plus avancés du continent, à l’exclusion de l’Afrique du Sud. Donc, dans ce cas particulier, les astronomes marocains peuvent réfléchir à ce qu’ils aimeraient développer, en termes de recherche, avec ce qu’ils ont. Dans d’autres pays, ils ont des cratères d’impacts [Un cratère d’impact est la dépression de forme plus ou moins circulaire issue de la collision d’un objet sur un autre de taille suffisamment grande pour qu’il ne soit pas complètement détruit par l’impact, NDLR] potentiels, des météorites … D’autres pays pourraient vouloir accéder aux données de la NASA à partir de l’exploration du système solaire. Ils peuvent simplement utiliser leurs connexions Internet et ils sont qualifiés en géophysique, en télédétection, pour travailler sur ces données. Cela dépend donc vraiment de l’expertise locale. Nous espérons voir ce que les gens veulent faire et le faire correspondre avec des experts du monde entier.

Quel est le calendrier exact de l’occultation ?

L’occultation aura lieu dans la nuit du 3 août au 4 août. Elle se produira tôt le matin, avant le lever du soleil. Il y aura une éclipse lunaire juste une semaine avant, le 27 juillet, et certains scientifiques français et de la NASA seront déjà là pour la sensibilisation du public, profitant de cette éclipse lunaire. Il y aura des conférences et des événements liés à l’occultation.

D’où viendront les 21 télescopes ?

Environ cinq tonnes d’équipement sont en train d’être acheminées vers le Sénégal. Certains de ces équipements sont déjà arrivés, et d’autres seront en route cette semaine. Nous aurons donc 21 télescopes, plus des caméras, plus quelques équipements autour de ces télescopes. Nous utiliserons également 21 voitures pour disperser les télescopes à différents points d’observation. L’idée est de trouver le meilleur endroit pour observer, peut-être juste 24 heures avant l’occultation, parce que nous devons faire face à la météo. Au Sénégal, le mois d’août marque le début de la saison des pluies, donc ce sera un énorme souci de s’assurer d’avoir un ciel dégagé pour mener les observations. Nous comptons donc sur les prévisions météorologiques de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) et nous nous assurons de sélectionner les 21 sites à la toute dernière minute pour déployer les télescopes.

Que se passera-t-il, une fois que ces observations auront eu lieu ?

Ce que j’espère, c’est que, comme nous avons [maintenant] un premier étudiant en doctorat en astronomie au Sénégal, [peut-être] qu’il y en aura d’autres. En ce moment, si vous voulez faire un doctorat en astronomie au Sénégal, il est difficile de trouver une supervision, donc la façon la plus simple de commencer quelque chose dans la recherche en astronomie est d’organiser une co-supervision des étudiants, ce qui implique une collaboration étrangère. En établissant de tels types de collaboration, nous aimerions offrir plus d’opportunités d’avoir d’autres étudiants doctorants en astronomie. Cela doit être fait, bien sûr, en coordination avec les projets du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) du Sénégal.

Quelles seront les retombées du passage des scientifiques ?

Les 21 groupes d’astronomes qui seront dispersés dans tout le pays iront dans de petits villages [avec] des gens autour d’eux. Ce sera peut-être la première fois pour les enfants de voir des télescopes. Ils viendront et ils pourront partager, discuter avec les scientifiques. Ce que j’aime avec mes collègues américains, c’est qu’ils viennent vraiment dans l’esprit d’avoir un impact sur la science au Sénégal. Ils ne veulent pas simplement venir, faire de l’observation et repartir. Ils sont vraiment désireux de participer au développement de l’astronomie au Sénégal et ils sont prêts à partager cette expérience avec les gens. Cela peut être un tournant décisif dans une vie, que de participer, en tant qu’adolescent ou enfant, à un tel événement. Nous espérons donc que quelques enfants, voire quelques dizaines d’enfants décideront peut-être de devenir des scientifiques après cet événement.

Source: scidev.net/afrique-sub-saharienne

Qualification du système éducatif guinéen : un défi majeur pour nos autorités

L’objectif de ce travail est de passer en revue les défis majeurs du système éducatif national. L’essentiel des statistiques utilisés dans cette analyse proviennent essentiellement du rapport d’Etat sur le système éducatif national en mai 2018. D’autres données recueillies au sein des Ministères de l’Education Nationale et du Plan ont été également utilisées pour les besoins de comparaison.

