Interview : Elhadj Djouma BAH, fondateur de l’IUHEG, institut universitaire des hautes études de Guinée « Faites confiance à l’école guinéenne, travaillez fort. Il n’y a pas de mauvaise école, il y a un mauvais apprenant. »

Elhadj Djouma BAH, est le fondateur de l’institut universitaire des hautes études de Guinée. Il a reçu l’équipe de laplumeplus.com pour aborder plusieurs questions liées à l’enseignement supérieur guinéen. L’IUHEG qu’il dirige fait aujourd’hui parti des plus grandes institutions privées du pays. Lisez plutôt !

Laplumeplus.com : pour commencer, retracez-nous votre parcours

Elhadj Djouma BAH : je suis fondateur de l’institut universitaire des hautes études de Guinée et des écoles Bah-Kann. Je suis diplômé, ingénieur agronome de formation. Depuis vingt ans je suis dans le business, donc je suis un homme d’affaire. J’ai été formé d’abord en Guinée jusqu’au niveau du bac et après j’ai fait la fac des sciences agronomiques de Pita, j’ai fait un peu Faranah avant de bénéficier d’une bourse d’étude supérieure en république populaire démocratique de Corée qu’on appelle communément Corée du nord. Après j’ai fait des études postuniversitaires au Japon à l’université Tsukuba avant de revenir m’installer à Hongkong pendant un an où j’ai fondé une entreprise qui s’appelait Afrique-Asie import export. Je suis rentré définitivement en Guinée en 1994 et j’ai ouvert depuis, plusieurs entreprises : les établissements Bah-Kann, Afrique-Asie-Import-export, la société guinéenne de transport et de commerce, les sociétés Diallo-Bah-Kann (une société de transport des produits pétroliers) et depuis 2008, je suis dans l’éducation. J’ai fondé cette université qui fêtera le 18 octobre 2018 ses dix ans  d’existence.    

Quelle est l’origine de l’IUHEG, en clair comment l’idée vous est venue ?  

Elhadj Djouma BAH : En tant que citoyen de ce pays, j’ai toujours eu dans ma tête l’idée de contribuer au développement social et économique de notre pays. Et comme vous le savez, l’éducation et la formation c’est la base de tout développement.   Alors j’ai estimé que je dois beaucoup à mon pays, celui qui m’a formé, qui m’a offert la possibilité d’aller à l’extérieur. Malheureusement à mon retour je n’ai pas pu travailler dans l’administration publique pour restituer le peu qu’on m’a donné. Et donc j’ai estimé que j’avais une dette que je devais payer et la meilleure façon à mon sens de la payer c’est de contribuer à la formation des jeunes guinéens pour qu’ils soient utiles à la nation, qu’ils soient utiles à leurs familles, à eux mêmes. Voilà l’origine, l’idée, d’où est partie cette aventure. Je me réjouis de participer tant soit peu à la formation des jeunes guinéens qui à leur tour sont aujourd’hui dans beaucoup de secteurs, dans beaucoup d’entreprise qui feront de leur mieux pour participer au développement de notre pays.

La création de l’IUHEG est-elle personnelle ou collective ?

Elhadj Djouma BAH : Dans le cadre de la création d’entreprises, je travaille toujours avec des collègues. Je n’aime pas l’isolement. J’ai un collaborateur, un ami que j’ai connu au Japon en 1989 et depuis nous sommes resté de très bons amis et le destin a voulu que nous soyons de très bons partenaires dans le business. C’est donc avec lui, avec plaisir d’ailleurs que nous avons fondés tout ce que nous avons fait à date. Il est à part entière fondateur de cet institut, il s’appelle monsieur Ibrahima Kann, il est guinéen aussi. Il a fait ses études en Egypte, le hasard du destin nous a tous conduits au Japon, on s’est retrouvé là. Donc je travaille avec lui.

Comment se présente l’institut universitaire des hautes études de Guinée en termes d’effectifs, de personnel ?  

Elhadj Djouma BAH : L’institut universitaire des hautes études de Guinée est créé dans le cadre de l’amélioration des conditions d’études de nos jeunes et les conditions de l’enseignement pour nos professeurs. Nous comptons quatre facultés : la faculté des sciences économiques et de gestion, la faculté des sciences et des nouvelles technologies, la faculté des lettres et sciences humaines et la faculté de droit (sciences juridiques et politiques). Aujourd’hui, nous avons un effectif qui tourne autour de 650 étudiants au niveau de la licence. Nous avons aussi greffé à l’institut universitaire des hautes études de Guinée, l’école professionnelle et technique Bah-Kann qui forme aussi dans des domaines de la gestion, de l’informatique, du bâtiment, de la plomberie et cet institut aussi compte 250 étudiants. Donc nous tournons autour de mille étudiants, l’université et l’enseignement professionnel réunis.

Comme je vous l’ai dit en introduction, nous avons décidés il y a deux ans d’étendre notre formation au niveau de l’enseignement général. Nous sommes entrain de finir la construction des bâtiments et leur équipement et nous comptons par la grâce du tout puissant ouvrir cette école au début de cette année. Elle s’appelle les écoles Bah-Kann pour symboliser toute l’amitié qui me lie à mon ami. Nous avons donné le nom à nos familles. Au-delà, c’est un symbole d’amitié, un symbole de réussite, de confiance mutuelle. Nous voudrions que cela se traduise dans l’enseignement, la formation de nos jeunes enfants. Nous allons démarrer de la maternelle au lycée.

Bâtiment principal de l’IUHEG, Institut universitaire des hautes études de Guinée

Au-delà des bâtiments, est-ce que votre établissement dispose d’équipement car souvent on reproche aux écoles guinéennes de n’avoir que des bâtiments et tables-bancs ?  

Elhadj Djouma BAH : L’éducation repose sur plusieurs secteurs. Il y a le cadre, les infrastructures, les équipements, les ressources humaines. L’un sans l’autre, c’est difficile. De tout cela, les ressources humaines sont les plus importantes. Notre stratégie c’est de recruter le maximum de formateurs pétris de compétence et de pédagogie et d’avoir les outils et les équipements nécessaires pour accompagner les enseignants. Et aussi d’avoir un cadre convivial pour permettre aux apprenants et à ceux qui leur dispensent les cours de travailler dans un environnement propre, idéal et comme tous les étudiants du monde. Naturellement nous comptons des laboratoires, des salles d’informatique, nous avons le mobilier qu’il faut. Nous n’avons pas la prétention d’avoir tous les laboratoires, mais nous nous inscrivons dans cette logique là. Cette année nous avons consacrés de gros efforts à l’amélioration du cadre infrastructurel. Nous venons d’entamer l’équipement de ces nouvelles infrastructures et la troisième phase sera celle qui va nous permettre d’avoir les laboratoires, les supports de la formation pour faire en sorte que les enfants guinéens se retrouvent dans le même cadre que les enfants sénégalais, ivoiriens, français, canadiens pour briser si vous voulez ce complexe d’infériorité par rapport aux autres pays.

Justement vous avez une expérience en dehors de la Guinée. Est-ce que vous mettez cet atout là en valeur pour que l’IUHEG soit en contact avec d’autres universités. Vous avez parlé du Japon, pays dans lequel vous avez séjourné, tout comme Hongkong. Le contient asiatique est en plein essor en terme de sciences, de technologie. Est-ce que vous avez pensés à cet aspect ?

Elhadj Djouma BAH : Naturellement dans le cadre de la gouvernance universitaire, il y a un volet qu’on appelle partenariat. Notre institut a tout d’abord pensé au partenariat sud-sud. Nous avons entrepris des démarches, nous avons conclu des partenariats avec une université du Maroc, nous sommes en contact avec des écoles et universités au Sénégal. Nous avons signés un partenariat avec BEM-Bordeaux qui forme dans le management. Nous avons envoyés des étudiants pour le postuniversitaire pour le master. Nous avons voulu délocaliser avec cette école des programmes de master ici en Guinée. Nous avons des contacts informels avec l’université Cheikh Anta Diop. En ce qui concerne l’Asie, nous sommes entrain d’explorer. Nous sommes intéressés par des pays comme l’Inde qui est un pays en voie de développement, très avancé en technologie. Mais au-delà, il faudrait que les guinéens comptent sur eux d’abord.  Si nous avons les infrastructures, les équipements, nous avons aussi des talents, des bons professeurs. Nous pouvons par nous-mêmes commencer à évoluer en faisant la recherche, en faisant de la publication, des inventions. L’Asie y est arrivée juste après la deuxième guerre mondiale. Il n’y a pas de raison que l’Afrique n’y arrive pas si elle met l’ensemble de ses forces au service de la science et de la technique.

L’autre aspect porte sur les relations entre l’Etat et les universités privées. Le gouvernement a décidé de ne pas orienter des étudiants dans le privé. Plusieurs institutions d’enseignement sont menacées alors que vous, vous êtes entrain de procéder à une extension de votre université. Cela veut dire que vous n’êtes pas sous menace ?

Elhadj Djouma BAH : Je ne sais pas qu’est-ce que vous appelez menace. Mais nous pensons que nous ne sommes pas menacés. Nous avons eu une relation de coopération avec le gouvernement guinéen qui a un moment donné estimé qu’il avait besoin d’utiliser les services de l’enseignement supérieur privé pour encadrer les jeunes bacheliers. Cette année comme vous l’avez dit ça n’a pas été le cas. Pendant plusieurs années ça été systématique. Tous les admis au baccalauréat étaient orientés au public ou au privé. Le gouvernement pour des raisons qui lui sont propres a décidé cette année de ne pas orienter. Nous avons été informés tardivement. Ça nous a pris au dépourvu. Il y a eu un comportement que nous n’avons pas bien apprécié, c’est la façon dont ça été mené. Sinon dans tous les pays du monde, le privé ne compte pas que sur la subvention de l’Etat pour survivre. Cependant, nous souhaitons que ça soit dans un cadre défini, concerté entre l’Etat et les universités parce que comme vous pouvez le savoir si par exemple au cours d’une année vous avez trente mille admis au bac et que les besoins nationaux et les capacités d’accueil de nos universités publiques ne peuvent encadrer que vingt mille étudiants, vous aurez naturellement dix mille qui vont rester. Nous pensons que ces dix mille constituent un vivier à partir duquel les universités privées vont recruter. Mais si l’Etat décide de facto d’envoyer tous les admis dans les universités publiques, en ce moment nous appelons cette politique là, une politique qui vise l’extinction des universités privées toute chose qui ira contre le gouvernement parce que dans tous les pays libéraux du monde, l’Etat n’a pas vocation à assurer à 100% la formation de tous les jeunes de la nation. Vous le connaissez au tant que moi, si aujourd’hui il n’y avait pas d’écoles privées dans le système de l’enseignement général dans notre pays, beaucoup de nos enfants seraient dans la rue sans éducation. Grâce aux initiatives privées, à l’existence des école privées, aujourd’hui tous les enfants dans tous les quartiers peuvent aller à l’école et donc avoir un minimum d’éducation pour leur avenir.

Un message particulier à tous ceux qui vont vous lire et surtout aux étudiants et encadreurs de cet institut

Elhadj Djouma BAH : Aux responsables et au personnel de l’institut universitaire des hautes études de Guinée, je voudrai leur dire grand merci pour le soutien et la qualité de l’enseignement qu’il ne cesse de déployer en faveur de nos étudiants, c’est extrêmement important. Sans eux, on ne serait pas là. Aux étudiants et étudiantes qui nous ont fait confiance pendant toute cette période, je voudrai leur dire grand merci. Je voudrai qu’ils continuent à croire aux initiatives privées de notre pays, qu’ils continuent à croire à l’école privée, à croire à l’institut universitaire des hautes études de Guinée, nous serons là sans démagogie pour les accompagner afin de leur donner une formation qui leur permettra de prendre part à des compétitions avec tous les autres jeunes venus de tous les autres horizons. Vous le savez et je ne le note avec satisfaction, nous avons eu des étudiants qui sont allés en compétition sous-régionale et qui sont revenus avec la coupe. C’était à l’actif de tout le système éducatif de notre pays parce que tout le monde qualifie le système guinéen de médiocre par rapport aux autres. Cependant, ces jeunes sont allés, ils ont montré de quoi ils étaient capables.   Aujourd’hui, les trois sont en France. Le ministère nous a accordé un appui financier pour leur permettre d’aller. Ils sont allés pour une formation de six mois qui sera sanctionnée par une attestation. Ils vont revenir continuer le cycle. Je pense que ce sont des efforts encourageants. Nous avons aujourd’hui beaucoup de nos jeunes qui travaillent dans les entreprises privées. J’ai des retours qui ne sont pas mauvais qui disent que les enfants sont bons. Je voudrai que les jeunes croient en eux, qu’ils continuent à travailler correctement. Le reste viendra. Personnellement, j’ai été formé jusqu’au niveau universitaire ici en Guinée. Je suis allé  en Corée du nord comme je vous l’ai dit, j’ai étudié avec des gens venus de tous les autres pays, nous n’étions pas les moins brillants non plus. Je pense que nous devons croire en nous-mêmes, à nos forces, à nos valeurs. Faites confiance à l’école guinéenne, travaillez fort. Il n’y a pas de mauvaise école, il y a un mauvais apprenant. Apprenons très bien, prenons notre destin en main et puis l’avenir nous réserve des merveilles.

Laplumeplus.com : Monsieur Bah, merci !

Elhadj Djouma BAH : C’est à moi de vous remercier !                     

Interview réalisée par Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé                 

Interview Mamadou Aliou Barry patron de madaliouradio.com « Les jeunes doivent se former, suivre d’autres formations annexes. C’est très important… »

Mamadou Aliou Barry passionné de journalisme et d’informatique est titulaire d’une maîtrise en sociologie générale de l’université La Source. Il gère depuis 2015 sa propre radio en ligne madaliouradio.com  Dans cette interview exclusive, il nous explique les démarches menées. Votre site est allé à sa rencontre.  Suivez.