D’entrée de jeu, il faut rappeler que le système éducatif guinéen est malade. Les maux qui le gangrènent sont aujourd’hui innombrables et concourent tous à sa détérioration progressive et profonde. Pourtant, Blaise Pascal Talla, célèbre journaliste de Jeune Afrique affirmait que « l’éducation est la clef du développement et le seul vrai remède contre la pauvreté ». Dans la même lancée, un autre penseur affirme « Tant vaut l’école, tant vaut la nation ».

Ces citations relancent à notre entendement le débat sur le système éducatif guinéen qui de nos jours demeure relégué au dernier plan par nos autorités. La preuve est que le taux d’alphabétisation se situe en moyenne autour de 40%. Ceci laisse entendre que le défi d’améliorer le système éducatif devrait être une préoccupation majeure de pouvoirs publics.

Toutefois, il convient de souligner une quasi-inexistence et∕ ou absence notoire de l’Etat guinéen au niveau du préscolaire. De nos jours peu d’écoles maternelles privées jouent pleinement leur rôle. Malgré les efforts fournis par ces écoles privées, bon nombre d’élèves arrivent à l’élémentaire avec un faible niveau. Ce n’est pas pour rien si les élèves d’aujourd’hui ont du mal à lire, écrire et compter en français.

Nonobstant, l’offre scolaire reste concentrée principalement dans 3 régions du pays que sont : Conakry 46%, Kindia 15% et N’Zérékoré 14%, soit un total de 75%. Ce qui veut dire que les autres régions du pays se partagent les 25% restants. Cette situation est à notre sens non seulement déplorable mais aussi et surtout inacceptable. 71% des écoles primaires sont situées en milieu rural contre 35 % d’établissement du secondaire. Ce qui constitue une source potentielle d’abandon des enfants en milieu rural à la fin de leur cycle primaire car, ils parcourent des kilomètres pour suivre les cours.

S’agissant de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, l’action de l’Etat reste et demeure encore très faible dans cet autre secteur. 80% des programmes enseignés ne sont pas en adéquation avec les besoins des entreprises. C’est ce qui d’ailleurs, explique le manque d’opportunités de stage et de formation continue des enseignants, de partenariat avec des entreprises…

Concernant le supérieur 61% des diplômés de l’enseignement supérieur contre 39% de ceux de l’enseignement technique et professionnel ne trouvent pas d’emploi. Cette situation s’explique en grande partie par l’insuffisance des ressources financières allouées au système éducatif.

De plus, la décision de nos autorités d’entrer dans le système LMD sans qu’aucune étude ne soit effectuée au préalable sur les tenants et aboutissants d’une telle mesure pose de nos jours problème. Force est de reconnaitre que dans ce système, centré essentiellement autour de la recherche, l’accès à la documentation de qualité est un défi majeur de la plupart de nos universités publiques et privées. C’est ce qui d’ailleurs complique la tâche des étudiants sur les travaux d’exposés mais aussi celles des profs pour les recherches. De plus, les livres coûtent très chers aux yeux des étudiants et enseignants.

Ce sujet reste entier et mérite d’être débattu par tous les guinéens. Notre rôle en notre qualité d’Economiste, enseignant chercheur est de faire un exposé succinct de la situation et, suivant notre niveau d’information afin, d’éclairer la lanterne des décideurs politiques et l’opinion publique sur les véritables enjeux des réformes à entreprendre dans ce secteur délaissé.

Pour remédier aux maux dont souffre notre système éducatif, nous proposons comme tout autre citoyen soucieux de l’avenir de notre pays, les solutions suivantes : i) réviser les textes régissant le système éducatif guinéen; ii) mettre en place un dispositif d’éducation gratuite et obligatoire pour les enfants de 4 à 18 ans ; iii) réduire progressivement la dualité existante sur l’offre scolaire ; iv) procéder à la formation des formateurs en vue de mettre fin à la corruption en milieu scolaire et universitaire ; v) Multiplier les centres de formation technique et professionnel ; vi) réserver à l’Etat le monopole de certaines formations (mines, environnement, Ingénierie, santé…) ; vii) renforcer la législation de l’enseignement privé en vue de diminuer systématiquement le nombre d’Universités privées en Guinée ; viii) mettre en place des bibliothèques et centres de lecture multiformes ; ix) créer un cadre national de certification et de valorisation des diplômes ; x) améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants ; xi) augmenter le budget alloué à l’éducation nationale ; xii) planifier et mettre en œuvre des plans de développement pluriannuels du secteur éducatif guinéen ; xiii) mettre en place un institut national chargé de la publication des statistiques fiables sur l’éducation : taux brut de scolarisation; taux d’achèvement cycle primaire et éducation de base ; taux de réussite aux examens nationaux et classe supérieure; ratio élèves/maître, élèves/classe, élève/manuels…