Laplumeplus : Parlez-nous de votre parcours professionnel
J’ai commencé mon cycle primaire et secondaire à Kindia. Après je suis allé à Conakry en 2006 pour l’université la Source d’où je suis sorti avec un diplôme de Maitrise en sociologie générale. De surcroit, j’ai aussi suivi beaucoup de formation en dehors de la Guinée telle que le marketing en ligne. Je me suis perfectionné en journalisme à Cotonou. C’est après toutes ces formations que j’ai commencé à travailler dans certaines organisations internationales telles que CREPA Guinée, en 2011 avec Médecin sans frontière dans le projet VIH/SIDA d’où j’ai profité pour approfondir la psychologie.
Laplumeplus : Quel est le nom de votre radio. ?
Ma radio s’appelle « madaliouradio » c’est le diminutif de mon nom
Mamadou Aliou Barry. Elle été lancée sur la toile en 2015. A l’époque c’était simplement de la musique qui jouait car je n’avais pas totalement maitrisé l’application. C’est au fil du temps que j’ai commencé avec quelque émissions. La radio était hébergée en Belgique avec trop de contraintes. J’ai donc décidé de voir ailleurs. Présentement, elle est hébergée aux Etats-Unis par une autre plateforme.
Laplumeplus : votre radio traite de quoi ?
C’est une radio d’information générale, elle traite un peu de tout. Aujourd’hui, je suis entre   600 et 700 auditeurs par mois. Je compte avoir beaucoup d’auditeurs parce que je veux mettre en place une grille  bien alléchante pour attirer les auditeurs.
Laplumeplus : Quelles sont vos difficultés ?
Bon tout est payant sur internet, la connexion, ça se paye. On a une obligation de travail. Il y a beaucoup de contraintes. On ne peut pas forcer quelqu’un à écouter la radio mais c’est en mettant une bonne grille des  programmes qu’on peut attirer l’auditoire.
Laplumeplus : Est-ce cela madaliouradio vous rapporte de l’argent ?
L’internet apporte de l’argent. Il faut savoir s’y prendre. A travers des publicités, ça rapporte. C’est en fonction des personnes qui écoutent ta radio.
Laplumeplus : Est  ce qu’on peut avoir une idée de  ce que vous
gagné par mois?

Rire ! Bon je préfère taire cela pour le moment.
Laplumeplus : Est-ce que vous allez embaucher plus tard des employés ?
Je compte en faire une entreprise de media en ligne. L’idée est déjà là. Au-delà de cela, il y a un site qui accompagne la radio.
Laplumeplus : Quel conseil avez-vous à donner aux jeunes ?
Les jeunes doivent se former, suivre d’autres formations annexes. C’est très important. Ils doivent vraiment prendre leur responsabilité. Pour télécharger l’application madaliouradio clique  sur ce lien :
http://www.makemedroit.com /FR /market/app-apk-150428/
www.madaliouradio.com
www.trouverundjob.org
Siba Toupouvogui depuis Kindia 622413088

Kindia : « Nous ambitionnons le renforcement de capacité des enseignants… » dixit Ousmane Aissata I Camara directeur préfectoral de l’éducation

Installé le 25 août 2017 à la tête de la direction préfectorale de l’éducation de Kindia, Ousmane Aissata I Camara a accordé un entretien à votre site ce mercredi 3 janvier. Dans l’interview,  il a été question de son bilan mais aussi de ses perspectives pour l’année 2018.

Laplumeplus.com : Quelles sont les activités réalisées courant 2017, c’est-à-dire lors de vos 5 mois de gestion?

Ousmane Aissata 1 Camara : dès ma prise de fonction, j’ai effectué une tournée dans les DES,  pour savoir comment ils sont organisés sur le plan du travail. J’ai aussi convoqué les chefs d’établissements des écoles publiques des 33 quartiers de la commune urbaine, afin de m’investir pleinement pour la bonne marche du système éducatif du côté de Kindia.

Je rappelle aussi que depuis mon arrivée, j’ai réussi à renforcer la capacité de 46 enseignants du préscolaire,  j’ai fait construire une latrine de trois blocs au lycée régional franco-arabe Thierno Djibi en collaboration avec le bureau de l’APEAE dudit lycée, j’ai fait un effort pour la rénovation de certaines parties du lycée régional d’application qui présente une image honteuse et j’ai même réussi à faire venir au sein de ce lycée mon ministre Ibrahima Kalil Konaté et celui de l’énergie et de l’hydraulique  Cheick Taliby Sylla pour toucher du doigt les réalités de cette école et aujourd’hui, j’ai  procédé à la pose de la première pierre concernant la construction des blocs de latrines pour les élèves de cette écoles. Pour une première fois à la DPE de Kindia, j’ai implanté un mat. Donc chaque jour après la montée des couleurs, s’il y a des informations à livrer aux cadres de la DPE, je le fait pour une meilleure organisation dans le travail qui nous a été confié.

Laplumeplus.com : Quelles sont vos perspectives pour cette année ?

Ousmane Aissata 1 Camara : dans notre agenda, nous ambitionnons aider nos écoles dans leur fonctionnement, le renforcement de capacité des enseignants, des directeurs d’écoles pour nous aider à avoir un produit qui sera compétitif sur le marché de l’emploi, la rénovation de certaines écoles. Nous avons aussi l’ambition de rénover certaines écoles publiques. Mais, nos moyens sont limités donc il faut que nous nous battions en partant vers les partenaires  afin qu’ils nous aident dans ce sens.

Siba Toupouvogui depuis Kindia

Elhadj Sékou Moussa Kéïta, directeur général du centre d’étude et de recherche en environnement : « L’université Senghor d’Alexandrie veut ouvrir un campus en Guinée… »

Celui qui dirige depuis 2013 le CERE, centre d’étude et de recherche en environnement de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry a fait ses premiers pas à l’école dans la préfecture de Faranah. La première et la deuxième partie du bac, il les fera à Kankan. Par la suite, Elhadj Sékou Moussa Keita intègre l’IPK, l’institut polytechnique Julius Nyéréré devenu université Julius Nyéréré. Homologué depuis la 4eme année, il poursuivra son chemin à la station autonome de Sérédou. Cette station sera remplacée plus tard par le centre de recherche sur les plantes médicinales et cultures industrielles de Sérédou. En 1988, Elhadj Keita arrive à Conakry à la direction nationale de la recherche. Il est affecté à Gamal pour enseigner et au bout d’une année, professeur Keita est admis à la bourse d’excellence de l’ACDI à Ottawa. Au Canada, il obtient un master en sciences biologiques. Son retour en Guinée coïncide à la création du CERE, service qu’il fini par intégrer.

Professeur Sékou Moussa Keita, retourne au Canada pour un stage de quatre mois. Notre invité décroche un Phd à l’université de Montréal.

Laplumeplus.com : comment se présente votre centre de formation ?

Elhadj Sékou Moussa Kéïta : le CERE a été créé par la volonté conjointe du gouvernement guinéen et celui du Canada pour essayer de voir dans quelle mesure il faut renforcer la capacité des guinéens en terme de suivi et de protection de l’environnement. C’est un projet qui était financé par l’agence canadienne de développement international ACDI. Quand il a été créé, il y a eu la formation des cadres. Après les stages, il y a eu des formations en master et doctorat. Le CERE est créé en 1993 et le premier cours de DEA a commencé en 1997, c’était donc la première promotion. Après quatre promotions en DEA, on a converti le DEA en master dans l’esprit du LMD. Le CERE comporte trois départements : un département d’évaluation environnementale, un département de biodiversité et aménagement du territoire et un département de milieux récepteurs. Il faut comprendre par là au niveau du laboratoire la section de microbiologie, la section de chimie organique et celle inorganique. Donc le CERE, sa vocation première c’est la formation. Nous formons au master, nous faisons aussi de la recherche tant avec les mémoires de  nos étudiants qu’avec des projets qu’on a réussi à monter et qui sont financés. Et aussi on fait certaines prestations de service surtout au niveau du laboratoire de chimie et de la géomatique quand il y a des possibilités de le faire aussi bien pour la biodiversité que dans le cadre de l’inventaire de la faune et de la flore.

Ce master, sa seizième promotion est en classe. L’appel à candidature est lancé pour la dix-septième et cette année on a créé le programme de doctorat qui comporte dix étudiants qui sont en classe.

Ce sont des formations payantes ?

Oui ce sont des formations payantes. Le master a coûté depuis sa création jusque l’année dernière environ six millions de francs guinéens pour les deux ans. Compte tenu des difficultés dans la gestion du matériel que nous avons ici, nous avons élevés les frais à dix millions pour les deux ans. Cela n’a pas tellement dérangé parce que les gens savent ce que ça coûte. Le doctorat c’est dix millions par an, là aussi c’est pour quatre ans.

Pour avoir les candidats, nous faisons un appel à candidature qui est diffusé. Les gens prennent les documents, ils remplissent, ils déposent et on fait le tri. Pour les candidats qui ont leurs documents au complet, ils sont conviés à un teste écrit qui est corrigé. Les admis sont soumis à un teste oral et parmi ces admis, nous prenons un effectif qui est convenable parce que les places sont limitées.

Et les formateurs, sont-ils issus de vos ressources internes ou viennent t-ils d’ailleurs ?

La grande partie est issue du CERE. Mais vous savez avec le Canada, à chaque professeur canadien on a homologué un professeur guinéen. Ils ont travaillé ensemble de telle sorte que le retrait du Canada n’a pas autant coûté en manque de ressources en enseignement. En même temps, nous avons eu la présence d’esprit d’avoir les guinéens en association c’est-à-dire le premier professeur en droit de l’environnement c’était feu Mamadou Saliou Diallo qui était le conseiller du ministère de l’environnement qui est décédé. Paix à son âme ! Il a été le titulaire de ce cours.

Il y a par exemple le directeur général du CERESCOR, de même que d’autres cadres du CERESCOR et d’autres services qui sont nos professeurs. Nous avons fait une note de service pour faire d’eux des professeurs certifiés. A Boussourah il y en a, au CERESCOR, à SENASOL, au ministère de l’environnement…

Vous avez un centre de recherche, mais on dit souvent qu’il n’y a pas de recherches en Guinée. Est-ce que vous faites des recherches ? Si oui, sont-ils connus du public ?

Les recherches sont connues pour ceux qui lisent. Parce que quand on fait, on publie (rire). Vous avez des bulletins du CERE ici dans lesquels nous avons nos résultats tant avec les étudiants que pour d’autres collègues d’autres services pourvu que cela soit lié à l’environnement. Le bulletin en question est publié. Il y a deux ans, nous envoyions gratuitement des exemplaires à la présidence, à la primature, au ministère de l’environnement, l’enseignement supérieur et à la plupart des services centraux qui sont intéressés par l’enseignement et la recherche. Certains répondent qu’ils ont reçu, d’autres ne répondent pas. Alors je ne suis pas certains que plusieurs lisent, mais quand on dit qu’on ne fait pas de recherches, peut-être que ceux qui le disent ont raison, mais nous, nous en faisons. Donc en dehors des résultats des étudiants que nous encadrons, nous faisons des petits financements de projets. C’est vraiment médiocre à travers notre subvention, nous demandons des soumissions de projets, ceux qui sont meilleurs, nous finançons. S’il y a un résultat là-dedans, on publie. Nous avons un programme ambitieux  qu’on a appelé programme fédérateur en ce qui concerne la biodiversité de la ville de Conakry. Mais le financement a manqué. Nous sommes entrain de reprendre ces travaux avec une opportunité qui est à l’horizon. Nous avons aussi travaillé avec l’université des Nations sur des travaux à Bantignel (Pita) et à Moussaya. Les collègues ont eu de très bons résultats qui sont publiés.

Nous avons fait l’inventaire de la forêt classée de l’ENATEF de Mamou, les résultats sont publiés. Nous avons fait d’autres inventaires. Et aussi, nous avons fait de la cartographie pour certains services.

C’est la raison pour laquelle le PGRN en fermant a eu confiance en nous en nous confiant toutes ses données. La consultation de ces données est gratuite il suffi tout simplement de faire une demande. Nous avons une bibliothèque de proximité et les lecteurs c’est presque nos étudiants malgré le fait que nous avons expliqués aux gens que cette bibliothèque est riche. On vient même de commencer une bibliothèque numérique. Quand j’ai amené des documents de la COP, nous avons informés mais rare sont ceux qui viennent se ressourcer. Souvent, nous soumettons des projets au ministère, mais nous n’avons pas de financements. C’est ce qui fait le problème dans ce pays.

Est-ce qu’étudier au CERE a des avantages ?

Nous faisons un peu le suivi des anciens, les institutions nous disent qu’ils sont revenus comme de nouvelles personnes. Tous ceux qui ont aussi eu des bourses pour d’autres doctorats, ils nous écrivent en nous remerciant de leur avoir donné une formation solide. Ils disent que les gens n’avaient pas cru qu’ils avaient une telle capacité, tant pour ceux qui sont  partis au Japon, en Chine et en France, à Montréal. Ils nous disent qu’ils sont toujours fiers du CERE.

Vous êtes au sein de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Peut-on dire que vous êtes un centre autonome ?

Oui, le dernier décret du chef de l’Etat a fait de nous un centre de recherche universitaire sous la tutelle de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Mais nous avons notre autonomie financière. On ne nous dérange en rien dans la gestion financière. Mais tous les actes administratifs et juridiques que nous faisons sont signés par l’administration centrale de l’université. Le diplôme que nous donnons aux étudiants, c’est sous la co-signature du directeur du CERE et de monsieur le recteur. L’électricité et l’eau que nous consommons sont données par l’université. Nous sommes à l’aise dans cette tutelle.

Il semble aussi que vous venez d’avoir un nouveau partenaire étranger.

Nous avons eu la visite du recteur de l’université Senhgor d’Alexandrie qui voulait ouvrir un campus Senghor en Guinée ce qui a été accepté. Monsieur le recteur a porté sa confiance en ma personne pour être le coordinateur de ce campus. L’appel à candidature est lancé et nous avons un effectif raisonnable. J’avais des soucis à un moment donné parce qu’il y avait très peu de candidats mais je crois qu’il est possible que ce campus ouvre d’ici la fin de l’année. Je suis entrain d’appeler les gens. Si cela se passe bien, c’est encore une autre chance pour les guinéens d’être formés en Guinée avec de très bons programmes parce qu’il y aura des enseignants guinéens, de la sous-région et d’ailleurs qui viendront donner les cours. La plupart des cours c’est dans l’après midi pour que ceux qui sont dans l’administration n’aient pas de difficultés.