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Mamadou Safayiou DIALLO

Economiste, Enseignant-Chercheur, membre du CRED

Examens de sortie des écoles techniques et professionnelles : 94,45 % d’admis à Kindia

Les résultats des examens de sortie des écoles techniques et professionnelles sont désormais disponibles. Dans la région de Kindia on se frotte les mains avec un  taux de réussite régional de 94,45 %. Ces chiffres sont très réconfortants assure le directeur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail de Kindia.

Dans cette région ils ont été 1533 candidats à batailler et au finish, 1448 sont admis dont 903 filles soit un pourcentage de 94,45 %. Le directeur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail n’a pas caché sa satisfaction. Selon lui, de gros efforts ont été réalisés « je me réjouis de ce résultat, l’année dernière on avait 764 candidats et le taux d’admission régional était de 85,34%, mais cette année l’effectif a doublé et on a 1533 candidats dont 1448 admis soit 94,45%. C’est vraiment réconfortant. Et je remercie l’ensemble de mes collaborateurs et les enseignants. » Il a conclu en donnant des conseils aux admis et à ceux qui ont échoué : «  je félicite les candidats admis et je leur rappelle que nous sommes à leur côté parce que nous leur assurons la formation mais aussi nous les aidons dans la quête de l’emploi. Notre département a mis à leur disposition des maisons d’employabilité pour les accompagner et cela à travers l’AGUIPE. Les non admis, je leur dirai que ce n’est pas fini nous pouvons les reprendre l’année prochaine. Donc il faut qu’il ait le courage.  Ils vont devoir reprendre »

Le directeur national du service examen pour sa part précise que dans l’ensemble, le pays a présenté 13 mille sept candidats et  10 mille 359 ont obtenu leurs moyennes soit 79,64%. Sékou Camara reconnait tout de même qu’en 2017, le taux d’admission était supérieur à celui de cette année puisqu’il était de 82%.
Siba Toupouvogui depuis Kindia

 

Education : IFprofs Guinée, le réseau social des professionnels de l’éducation lancé à Conakry

A l’instar de 65 autres pays francophones, la Guinée est maintenant dotée d’un réseau social pour les enseignants. La plateforme appelée IFprofs est un site de partage d’informations de ressources pédagogiques, d’expérience… entre les élèves-maîtres  et  enseignants à tous les niveaux : du primaire au supérieur.

Ce vendredi 27 juillet 2018, la plateforme a été présentée et lancée devant une centaine d’enseignants dans la salle de spectacle du centre culturel franco-guinéen en présence de l’Ambassadeur de France en Guinée, du Ministre de l’Enseignement Supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé et d’une délégation de la CRDG, Conférence des Recteurs et Directeurs Généraux.

Face à l’auditoire les  membres de l’Institut Français de Guinée, de l’ISFAD et de l’Association Guinéenne des Professeurs de Français ont mis l’accent sur l’Importance de IFprofs et ont largement  expliqué comment adapter les smartphones en situation de classe et mieux intégrer la pédagogie numérique.

IFprofs Guinée s’inscrit dans la stratégie de renforcement de l’enseignement du français en Guinée. La plateforme ambitionne également de devenir un canal de diffusion des instructions  de l’Inspection générale de l’Education, et se veut être une tentative pour améliorer la visibilité et la reconnaissance du métier d’enseignant en Guinée.

IFprofs Guinée entend bénéficier du partenariat du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, de

L’Institut supérieur de Formation à distance (ISFAD) et de l’Association guinéenne des professeurs de français (AGPF).

Contact: https://gn.ifprofs.org

Thierno Abdoul Diallo

Chômage des jeunes en Guinée : un manque avéré de volonté politique

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le chômage est la situation de la main-d’œuvre disponible à travailler qui est à la recherche d’un emploi mais ne réussit pas à en trouver. Toutefois, il convient de souligner que la main d’œuvre disponible à travailler varie en fonction des pays.

Le chômage, phénomène à caractère socio-économique touche à des degrés différents tous les pays du monde. Mais il prend des proportions dramatiques dans les pays pauvres. Chez nous en Guinée, la crise de l’emploi persiste et apparaît presque comme un problème insoluble. Le marché du travail semble en effet être saturé et l’apport des structures créées pour juguler le fléau s’avère limité.

A l’image des autres pays africains, la Guinée possède une population jeune. Selon l’enquête démographique de 2016, plus de 50% de ses habitants sont âgées de moins de 30 ans. Toutefois, le chômage est un phénomène structurel qui frappe la plupart des jeunes. Dans la capitale Conakry et les grandes villes, plus de deux tiers des diplômés de l’enseignement supérieur sont au chômage (Thierno Cherif, 2015). Cette situation s’expliquerait d’une part par les limites d’emploi dans le secteur public et d’autre part par l’étroitesse du secteur privé formel qui n’offre que peu d’opportunité d’emploi par rapport au secteur informel dont l’offre semble abondante.

En dépit de la création par les autorités publiques, d’une Agence destinée à promouvoir l’emploi des jeunes, le phénomène du chômage  reste et demeure de plus en plus préoccupant. Aux yeux de certains observateurs, plusieurs facteurs rentreraient dans l’explication de ce phénomène en République de Guinée. Au nombre de ces facteurs, figurent  l’instabilité politique, la baisse de la croissance économique et l’absence d’initiatives adaptées aux préoccupations des jeunes.

Cependant, le chômage semble se présenter comme un phénomène essentiellement urbain en Guinée. Il touche particulièrement les personnes âgées de 20 à 29 ans et surtout les jeunes diplômés. C’est pourquoi la plupart de ces jeunes ont décidé de prendre leur destin en main en procédant à la création des entreprises et d’opportunité des travaux indépendants. De telles initiatives pourraient constituer une porte de sortie au chômage et/ou une alternative à la réduction du chômage.

Ce choix semble ainsi faciliter l’insertion professionnelle et d’écourter le temps de recherche d’emploi pour la mise en valeur des compétences du promoteur. Cette façon de faire permet de réduire le taux de chômage, de stimuler l’esprit d’initiative et d’autonomie. Cependant, l’Etat guinéen devrait vivement encourager ce genre de pratique en favorisant la création d’entreprises par les jeunes.

L’auto-emploi comme moyen d’insertion professionnelle est une occasion pour les jeunes diplômés de conserver pendant une durée assez longue leurs compétences, puisque le chômage occasionne une perte de connaissance acquise en milieu universitaire. Sans un emploi, les compétences acquises diminuent pour finalement disparaître.

Sur le plan géographique, une différence nette apparaît entre les zones urbaines et rurales, surtout entre la capitale Conakry et les autres zones. En outre le chômage reste concentré en zone urbaine. Cette situation traduit un véritable déséquilibre géographique quant aux opportunités d’emploi, car la plupart des unités de productions marchandes étant concentrées dans les zones urbaines dont la capitale.

Au regard de cette situation alarmante, des questions s’imposent à savoir quelles politiques nationales pour l’emploi ? Les programmes d’emploi actuels sont-ils efficaces pour juguler le chômage ? Le travail indépendant est-il un moyen de réduire le chômage durablement ?

Une fois encore, ces questions ne seront pas élucidées par nos soins car, comme signalé à chaque fois, le rôle de l’économiste est de poser des questions sans pour autant apporter des solutions miracles qui n’existeraient que dans l’absolu.

Par ailleurs, bien qu’un volume important de publications ait été consacré à l’analyse des facteurs explicatifs du chômage, peu de littératures ont été consacrées à l’économie guinéenne. Notre travail vise d’une part à attirer l’attention, des décideurs politiques, de l’opinion publique mais aussi des chercheurs aguerris sur divers problématiques à prendre ce sujet au sérieux afin de lutter efficacement contre le chômage en Guinée. D’autre part, à combler ce vide dans ce pays où justement le chômage inquiète plus d’un. Nos autorités doivent être en mesure d’élaborer des stratégies pour résorber ce fléau principalement chez les jeunes.

Nonobstant, il convient de souligner que pendant ce travail de recherche, nous avons cherché et obtenu quelques chiffres nous permettant d’étayer notre analyse. Toutefois, nous nous réservons d’utiliser ces chiffres que nous avons reçu de sources officielles car, ils semblent minimiser la réalité du phénomène du chômage. Nous tenons simplement à ajouter qu’il nous paraît très difficile d’évaluer le taux de chômage en Guinée, il est impératif d’avoir à disposition, le nombre de chômeurs et la population active. A notre entendement, il est pratiquement impossible d’évaluer ces deux autres variables. La raison de cette affirmation est que nous n’avons pas d’Institution (maison de l’emploi) chargée de s’occuper des chômeurs  jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi. De plus, la plupart des personnes qui parviennent à obtenir un travail rémunéré passent par des relations (41,1% des diplômés ayant obtenu un emploi sont passés par les relations suivant les résultats d’une étude réalisée par Alpha Oumar Bah et Makan Doumbouya en 2011). Suivant la même étude, seulement 4,5% des diplômés interrogés affirment avoir cherché leurs premiers emplois à travers l’AGUIPE.