Quels types de programmes vous allez offrir ?

Il y a la gestion des projets, nous avons un aspect international de développement de projets…je n’ai pas tout le programme en tête. L’année prochaine, nous allons choisir des thématiques qui sont beaucoup plus pertinentes pour la Guinée telles que la santé communautaire, l’environnement physique, l’environnement humain, les changements climatiques.

C’est l’université Gamal qui va abriter le campus universitaire. Le moment venu, un lancement officiel sera fait.

Comment faire pour être étudiant du campus Senghor de Guinée ?

Dans l’appel à candidature, il y a un site campus Senghor Guinée. Il est expliqué comment remplir en ligne. Pour ce premier projet, il y a environ 21 candidats. 20 sont potentiellement admis. Nous sommes entrain de voir dans quelle mesure on peut être sûr du payement des frais. Dans l’autre master deux, il y a environ six candidats, je ne suis pas sûr qu’il ouvre parce qu’ils nous ont dit qu’il faut un minimum de 17 étudiants et un maximum de 25 étudiants. Mais les choses évoluent au fur et à mesure.

Elhadj Keita, merci

C’est moi qui vous remercie !

Entretien réalisé par Mamadou Samba Sow. Téléphone : 622.02.05.65/664.68.73.94

Lansana Béa Diallo député au parlement belge: « …aux jeunes, je dirai tout simplement de ne pas désespérer. La Guinée c’est difficile, mais c’est possible. »

En séjour de travail à Conakry, le député belgo-guinéen Lansana Béa Diallo a accordé un entretien à laplumeplus.com, dans lequel il explique ses projets pour les jeunes de son pays.

Laplumeplus.com : Lansana Béa Diallo, dans quel cadre êtes-vous en Guinée ?

Béa Diallo : je suis venu pour plusieurs choses surtout dans le cadre d’un projet que je veux mettre en place spécifiquement ici notamment pour lutter contre l’immigration clandestine. Et ce projet est important surtout avec l’actualité aujourd’hui, ça tombe vraiment bien. Mais au delà de ça, c’est un projet qui est transversal et qui vise à mettre un réseau de tous les guinéens de l’extérieur qui ont des projets, qui sont dans une dynamique d’association pour pouvoir développer une structure qui permet de garder les jeunes en Guinée. L’objectif, c’est favoriser l’emploi et l’employabilité.

Sur le terrain, c’est sera des financements de projets ?

Il y a non seulement des financements de projets, mais aussi des approches d’accompagnement, de formation etc. Les projets vont porter sur le développement économique local, apprendre aux gens à entreprendre. C’est un projet qui s’intéressera aussi au ramassage et au recyclage des déchets. Je crois qu’il y a énormément des choses à faire ici en Guinée, mais il faut que cela profite réellement aux guinéens plus particulièrement.

On peut dire que ce projet vient à point nommé. De plus en plus de jeunes guinéens sont tentés par l’immigration clandestine et on voit ce qui se passe en Libye. Quelle lecture faite-vous de cette situation ?

Cela me fait mal, mais ça fait des années que cela se passe, les gens le savent. Il a fallu que CNN montre les images pour que les chefs d’Etats commencent à réagir. C’est pour cette raison aussi que je me dis, l’importance c’est de permettre à ces jeunes d’avoir une perspective d’avenir dans les pays d’origines. Quand ils ne font pas des études qui leur permettent d’avoir un revenu, c’est difficile.

Vous êtes en Belgique, mais est-ce que vous avez investi en Guinée ?

Structurellement, non ! Je n’entreprends pas, je n’ai pas entrepris en Guinée depuis très longtemps. J’ai eu beaucoup de déception. L’approche que j’ai aujourd’hui est plus collective. Il s’agit d’apprendre aux gens à entreprendre et aller chercher les moyens financiers pour les aider à développer leur entreprise, leur économie, pour leur permettre de faire leur business-plan. Cela leur permettra de profiter de la richesse du pays.

Vous aviez investi dans les domaines des transports, de l’éducation…vous dites finalement que vous êtes déçu, est-ce à dire qu’on vous a trompé ?

Non, je ne parlais pas de tromperie, peut être que j’ai été naïf à l’époque, mais maintenant j’ai beaucoup plus d’expérience. Cette expérience va me permettre justement de mettre en place tout une dynamique qui va changer peut être l’approche que nous avons au niveau de notre pays la Guinée.

Quelle analyse faites-vous de la gestion actuelle de la Guinée ?

La gestion est assez large comme question. Je pense qu’il y a une dynamique positive qui est mise en place notamment avec la chance que nous avons que notre président soit le président de l’union africaine. Il a profité pour mettre la lumière sur le pays, pour attirer des investisseurs, mais il faut que toute cette image profite aux guinéens et qu’il y ait un effet. Cet effet, je ne le vois pas aujourd’hui. Je vois une ville sale, je vois des jeunes qui ont envie de mourir pour aller en Europe, aux Etats-Unis. C’est ce qu’il faut casser en mettant en place une possibilité d’avoir un véritable emploi.

On sait également que vous êtes député en Belgique, au delà, qu’est-ce que vous faites d’autres ?       

C’est un travail à temps plein hein ! Je suis député dans deux parlements en Belgique et c’est mon troisième mandat. Je vais faire 15 ans en 2019. Je suis élu local aussi. Je suis le premier adjoint au maire dans une très grande commune belge dont le budget est la moitié de celui de la Guinée pour vous dire que le défi est colossal. J’ai des compétences dans l’emploi, le sport, la réinsertion socioprofessionnelle, j’ai la gestion du personnel de ma commune. J’ai un travail qui me prend énormément de temps. D’ailleurs quand je suis entré en politique, j’ai dû vendre toutes les entreprises que j’avais parce que c’était très compliqué de gérer les deux.

Il y a une forte communauté guinéenne en Belgique. Est-ce que vous êtes lié à cette communauté ?

Bien sûr, c’est inévitable et souvent d’ailleurs beaucoup de personnes quand on leur dit vous êtes Diallo, ils disent ce son mon frère, mon cousin. C’est ma famille, ils sont très fiers de le dire. J’ai un très fort lien avec eux et on essaie de travailler ensemble sur des projets d’éducation notamment par rapport à nos enfants puisqu’il y a beaucoup d’enfants guinéens qui sont nés en Belgique. Il est donc important de mettre des outils en place  pour les accompagner. Il y a aussi beaucoup de guinéens qui n’ont pas de papiers et qui n’arrivent pas à s’en sortir et qui se demandent s’ils ne reviendront pas volontairement en Guinée.

Est-ce que Béa Diallo est tenté de faire la politique en Guinée ?

C’est compliqué. Evidemment on a toujours envie de dire j’ai acquis une expérience, 15 ans en tant que parlementaire en Europe, j’ai un bagage, 12 ans comme élu local dans une grande commune qui gère des budgets importants qui sont la moitié du budget de la Guinée. Je voudrai bien venir contribuer peut être au développement économique de mon pays à travers la politique, mais aujourd’hui, il n’en est pas question. Je pense que les conditions qui sont misent en place ne me permettraient pas d’être optimal et de pouvoir travailler de manière autonome et structurelle pour mener des vrais projets.