En somme, dans un pays en développement comme la Guinée, les perspectives et le modèle de développement économique, social et politique des décennies prochaines dépendront notamment de notre aptitude à créer un nombre suffisant d’emplois décents, susceptible de réduire le chômage et la pauvreté.

De nos jours, s’attaquer à la problématique du chômage semble indispensable en République de Guinée car, les jeunes sont plus concernés par ce phénomène. Ils sont soit sans emploi, soit cantonnés dans des emplois très peu rémunéré, voire pas du tout rémunéré, appartenant souvent au secteur de l’économie informelle où les heures et les conditions de travail sont inacceptables (sous-emploi) et les possibilités de progression sont très minces…

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Mamadou Safayiou DIALLO,

Economiste, Enseignant-Chercheur.

Enseignant véreux : Tu as souillé la corporation

Tu es malhonnête. Tu es indigne. Repens-toi vite ! Nous ne savions pas que tu étais un enseignant occasionnel. Un enseignant sans passion et sans formation. Comment se fait-il que tu t’engages dans un métier aussi noble pour le souiller ? Un enseignant est un repère et un père. Un enseignant est un miroir et un guide. Il n’est pas un chercheur d’or ou de diamant. Il incarne le dévouement, le sacerdoce ; un don de soi pour la Nation au présent et au futur. C’est lui le boulanger qui moule les cadres intègres, compétents et compétitifs. C’est lui qui forme les médecins pour sauver des vies et non pas pour assassiner les pauvres malades. C’est lui qui forme les futurs dirigeants à tous les niveaux afin qu’ils sortent le pays de la misère qui n’a que trop duré. Il forme aussi les hommes de Droit pour dire le droit rien que le droit. Il est le maçon qui fabrique des citoyens modèles et patriotes. Par conséquent, il mérite un respect et une admiration sans commune mesure. Il est notre père, notre mère, notre frère, notre sœur, notre conseiller, notre soutien par-dessus tout. C’est notre modèle, notre référence, notre coach de tout temps et de tout lieu. Un enseignant n’est ni un mendiant, ni un prostitué, ni un menteur encore moins un traitre. Mais, toi, tu as trempé la main dans « le système ». Oh quelle honte ! Pourquoi as-tu trahi la Nation en couchant avec les filles, tes élèves, pour leur attribuer les meilleures notes ? Pourquoi demander de l’argent ou du matériel aux candidats afin de les laisser copier ? Pourquoi as-tu accepté d’être complice des fondateurs et responsables d’écoles sans scrupule pour bafouer l’éducation ? Pourquoi as-tu décidé de ternir l’image de mon métier si noble ? Pourquoi as-tu hypothéqué l’avenir de toutes ces générations ? Tu dois te repentir ! Repens-toi immédiatement, sans attendre car tu es sur le chemin de la perdition qui mène tout droit au tréfonds de l’Enfer. Saches que tu as une très grande part de responsabilité dans la déliquescence du système éducatif dont l’une des conséquences immédiates est ce taux si élevé d’échec aux examens. Acceptes de changer pour changer la société ! Je compte sur toi !

Aboubacar Mandela CAMARA, jeune guinéen, soucieux de la qualification du système éducatif

Casimir Diaora secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, sur la rentrée scolaire « la date du 15 septembre sera respectée..

L’actuel secrétaire général du ministre guinéen de l’éducation nationale est un enseignant qui a longtemps évolué dans le syndicalisme. Dans cette interview à bâton rompu, Casimir Diaora revient sur son passé, balaie d’un revers de la main les informations faisant état de graves fraudes aux examens et met un point sur la prochaine rentrée. Lisez !

www.laplumeplus.com : vous êtes un ancien syndicaliste, mais pour nos lecteurs revenez sur votre parcours

Casimir Diaora : je suis professeur de lycée de formation. J’ai étudié à l’IPK, institut polytechnique de Kankan et à l’IP-GAN, institut polytechnique Gamal Abdel Nasser où j’ai terminé. J’enseigne depuis 1976 et j’ai été chef d’établissements. J’ai cumulé avec des fonctions syndicales de 1976 à maintenant. Je veux dire en 2016 cela me fait 40 ans d’expérience syndicale au cours des quels j’ai gravi tous les échelons pour arriver secrétaire général de la fédération syndicale professionnelle de l’éducation. J’ai été membre de la commission nationale de réflexion sur l’éducation. Je suis aussi membre du conseil économique et social avant d’être secrétaire général du ministère de l’enseignement pré-universitaire devenu ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Vous avez été un syndicaliste engagé. On sait que la lutte n’a pas été facile mais qu’est-ce qui vous a marqué le plus ?

Ce qui m’a marqué, c’est qu’au niveau de ce combat, les syndicalistes ont participé à l’amélioration des conditions de vie et de travail dans une large mesure dans le pays. Alors j’ai été satisfait de cet apport mais qui a été surtout obtenu suite à des négociations. Par moment, c’est sûr, il y a eu des tensions qui ont soulevé des mouvements sociaux mais c’est généralement dans les négociations que l’on a pu obtenir les gains qui font aujourd’hui la fierté des travailleurs.

Ces derniers temps, on assiste à une division du syndicat de l’éducation. Quel regard portez-vous sur cette situation ?

Ma lecture peut être différente de celle que donneraient d’autres. Le mouvement social est un mouvement de discipline. Il respecte une certaine législation, non seulement les hiérarchies, mais aussi les périodiques. Nous avons des moments de congrès et c’est pendant ces congrès qu’il y a l’expression de la base pour choisir les éléments qui doivent conduire les structures. Alors cette expression de la base doit être reconnue par non seulement l’Etat, par le patronat et par les partenaires qui sont à l’intérieur du pays et à l’extérieur. De notre temps, cela a été.  Et vous vous souviendrez qu’en 2012 nous étions dans une grande bataille intra CNTG (confédération nationale des travailleurs de Guinée) mais elle a trouvé sa solution à l’intérieur de la CNTG. Tout dernièrement, nous avons vu une lutte intra USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée). On souhaite que cette lutte trouve sa solution à l’intérieur parce que ce sont les règlements qui tranchent les conflits. On ne peut pas résoudre des conflits sociaux en dehors des règlements qui ont été mis en place surtout sur le plan social. La discipline et le respect des règles doivent être les premières armes de tous ceux qui se réclament syndicalistes. Donc il n’y a pas de différence entre les syndicats. Peut être il y a une différence entres des éléments qui perçoivent mal la réalité syndicale et d’autres qui respectent les réalités syndicales.

Venons-en aux examens nationaux. Un premier calendrier a été établi mais changé après. On sait que le ministre a été remplacé, mais vous les autres cadres vous êtes restés. Comment expliquez ce revirement ?

Revirement non ! Un ajustement bien sûr parce que l’année scolaire a été émaillée de troubles qui nous ont fait perdre à peu près deux mois.  Il fallait rattraper ces deux mois et malheureusement les troubles n’ont pas affecté toutes les parties du pays dans les mêmes dimensions. A Conakry, il y a eu des DCE (direction communale de l’éducation) dans lesquelles on n’a pas beaucoup travaillé et il fallait que le rattrapage soit pour tout le monde. Voila la raison pour laquelle après une évaluation, nous avons compris que certaines parties étaient légèrement en retard. Faudrait-il aller à des évaluations quand tout le monde n’a pas bouclé le programme ? Je crois que non !

Alors il fallait réajuster le programme pour que tout le monde arrive au moins à 97  ou 98%. Donc on a programmé une première fois, on a reprogrammé une deuxième fois. Ensuite la nécessité s’est imposée à nous, vu la saison. A l’intérieur, il avait commencé à pleuvoir. Il fallait  commencer les examens tôt, ne pas rentrer dans le mois de juillet parce que beaucoup de nos écoles ont une toiture défectueuse et ces écoles ont été élues en centres d’examen. Alors il fallait choisir le mois qui ne serait pas très pluvieux comme le mois de juillet pour que les examens se déroulent. Voilà pourquoi nous avons été forcés de reprogrammer sur onze jours partant du 20 au 30 juin le déroulement de tous les trois examens nationaux. Avec le soutien des élèves, des parents d’élèves, des enseignants et de l’administration scolaire, nous avons pu tenir ce pari.