Donc on ne peut pas s’attendre à ce que vous créiez dans l’immédiat un parti politique ?

Ehh, astaghfiroullah ! (rire). Vous avez trop de partis politiques dans ce pays et d’ailleurs c’est serait très compliqué de créer un parti politique.

Alors, vous pouvez intégrer un des partis

Intégrer un parti qui existe déjà, non ! Ce que je veux maintenant, c’est créer une dynamique collective. Les guinéens doivent comprendre que ce n’est pas un homme qu’il leur faut, mais c’est des hommes et femmes compétents pour que le pays puisse avancer. S’il y a une dynamique collective qui a envie qu’une personne porte un projet collectif qui est le leur et que je suis cette personne là, pourquoi pas si j’arrête ma carrière de politique en Belgique. Mais aujourd’hui, je suis bien dans ce que je fais, dans le travail que je mène.

Côté famille, Béa Diallo est marié ? A-t-il des enfants ?

Je suis marié, j’ai quatre enfants effectivement. J’ai deux grandes filles, j’ai un fils maintenant qui a dix-neuf ans qui s’appelle Ibrahima et une petite fille qui a quinze ans et demi et qui aura seize ans en avril. Donc, j’ai de grands enfants. Je suis un papa très heureux puisque je suis très fier de mes enfants. Et surtout mes enfants s’identifient beaucoup à leur pays d’origine. Comme mon père m’a toujours dit, n’oublie pas d’où tu viens ! Mes enfants se sentent 100% guinéens dans leur culture, dans leur religion et dans leur manière de parler. Mon fils et ma fille m’en gueulent tout le temps parce qu’ils veulent absolument apprendre le pular, le soussou. Ils veulent que je leur trouve un professeur de peul parce que quand ils viennent ici c’est difficile. Donc je vais m’y atteler pour qu’ils maitrisent la langue.

Quel message particulier aux jeunes de Guinée ?       

Je leur dirai tout simplement de ne pas désespérer. La Guinée c’est difficile, mais c’est possible. Je pense, en Europe, on dit que l’avenir c’est l’Afrique et que la Guinée en particulier est l’avenir de ce continent, mais cet avenir ne doit pas profiter aux occidentaux, il doit profiter aux africains et aux guinéens en particulier. Je dis à la jeunesse d’y croire. Moi en tout cas j’ai décidé de venir à côté d’eux beaucoup plus souvent pour me battre avec eux et peut être demain j’arrêterai définitivement d’être en Europe pour venir les accompagner dans ce combat.

Laplumeplus.com : merci à vous

Merci à vous mes frères.

Interview réalisée par Mouctar Bourwal Bah et Mamadou Samba Sow              

Exclusif : Aboubacar Soumah du SLECG « L’imam et l’archevêque de Conakry nous demandent de suspendre la grève pour ouvrir des négociations. Nous avons dit que nous devons consulter la base. »

Le secrétaire général adjoint du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a accordé une nouvelle interview à votre site. Aboubacar Soumah interdit de parole par le président Condé, n’exclu pas l’ouverture de négociations avec le gouvernement si la base l’autorise.

Laplumeplus.com : malgré le contexte actuel marqué par l’interdiction de parole que le chef de l’Etat a ordonné contre vous, est-ce qu’il y a eu un début de négociation avec les autorités ?

Aboubacar Soumah : il y a une évolution car on nous a envoyé des émissaires en la personne du grand imam (Elhadj Mamadou Saliou Camara) et l’archevêque (Vincent Koulibaly). D’autres syndicalistes et moi avons échangé avec ces chefs religieux mardi et mercredi sur les possibilités d’ouverture d’un couloir de négociations. Nous leur avons défini nos préalables. Ils se sont engagés au nom des deux religions à ouvrir les négociations, mais compte tenu de ce qui se passe maintenant, ils nous ont demandé de suspendre d’abord la grève. Ils nous ont dit qu’ils trouveront une solution à nos revendications. Nous leur avons dit que nous devons nous référer à la base pour examiner la demande. C’est à elle de décider. Nous avons convoqué une assemblée générale le vendredi 1er décembre à 9h au siège du SLECG.

Cela veut dire que vous n’êtes plus dans la clandestinité ?

Je continu de me cacher parce que jusqu’à présent, il y a des gendarmes qui débarquent chez moi. J’ai informé l’imam qui m’a dit que si on m’arrête, il se retire de l’affaire. Alors que nous étions à la grande mosquée, ma femme m’a appelé pour me dire que des policiers et gendarmes étaient chez nous. L’imam a remonté l’information aux autorités qui ont dit qu’aucun service n’a été mandaté pour m’interpeller.

Mais les cours commencent à reprendre peu à peu dans certaines écoles. Vous n’êtes pas inquiet ?

Non !non ! Vous savez, c’est la fin du mois, ceux qui sont au billetage sont obligés d’aller à l’école. La condition, on vous demande d’aller en classe avant de vous remettre votre salaire. Ce sont des choses que nous tolérons pour cette semaine 3 à 5 dans une école. Cela ne veut pas dire qu’il ya eu reprise.

Interview réalisée par Mamadou Samba Sow

Oularé Amara proviseur du complexe scolaire privé Cheik Abdoul KABA (CAK) : « Certains parents… n’acceptent pas que leurs enfants échouent. Quand c’est le cas, ils retirent leurs dossiers pour une autre école. »

Dans cet entretien, le proviseur du complexe scolaire Cheik Abdoul KABA explique comment son école est devenue une référence à Tombolia, un des quartiers de la haute banlieue de Conakry.

La Plume Plus: Parlez-nous de l’historique de votre établissement
Amara Oularé : Le complexe scolaire Cheik Abdoul KABA situé à Tombolia Mangué-Boungni a commencé à fonctionner en 2008 avec 14 groupes pédagogiques dont 6 au niveau du primaire et 8 au secondaire. Nous avions 22 enseignants encadrés par trois membres de direction pour un effectif de 325 élèves.
Aujourd’hui, cet effectif a évolué de façon exponentielle et il est de 3.950 élèves dont1006 filles entretenus par 85 enseignants dont 9 encadreurs.
Cette évolution est liée au travail que nous somme entrain de faire dans la zone de Tombolia.
On a créé une particularité parce qu’on a mis en place un système dont je me réserve de révéler.
Comment fonctionne votre établissement ?
Cheik Abdoul KABA fonctionne de façon normale. D’abord, nous recrutons tous les élèves que nous recevons. Après un mois d’étude, nous procédons à un test, ce test nous permet de diviser les enfants par niveau, de connaître ceux qui doivent faire les premières, les deuxièmes ou troisièmes salles selon les moyennes imposées dans ces classes et proposer aux parents des élèves qui n’ont pas de bonnes notes tellse que 6,5 ou 4 de faire des rétrogradations.  Il arrive des fois même que certains parents n’acceptent pas, ils prennent leurs enfants pour les envoyer ailleurs. Nous n’encadrons que ceux qui acceptent et nous procédons à des évaluations mensuelles dont les résultats sont publiés le 10 de chaque mois.
Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée ?
Le bilan est très positif, positif par rapport aux résultats obtenus lors des résultats des examens nationaux. Chacun de nous sait ce qui a caractérisé les examens de l’année dernière en termes de rigueur avec la décision concernant les notes de cours, la formation des délégués… nous avons eu de bons pourcentages avec 66% de réussite. Sur 110 candidats en SM (sciences mathématiques), on a eu 107 admis soit 96% et le 17éme de la république est venu de notre école, en SE (sciences expérimentales) sur 117 candidats,  on a eu 42 admis soit 33%, en SS (sciences sociales), sur 181 candidats, on a eu 161 admis soit 88%. Au BEPC, sur 237 candidats, on a eu 161 admis soit 67%.
En ce qui concerne les résultats chez les professes, sur 38 enseignants inspectés par l’inspection générale de l’éducation, l’inspection régionale de l’éducation et la direction communale de l’éducation, seulement 6 n’ont pas répondu à nos attentes. Donc, d’une manière générale, le bilan est satisfaisant.

Je suis amené à vous demander le secret de votre réussite
D’abord qui dit meilleurs élèves parle de meilleurs enseignants. Ici à CAK, on s’intéresse beaucoup au recrutement des enseignants de qualités  ayant au moins une expérience de cinq ans au moins. Nous faisons des auto-inspections dans les classes, nous remercions les élèves qui ne répondent pas aux  critères édités par la législation scolaire.
Nous  n’installons pas les élèves qui ne sont pas admis pour la 7éme année et la 11éme année.
Nous faisons échouer les élèves qui n’ont  pas la moyenne au niveau des classes intermédiaires en leur faisant reprendre la classe, nous veillons sur la ponctualité et la régularité des enfants.  Après deux jours d’absence d’un élève, les éducateurs appellent ses parents pour des explications. Ceux qui viennent en retard, nous retirons leurs carnets de correspondances en mentionnant l’absence  dedans et les parents signeront. Après trois absences, on convoque les parents.
Il ya une communication permanente entre les parents et nous.
Nous organisons des événements sportifs et culturels de haut niveau en faisant venir neuf à dix artistes. Le fondateur assure le financement.
A la fin de chaque mois, les parents sont informés des résultats de leurs enfants et nous avons des salles de classes qui répondent aux normes.
Il  n’ya pas de succès sans difficultés, quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?
Au niveau des difficultés, nous ne sommes pas dotés de manuels scolaire par l’État,
nous n’avons jamais bénéficié d’une formation ou d’un séminaire de la part de l’État afin de nous perfectionner, l’État n’a jamais subventionné notre école, c’est le fondateur qui finance tout.
Certains parents, une fois qu’ils installent leurs enfants, ils pensent que c’est fini. Ils ne viennent plus et il ya d’autres qui n’acceptent pas que leurs enfants échouent. Quand ces derniers échouent, ils retirent leurs dossiers pour une autre école.  Donc il ya un tourisme scolaire qu’on observe au niveau de ces parents.

Interview réalisée par Moussa Kaba

Aboubacar Soumah du SLECG « La libération des quatre syndicalistes est un bon geste, mais ce n’est pas cela qui va nous amener à suspendre la grève. »

La grève générale dans le secteur de l’éducation va continuer malgré la libération des quatre syndicalistes, telle est la substance d’une interview accordée à votre site par Aboubacar Soumah, deuxième secrétaire général adjoint du SLECG.

Laplumeplus.com : vous confirmez la libération des quatre syndicalistes grâce à l’implication de Hadja Rabiatou Sera Diallo?

Aboubacar Soumah : oui, ils ont été libérés ce soir là. Bon, nous c’est la COSATREG de Yamoussa Touré qui a impliqué maitre Béa qui a fait venir les camarades au tribunal. Il a agi pour les faire libérer. Il y a aussi les grandes-gueules qui ont sermonné Hadja du fait que ce soit dans une grande institution nationale que les syndicalistes soient arrêtés. Elle a reconnu les faits et s’est impliquée finalement pour leur libération.

Quelle va être la suite du mouvement ?

Le mot d’ordre de grève reste maintenu.

Le ministre de l’éducation nationale dit qu’il n’ pas d’interlocuteur. Que répondez-vous ?

Ah bon ! s’ils n’ont pas d’interlocuteurs, on va rester comme ça.

Avez-vous appris la mort d’un élève ?

J’ai été informé de cela ce matin. Nous avons demandés aux enseignants de rester à la maison, nous avons demandés aux parents de garder les enfants à la maison. Eux (responsables), parce qu’ils ont les moyens passent à la radio et à la télévision pour dire le contraire. Vous avez suivi l’inspectrice générale de l’éducation qui a demandé aux élèves et enseignants d’aller à l’école ? Vous avez vu ?

Si nous, nous demandons aux élèves et enseignants de rester à la maison et eux, ils disent le contraire, s’il y a des casses, qui est responsable ?

La libération des quatre syndicalistes est un bon geste, mais ce n’est pas cela qui va nous amener à suspendre la grève.

Amadou Tyndel Diallo président du collège des étudiants des universités privées de Guinée « Nous ne sommes pas des marionnettes des fondateurs… »

Elu le 15 mai 2017 à la tête du collège des étudiants des universités privées de Guinée, Amadou Tyndel Diallo, tente de renforcer l’image de sa structure qui défend les intérêts de ses camarades jeunes auprès des autorités. Dans cette interview, il évoque les relations avec les fondateurs d’universités, l’enseignement privé…Lisez !

La Plume Plus : comment se présente votre structure ?

Amadou Tyndel Diallo : le collège des étudiants des universités privées de Guinée a été créé le 27 janvier 2016 à l’occasion de la fermeture de toutes les universités privées. Les fondateurs nous ont appelés, nous présidents des différentes universités pour nous informer. Directement, nous nous sommes dits, il fallait que nous nous constituions en collège pour essayer d’arranger ce problème, rencontrer les autorités, leur expliquer le problème et voir qu’est ce qu’il y a lieu de faire pour une réouverture rapide des universités.

Le collège des étudiants des universités privées était constitué de neuf universités.   Après la mise en place du bureau exécutif, notre secrétaire chargé des relations extérieures s’est battu pour que nous ayons 25 établissements privés.

Comment coordonnez-vous vos activités quand on sait qu’il y a aussi des universités à l’intérieur du pays ?

D’abord je précise que notre siège est tournant. Nous  tenons nos réunions les samedis dans toutes les universités privées de la capitale de façon tournante. Pour nos antennes à l’intérieur du pays, nous sommes avec l’université Ahmadou Dieng de Labé. Pour les autres, nous nous battons pour les attirer dans l’intérêt des étudiants. Le financement se fait à travers des cotisations. Chaque université  verse un million de francs guinéens par an. La somme est payée par l’administration et non par les étudiants.

Est-ce que vous n’êtes pas les marionnettes des fondateurs qui vous manipulent ?

Loin de là. Nous ne sommes pas les marionnettes des fondateurs des universités privées. Lorsqu’il y a eu fermeture récemment, nous n’étions pas d’accord avec la décision. Nous leur avons dit pourquoi ne pas négocier parce que tout finira autour de la table avec l’Etat. Dans chaque université, il y a le conseil des étudiants qui n’est pas nommé par l’université. Il est élu par les étudiants. Chacune des 25 universités membres du collège envoie deux ou trois étudiants pour représenter l’institution. Du coup, nous, nous défendons l’intérêt général des étudiants. Nous ne sommes pas les marionnettes de ces fondateurs comme vous le dites.

Quel est votre constat par rapport à l’enseignement supérieur privé guinéen ?  

Il y a de ces universités privées qui ne répondent pas aux normes. Mais moi j’accuse l’Etat car c’est à lui de règlementer ce secteur. Il y a d’autres par contre qui dépassent certaines universités publiques. Je ne comprends pas pourquoi l’Etat cherche à supprimer les universités privées.

Après l’incident survenu lors du forum de l’étudiant au palais, vous avez présentez des excuses au chef de l’Etat au cours d’une rencontre à Sékhoutoureya. Comment comprendre une telle démarche ?    

Nous avons appréciés l’organisation de la première édition du forum de l’étudiant guinéen. Mais en quelque sorte, je ne dirai pas que nous étudiants, nous nous sommes mal comportés. Nous ne savions pas qu’il y avait des étrangers dans la salle. Le président avait promis des tablettes qui étaient déjà mises en vente dans certaines universités de la place.

Si vous prenez l’exemple sur l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Jetropha était déjà installé, les tablettes étaient en vente.  Les étudiants n’étaient pas informés à cause d’un manque d’information. Le président qui n’a pas apprécié la démarche a réagi pas en tant que président de la république, mais en tant que chef de famille. Ila voulu nous dire que ce que nous avons fait n’était pas la bonne manière. Quand nous l’avons rencontré à Sékhoutoureya, c’est ce qu’il nous a dit. Qu’il aurait pu comprendre que nous l’interpellions dans une université ou bien qu’on l’invite.

Cela avait déjà été fait à l’université Gamal, ce n’étais pas la première fois que le président soit interpellé par des étudiants. En clair, est-ce que c’est vous qui avez demandé à rencontrer Alpha Condé ?

La démarche est venue de nous. Lors du forum lorsque l’incident s’est produit, nous avons jugé nécessaire de présenter des excuses publiques au président lors de la troisième journée du forum. Nous avions proposés cela à monsieur Kalil Oularé directeur général de HADAFO-médias un des organisateurs, la cheffe de cabinet du ministère de l’enseignement supérieur madame Zenab Camara. Mais notre proposition n’a pas marché.

Depuis lors, nous nous sommes regroupés pour voir comment rencontrer le président de la république. Premièrement pour lui présenter des excuses et deuxièmement lui parler de nos problèmes. L’idée est venue de nous les étudiants des universités privées et publiques, pas de la présidence, ni du ministère.  Les présidents de Kankan, Nzérékoré et Labé étaient là.

Finalement, tout s’est bien passé

Effectivement, tout s’est bien passé. Beaucoup de personnes nous ont félicités surtout nos amis étudiants dans la mesure où nous avons parlé au président de nos inquiétudes qui figuraient dans un mémorandum.  Nous avons demandé au président de faciliter la formation des formateurs, l’équipement des laboratoires, la dotation des bibliothèques universitaires en ouvrages spécialisés, la connexion au réseau wifi pour faciliter les recherches, la réduction du prix des tablettes, le payement à temps des bourses des étudiants du public, l’achat de bus pour les étudiants, financer le master des meilleurs étudiants, des rencontres périodiques avec les étudiants, les aider à développer des mini ou méga projets, règlementer l’enseignement privé et faciliter l’accès aux bourses extérieures.

Le plus souvent on ne quitte pas Sékhoutoureya les mains vides. Est-ce que vous n’avez d’ailleurs pas reçu de l’argent avant de vous rendre au palais présidentiel ?

Bon, reçu ou pas reçu, cela ne m’intéresse pas. Ce n’est pas en mon temps qu’on va dire que les étudiants ont crié sur le président de la république n’importe comment. Nous sommes tous appelés à diriger ce pays, c’est à nous de donner le bon exemple. Nous n’avions pas pour soucis de recevoir de l’argent ou autre chose à la présidence. Nous voulons mériter la confiance que les étudiants ont placée en nous.

Merci à vous

Entretien réalisé par Mamadou Samba Sow. Tel : 622.02.05.65/664.68.73.94

 

Aminata Djoran Kourouma Miss Guinée-Maroc : « Être miss n’est pas simplement la beauté, il faut savoir assumer cette responsabilité »

Les ambassadrices de la beauté guinéenne s’activent dans les actions sociales. Elles viennent en aide aux personnes en situation précaire. La miss Guinée-Maroc 2017 en séjour actuellement en Guinée a accordé une interview à un des reporters de votre site.

La Plume Plus : présentez-vous à nos aimables lecteurs

Je suis Aminata Djoran Kourouma étudiante en master 2, stratégie marketing à l’école supérieure des sciences économiques et de management de Casablanca. Je suis âgée de 20 ans.

La Plume Plus : Où avez-vous commencé les études ?

J’ai fait une partie de l’école primaire à Emmaüs, la 3ème année à La Providence à  Petit Simbaya cela jusqu’en 11ème année avant d’aller à Albert de Monaco à Sangoyah où j’ai eu le baccalauréat en 2013 dans l’option sciences sociales.

La Plume Plus : Quelle comparaison ferez-vous entre l’école guinéenne et celle marocaine ?

Je ne saurais le faire parfaitement.  Je n’ai jamais fréquenté l’université en Guinée,  ni le lycée au Maroc. Donc la comparaison ne sera pas vraiment nette. Mais qu’à cela ne tienne, à mon humble avis, le Maroc donne une très bonne formation.

La Plume Plus : Aujourd’hui, que signifie miss Guinée-Maroc pour vous ?

Un objectif est atteint. C’est une réussite pour moi après plusieurs échecs, une grande fierté d’être ambassadrice de toute une communauté au royaume chérifien.

La Plume Plus : j’imagine que cela n’a pas été facile. Alors, parlez nous des difficultés rencontrées

Pour moi, il s’agissait de donner le meilleur de moi car après trois échecs à la conquête de la couronne, je devais me surpasser. Le plus grand défi était d’être en compétition avec 7 autres belles filles toutes aussi engagées que moi.

La Plume Plus : Dans quel but êtes-vous revenue en Guinée ?

Je suis là dans le cadre de l’exécution de mon projet humanitaire qui est la scolarisation des enfants orphelins et en situation précaire.
J’ai fait un don de fournitures scolaires à 50 orphelins de la cité de solidarité il y a quelques semaines.

La Plume Plus : Avez-vous des partenaires ?

Pas vraiment, mais quelques uns comme Conakry capitale mondiale du livre, graphypoint (au Sénégal).

La Plume Plus : Vos conseils aux jeunes filles qui aspirent être comme vous

Soyez persévérante, croyez en vous, ne le faites pas simplement pour les honneurs et les cadeaux mais pour quelque chose de plus fort en quoi vous croyez vraiment. Etre miss n’est pas simplement la beauté, il faut savoir assumer cette responsabilité, être modèle, un exemple pour tous et surtout donner une raison d’avoir le titre avec un projet.

La Plume Plus : merci pour la sympathie

Ce fut un plaisir

Entretien réalisé par Mamadou Bhoye Barry étudiant en Licence 2, langue française à l’ISSEG de Lambanyi