Certains prétendent  que le gouvernement a voulu rapidement libérer les élèves pour augmenter le prix du carburant

Vous savez ici on aime conjecturer. Il est fort possible que le gouvernement fasse coïncider ses programmes avec les nôtres.  Quel est le rôle du gouvernement ? C’est de prendre la décision qui va éviter que les conflits s’enveniment. S’il nous a été demandé de passer les examens dans les meilleures conditions, nous avons pensés aux conditions météorologiques. Juillet n’est pas la bonne période. Nous nous sommes concentrés sur la fin du mois de juin. C’était très dur. Et si le gouvernement avait à augmenter le prix du pétrole à la pompe en juillet, nous, nous avions tout intérêt de finir en juin. L’augmentation du prix du pétrole nous concerne tous. Cela ne concerne pas que quelques uns. Les élèves sont concernés, nous les enseignants nous sommes concernés et le gouvernement est concerné.

L’organisation des examens de cette année a été critiquée. Par endroit, il a même été constaté lors du CEE le manque de cahiers de brouillon dans certains centres, des cartes d’identité mal faites et des délégués absents par endroit. Vous confirmez ?

Confirmez cela ? Je dirai une chose, des cahiers ont été commandés  suite à  l’attribution du marché de fournitures scolaires par les marchés publics et sont entrés ici. Mais le fait que la date des examens a été ramenée a pris de cours ces fournisseurs qui croyaient  pouvoir livrer à partir de fin juin seulement. Les cahiers sont rentrés à Conakry mais n’ont pu être distribués à l’intérieur du pays pour  l’examen de fin d’étude élémentaire. Alors pour que les enfants n’aillent pas en classe d’examen sans cahier de brouillon, il a été demandé aux parents de bien vouloir accepter de fournir à chacun des candidats un cahier de 100 pages. Maintenant, les lots de cahiers, c’est vérifiable sont arrivés. Que va-t-on faire ? On en décidera après.

Après, quand on parle de mauvaise préparation des examens, on aime beaucoup parler. Ces examens ont été préparés dans les conditions les plus mûries. Mais il est arrivé que nos prévisions en matière de financement n’aient pas été celles des dispositions qui ont été prises pour mettre de la liquidité dans nos comptes. Il y a eu des réductions suite à des contrôles de l’Etat. Ils ont trouvé que certaines dépenses n’étaient pas pertinentes. Ils les ont enlevés et on a fait avec ce qu’on avait. C’est sûr qu’il y a eu des manques par ci, des manques par là, mais on a pu trouver des solutions pour palier de sorte que les examens se sont passés sans dérapage. Alors, tous ceux qui peuvent parler de manquements, ils ne sauraient donner la preuve d’un seul élément qui ait été nuisible au déroulement et qui auraient provoqués des dérapages qui entachent la crédibilité des examens. Ils ne peuvent pas.  La gestion a été bien assurée.

Vous parlez de crédibilité des examens alors qu’un rapport de l’observatoire citoyen du système éducatif guinéen fait état de fraudes à grande échelle marquées par l’utilisation des téléphones portables. Il y a même des écoles qui sont citées. Je crois que vous avez même reçu le document. Là aussi, vous niez les faits?

Je n’ai pas à démentir quelque chose qui n’est pas vrai. Cet observatoire je l’ai reçu ici. Ils ont demandé à être impliqué pour avoir les cartes d’accréditation en vu d’accéder aux centres d’examen. Nous leur avons répondu que n’ayant pas collaboré longuement avec eux, ne connaissant pas leurs méthodes de travail, nous souhaiterions qu’ils nous accompagnent dès l’ouverture prochaine, qu’ils participent à tous les ateliers de l’organisation de l’ouverture, de l’organisation des examens. Mais cette année, ils peuvent tourner autour des établissements et nous rendre compte pour qu’ils soient des éléments d’alerte. A l’examen de fin d’étude élémentaire, ils nous ont dit qu’ils avaient 75 personnes déployées sur toute l’étendue du territoire national. Et leur président me relayait des informations que j’essayais de vérifier sur le terrain. A Kankan, on a vérifié une information et on a apporté directement des corrections. A Conakry ici ils ont parlé de Victor Hugo, des corrections ont été prises. Après, ils ont cité plusieurs centres où on les a fait accompagner par le DCE, ils n’ont pas trouvé la preuve. Et quelle est cette preuve ?  Ils disaient que les gens sortaient avec les cahiers de brouillon pour aller les remplir, traiter les sujets et le lendemain, ils rentraient en classe avec. Alors on a pris les dispositions pour que le président et le DCE de la juridiction en question puissent aller dans le centre. Ils n’ont vu aucun cahier avec deux sortes d’écritures,  c’est ce que j’avais demandé pour constituer l’élément de base de la preuve. Il y a une autre école où ils avaient dit que les gens sont entrain de faire ceci et cela, il n’y avait personne dans cette école.

Mais nous avons continué la collaboration avec eux parce que nous voulions que de la société civile viennent des acteurs qui observent et qui crédibilisent. Entre temps, un jour, je leur ai dit de passer ici pour prendre le prix du carburant ne serait-ce que pour rouler à moto. Quand ils ne m’ont pas trouvé et que je suis passé après eux, on m’a dit attention,  les gens qui te fréquentent là ont écrit quelque chose. Je dis d’accord, j’ai lu. Je les ai appelé, c’est vous qui avez dit qu’il faut invalider les examens? Je dis donnez moi les éléments qui vous permettent de demander d’invalider les examens. Eux-mêmes, ils ne sont pas crédibles parce qu’ils ont dit des milliers de faits et ils ne peuvent sortir aucune preuve. Je crois qu’ils sont téléguidés, je ne sais par qui et pourquoi ?

La fraude au téléphone dont ils parlent, je ne sais pas s’ils n’ont pas participé à cela. La fraude au téléphone pouvait être organisée en dehors des salles de classes. Les éléments qu’on a sortis ne montrent pas qu’on est dans une salle de classe. Mais si c’était une table d’examen on aurait vu un cahier ou quelque chose à côté.

Le fait de Sangaredi, lui, a permis non seulement de dépister les surveillants défaillants, mais aussi les candidats. Alors eux quand ils parlent, on serait bien heureux qu’ils nous donnent tous les éléments qui invalident les examens de cette année. A partir de ce moment nous verrons quelles mesures prendre. Mais si c’est pour se fonder sur des photos, la photo ne parle pas. Moi je ne rentre pas en conflit avec des gens qui ne peuvent pas apporter la preuve de leurs dires. J’ai peut être compris qu’ils voulaient pénétrer le système pour pouvoir le saboter de l’intérieur. Et comme ils n’ont pas pu, ils ont essayé de le faire de l’extérieur. Et Dieu merci, nous avons su prendre les dispositions à temps. La plupart du temps, c’était de la pure alerte.

Pourtant des candidats nous ont confirmé l’utilisation de téléphones dans les centres avec la complicité des surveillants. Donc pour vous, les examens de cette année sont propres ?                                 

Il n’y a dans aucun coin du monde où il y a des examens qui sont sans tentative de fraude, sans fraude. Cela est clair, des Etats-Unis à la France, à la Russie, la Guinée, l’Afrique. Ce sur quoi je persiste, il n’y a pas eu fuite.

Eux, ils ont parlé de fuite de l’épreuve d’ECM (éducation civique et morale) au brevet

Il n’y a pas eu de fuite. Aucune fuite ! Les épreuves sont lancées à 9h. Au moment où on les écrit ou dicte, pendant ce quart d’heure, s’il arrive que quelqu’un les capte et l’envoi à d’autres qui sont en examen avec leurs sujets, mais où est la fuite en ce moment ? La fuite est préméditée, elle est faite avant. Mais en cours, c’est la fraude. Nous-mêmes, nous avons arrêtés des gens qui fraudaient. Donc les tentatives ont été cassées. Et il arrive que certains fraudent sans être pris. On ne dira pas qu’il n’y a pas eu de complicité parce que nous avons mis des surveillants dehors et nous avons mis d’autres aux arrêts.

Il revient aux administrateurs, aux surveillants de réduire, de minimiser les cas de fraude. Le bon surveillant, c’est celui qui diminue les tentatives de fraude, ce n’est pas celui qui fraude.

Monsieur le ministre n’a pas cessé de proclamer la rigueur. On ne peut pas penser à des mesures palliatives en grossissant les résultats. Il n’y a pas de favoritisme.

La prochaine rentrée aura encore lieu le 15 septembre ?

Oui le 15. C’est pour cela que les examens ont été forcément tenus entre le 20 et le 30 juin parce qu’on ne veut pas rater la date du 15 septembre. Là, c’est une date qui est consacrée, que nous allons tenir. C’est sûr que ce sera samedi ou dimanche, il n’y a pas de problème. Une ouverture commence par une préparation. Donc la date sera respectée.

www.laplumeplus.com : merci bien

Casimir Diaora : je vous en prie !

Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé