L’Education : Une solution aux violences en Guinée

Plus d’un demi-siècle après son accession à la souveraineté nationale-précisément, 59 ans-, la Guinée enregistre périodiquement des violences sociopolitiques ahurissantes. Ce qui pousse certains observateurs à la qualifier de « pays sauvage ». Les évènements du 28 Septembre 2009, les manifestations politiques meurtrières de 2010 à nos jours ou les décennies passées, les conflits interethniques notamment ceux récents en Guinée-forestière,…sont hautement illustratifs car, ces violences ont engendré des centaines de morts, de blessés, de cas de viol ainsi que des dégâts matériels importants.

Bien avant de se pencher sur les solutions à ces multiples violences aux conséquences désastreuses, il est important de souligner leurs causes fondamentales. A ce titre, nous pouvons noter entre autres :

1-Les préjugés et stéréotypes : A longueur de journée, selon votre milieu social, vous entendrez vos proches (famille, collègues de service, au café,..) faire des procès d’intention ou jugements infondés aux autres communautés ethniques. Par ailleurs, chaque communauté a ses propres étiquettes (stéréotypes) inventées par les autres communautés ; des qualificatifs répugnants qui sèment sans cesse la division entre les guinéens à tel enseigne que l’esprit patriotique cède la place à l’esprit ethno-partisan. Pis encore, ces préjugés et stéréotypes se transmettent de génération en génération tout en élargissant le fossé  entre les ethnies et en amplifiant la haine envers « l’autre ».

2-Les propos incendiaires des politiques : Un parti politique, au-delà de sa vision de conquête du pouvoir, a aussi une mission régalienne à savoir : l’éducation de ses militants et sympathisants. Fort malheureusement, dans les QG et sièges des partis politiques, certains ‘’leaders’’ et/ou ‘’apprentis politiques’’ se plaisent d’avancer des propos incendiaires dans le seul but de faire la Une des journaux et des débats tant bien sur les antennes des radios que des télévisions. Leurs propos émotionnels renforcent, sans doute, l’esprit ethnocentrique et le radicalisme des militants et sympathisants de part et d’autre. Ils contribuent ainsi, sans peut-être le savoir, à la détérioration du climat très sensible de paix et d’unité entre les différentes communautés guinéennes parce qu’on sait que les partis politiques sont fondés essentiellement sur une base communautariste.

3-La consommation abusive des stupéfiants : Ce qui rend difficile la gestion des mouvements de foule ou la canalisation des manifestants pour limiter les violences, c’est surtout le fait que, beaucoup de jeunes des quartiers populaires se  livrent à la consommation abusive des stupéfiants, notamment, la drogue. Un drogué n’a peur de rien y compris la mort. A longueur de journée, nous constatons avec une grande amertume, des jeunes se livrer à cette pratique sous l’œil indifférent ou impuissant de leurs parents et même des forces de sécurité. A l’occasion des marches de l’opposition et autres grèves, notamment syndicales, ces jeunes drogués se mettent à barricader les routes, à brûler des pneus usés, à jeter des cailloux ci et là, à piller des magasins, à dépouiller les passants de leurs biens, à injurier et à casser des vitres de véhicules sans même, parfois, connaitre ce pour quoi la grève a été déclenchée.

4-Le manque d’esprit républicain de certains agents des forces de sécurité : Sans population, il n’y aurait pas de forces de l’ordre et de sécurité et, sans celles-ci, il n’y aurait pas de quiétude dans la cité. Leur complémentarité et interdépendance sont donc incontestables. Fort malheureusement, certains éléments des forces de l’ordre (police, gendarmerie) agissent comme des milices qui, au lieu de protéger la population, la malmène en portant atteinte, par exemple, à l’intégrité physique des manifestants voir même à leur vie. Ce qui fait que la cohabitation et la collaboration deviennent parfois très tendues entre forces de l’ordre et civils.

5-La malhonnêteté intellectuelle : Certains intellectuels guinéens, pour des raisons politiciennes, falsifient la vraie histoire de notre pays. Ils vont jusqu’à dire que telle ou telle communauté est « étrangère » en Guinée. Je me demande si vraiment ils connaissent l’histoire réelle de la Guinée car, les ethnologues nous ont appris que toutes les communautés ethniques de la Guinée sont le fruit d’un mouvement migratoire. Ce serait donc très utile d’enseigner l’histoire réelle du pays et de s’abstenir de tout discours de falsification de celle-ci.

6-La mauvaise interprétation de l’éthique démocratique : Dans un pays où la majorité  de la population est analphabète, il revient aux intellectuels et autres leaders d’opinion d’expliciter ‘’l’éthique démocratique’’, de faire savoir aux citoyens que la démocratie n’est pas une affaire d’ethnie, de région ou de religion. Surtout, on devrait vulgariser les principes de base de la démocratie qui sont entre autres : l’alternance, le libre choix, la liberté d’expression,…

Il faut souligner que les causes ci-haut citées sont loin d’être exhaustives ; néanmoins, elles nous permettent d’avoir une vue d’ensemble sur  les violences en République de Guinée. A présent, intéressons-nous aux solutions envisageables pour éradiquer les violences afin de moraliser la vie sociopolitique. Ainsi, nous pouvons noter :

  • La réforme de l’éducation familiale, sociétale et scolaire : cette thématique a déjà fait l’objet d’une analyse profonde de notre part afin de montrer la place de l’éducation dans le processus de réconciliation nationale. Mais, il est important d’y revenir car, sans éducation, l’individu n’a autre choix que d’agir comme un « sauvage ». Il est aussi à souligner que cette éducation est l’affaire de tous (familles, Organisations de la société civile, écoles, partis politiques, leaders d’opinion,…) ;
  • L’opérationnalisation réelle du Ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté : Ce ministère a un rôle prépondérant à jouer pour la consolidation de la paix et la promotion de l’esprit citoyen, gage de toute stabilité sociopolitique et d’un développement radieux. Déjà, quelques actions salutaires sont en train d’être faites dans ce sens comme « la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix». Mais, il convient de souligner que la citoyenneté est un processus de longue haleine puisqu’il s’agit d’un changement de comportements. C’est pour cette raison, en ce qui me concerne que j’aurais préféré qu’on confie cette noble mission au Ministère de l’Education Nationale.

Le « citoyen modèle » auquel on rêve se fabrique comme une miche de pain ou une brique. Tout commence à bas âge et se poursuit tout au long de la vie de l’individu. Mais, l’essentiel du processus de socialisation se déroule dès la petite enfance dans la famille d’abord, puis, à l’école et, ensuite, dans la société dans sa globalité.

A cette époque où les parents ont très peu de temps à consacrer aux enfants, il serait important de donner plus de poids à l’école dans le cadre de la fabrication des «citoyens responsables », des  « citoyens nouveaux ».

En somme, il est à retenir que les principales causes des violences qu’on enregistre ci et là en République de Guinée sont dues à une défaillance éducative. Il est donc possible de rectifier le tir en mettant l’accent sur l’éducation familiale, sociétale mais aussi et surtout scolaire.

C’est l’éducation qui « fait passer l’individu du stade d’animalité à celui d’humanité ».

Aboubacar Mandela CAMARA, sociologue/Consultant en éducation/Enseignant-Chercheur. Coordinateur de l’ONG ‘’Save My School’’. Tél. : 00224 628 13 36 09

Entrée en 7eme année : 63% d’admis




Comme promis par le ministère de l’enseignement pré-universitaire, les résultats de l’examen d’entrée en 7eme année sont disponibles ce 5 juillet. Dans l’ensemble, on enregistre 63% de réussite soit 117 mille admis.
Dans la commune de Dixinn, il y a mille 706 admis pour l’enseignement général dont 50 pour le franco-arabe. La première de la commune a pour nom Diariou Sow de la Sainte Marie et le premier en franco-arabe, c’est Mohamed 4 Camara de la Bellevue.




A Ratoma, pour l’enseignement général, les admis sont au nombre de 15 mille 365, la première Saran Traoré vient de l’école Habibata Tounkara. Pour le franco-arabe, ils sont 513 et le premier sur la liste c’est Mamadou Mouctar DIALLO de l’établissement Elhadj Ismaël.
Dans la commune de Matoto, l’enseignement général totalise 13 mille 213 admis, deux garçons se partagent la première place : Yacouba Camara de Henry Bosco et Facinet Bangoura d’EMAT-Ecole. En arabe, 1200 élèves décrochent leurs tickets. A ce niveau, le premier Issiaga CAMARA vient de l’école Hadja Kaningbè.
A Matam, Cheikh Fanta Mady Chérif est le premier des 2 mille 889 admis. Il a pour école d’origine l’EP MAYORE. Précisons cependant qu’il y a trois autres premiers ex aequo. Mohamed Chérif de Mohamed Saïd est le premier de l’enseignement franco-arabe.
Dans la commune de Kaloum, la plus petite de la capitale, l’enseignement franco-arabe enregistre 16 admis tous des candidats du collège de la gare. Le premier a pour nom Abdoul Karim Keita.
En conférence de presse ce mercredi, le ministre de l’enseignement pré-universitaire a fait savoir qu’aucun candidat n’a été repêché. Selon lui, dix surveillants ont été arrêtés au cours de cet examen pour violation des règlements généraux des examens et un délégué a été renvoyé pour retard.
Mamadou Samba Sow



Fin du BEPC à Labé : satisfaction des candidats et des responsables




Le brevet d’étude du premier cycle a pris fin ce mardi 4 juillet. Au centre Konkola, les élèves et leurs encadreurs se sont réjouis du bon déroulement de cet examen. Toute fois, les candidats expliquent que les sujets de mathématiques et de physique n’étaient pas abordables.




Pourtant selon Mamadou Moussa un des surveillants, les sujets sont conformes au programme. Dans ce collège de Konkola, le premier responsable du centre Mamadou Moussa Baldé indique que tout s’est bien passé. Il affirme que les enfants ont compris le message car il n’y a pas d’intérêt à frauder.




Pour Diallo Mamadou Saliou Aïssatou surveillant, aucun cas de fraude n’a été enregistré. Il soutient que les élèves ne se sont pas pleins et ils se sont bien débrouillés. Il a demandé aux parents de mieux encadrer les enfants.
Bah Mamadou licence1 droit à l’université Ahmadou Dieng campus de Labé

Examen d’entrée en 7eme : derniers réglages

À 48 heures du lancement des épreuves de l’examen d’entrée en 7eme année désormais appelé examen de fin d’étude du primaire, élèves et enseignant se sont donnés rendez-vous dans leurs écoles respectives pour les dernières informations. Au lycée Hadja Nankolan Souaré communément ‘’Lyhnaso’’ un des centres, neuf établissements s’y retrouvent : Komber Souleymane, Amadou Sylla, Zézé, Saint Constance, Les Écureuils, Kobaya plateau,  Fassou Moriba Loua, Minata Magassouba et Emmanuel Kamano. Ce centre accueille 232 candidats dont 135 filles selon le responsable Sékou Kourouma. Il a donné des conseils aux candidats  » je demande à tous les candidats d’être sages pour le bon déroulement des épreuves. Aux surveillants, de respecter et faire respecter les principes du département et je leur demande d’être à l’heure pour se mettre à l’abri des problèmes ».

Les élèves se disent prêts à affronter les épreuves car selon eux,  il est temps d’ôter la tenue du primaire. Du côté des enseignants, on affirme que tout est mis en œuvre pour le bon déroulement de l’examen.

Des étudiants rencontrés sur place, ont aussi donné des conseils à leurs frères. Lounceny Fofana de la licence 1 à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia précise  »  l’année passée j’étais candidat au baccalauréat et ce n’’était pas facile. Je demande à mes sœurs et frères de venir prêts, d’avoir surtout l’espoir car l’espoir est une victoire « .

Mamadou Bhoye Barry licence 1 langue française ISSEG de Lambandji

Bac blanc : résultats confus au lycée de Kipé

Les résultats du baccalauréat blanc du lycée de Kipé ont été publiés le jeudi 15 juin. Nombreux sont les candidats qui ont rallié l’école pour s’enquérir de leur sort. Dans l’ensemble, ces résultats sont peu satisfaisants et contiendraient des erreurs.

Rencontré sous le hall du lycée, Naby Laye Soumah élève en terminale sciences sociales e n’a pas eu sa moyenne mais ne désarme pas: « on a vu les résultats, c’est catastrophique mais bon cela nous permettra de nous remettre en cause. Je reste optimiste en ce qui concerne l’obtention de mon bac ».

En sciences sociales, sur 323 candidats,  il y a eu 75 admis. Foulématou Bangoura qui fait également la terminale science sociale explique pourquoi elle a  échoué: « à l’approche du bac blanc, je suis tombé malade et alité pendant deux semaines.  Je  profite pour dire à mes amis de ne pas se décourager car il reste encore le bac réel ».

Monsieur Alkaly  Cissé professeur d’anglais au lycée de Kipé,  admet de son côté que ses candidats ont travaillé dans sa matière : « en anglais,  les enfants ont travaillé. Pour  preuve, il  y a un candidat en science sociale qui a eu 20 sur 20 en anglais. » En ce qui concerne l’apprentissage de l’anglais en Guinée, ce professeur reste optimiste.

Alkaly Cissé professeur d’anglais au lycée de Kipé

Si en science sociale on connait le nombre de candidats et d’admis, dans les deux autres options (expérimentale et mathématique), il n’y a aucune indication. A la direction, monsieur Barry le censeur n’était pas en mesure de nous fournir les statistiques. Pour lui, les listes restent ouvertes car certains candidats qui ont eu la moyenne ont été omis.

Un des candidats qui déclare n’avoir pas vu son nom affirme que le premier en science sociale n’a pas mérité son rang. En clair, des erreurs informatiques ont faussé les données.

Siba Toupouvogui

Faranah: Kankou Touré, élève en 9e décroche le concours d’accès à la fonction publique

Dans la commune urbaine de Faranah, on ne parle que d’elle. Kankou Touré fait la 9eme année au collège 2 situé au quartier Ponkoma. Elle fait partie des 5000 enseignants recrutés à la fonction publique à l’occasion du dernier concours dont les résultats ont été publiés fin décembre.

Tout le monde se demande comment cette adolescente a pu réussir un tel pari. A-t-elle fait le concours elle-même ? une autre personne l’a-t-il fait à sa place ? Le mystère est total. Kankou Touré est en tout cas une lectrice de La Plume Plus, mais elle ne veut pas d’interview. Elle le répète à qui veut l’entendre. Elle n’a pas accepté de se confier à notre correspondant.

Lorsque nous l’avons appelé au téléphone, à plusieurs reprises, elle a préféré ne pas répondre. Pourtant, elle répond aux SMS mais avec un ton menaçant ‘’laisse-moi tranquille sinon je vais te créer des problèmes. ‘’ Au collège 2 un des établissements publics de la localité, la direction à son tour ne souhaite pas que ce dossier fasse l’objet de médiatisation. Les responsables craignent que l’image de leur école ne soit ternie.

Depuis l’annonce des résultats du concours de recrutement à la fonction publique, les critiques ne manquent pas. Les contractuels dont beaucoup ne sont pas admis soutiennent que la corruption était au rendez-vous. Certains candidats auraient déboursé jusqu’à six millions ou plus pour avoir le concours. Difficile de savoir si Kankou Touré fait partie de ce lot et si tel est le cas pourquoi a-t-elle tenu à intégrer la fonction publique à son âge ?

Mamadou Samba Sow

Dubréka: Un enclos transformé en salle de classe à Kakounsou

La localité de Kakounsou est une île qui se trouve dans le district de Magnakhoun dans la commune rurale de Khorira (préfecture de Dubréka à 50km de Conakry). Depuis l’indépendance de la Guinée en 1958, Kakounsou n’a pas connu d’école moderne. C’est pourquoi, décidés de sortir de cette situation, les habitants ont eu l’idée d’aménager un hangar pour enfin voir leurs enfants scolarisés.

« Kakounsou est vraiment abandonné, pas d’école, pas de poste de santé, les enfants souffrent beaucoup ici. Pour ne pas se limiter seulement aux travaux champêtres, les habitants ont initié cette école archaïque qui permet cependant aux enfants d’acquérir quelques notions scientifiques » dixit Mohalim Fodé Bangoura l’encadreur de ces enfants.

Selon le chef du village le but est de contrer l’analphabétisme à Kakounsou: « Les habitants de ce village ont sérieusement besoin d’une école digne de nom » rajoute t-il.
Il faut noter que plus de 300 enfants sont en âge d’aller à l’école dans le village de Kakounsou mais seulement 42 sont scolarisés.

Source : Bourhane Saif Deen Camara www.jeunelitegn.com

Punition et sanction en milieu scolaire : comment et quand les appliquer ?

Le 27 décembre dernier, un atelier de formation portant sur le thème punition et sanction en milieu scolaire a réuni enseignants et spécialistes de l’éducation à l’ISSEG, Institut Supérieur des Sciences de l’éducation de Guinée. La séance a été animée par le pédagogue Jean Lamanthé Feindouno, Chef de département adjoint en Sciences Sociales Chargé de la recherche dudit Institut.

Dans un premier temps, le formateur souligne qu’en matière d’éducation il y a beaucoup de différences entre punition et sanction. Pourtant, elles sont souvent confondues par les enseignants. La punition est la peine que le maître inflige à l’apprenant qui n’aura pas respecté un règlement. La punition a pour objectif de faire cesser le comportement inadéquat le plus vite possible sans prendre en compte la dimension éducative (on ne dit pas à l’enfant quel pourrait être le comportement approprié). C’est dire alors que la punition est immédiate et sans délai.

Les punitions scolaires doivent s’inscrire dans une démarche éducative partagée par l’ensemble des équipes et de la communauté éducative. Les principes directeurs qui doivent présider au choix des punitions applicables dans l’établissement sont énoncés dans le règlement intérieur. Dans un souci de cohérence et de transparence, c’est le conseil d’administration qui établit ce règlement.

Ensuite, le formateur s’attarde sur les formes de punition qu’il énumère en quatre points :

a)La punition expiation
Le coup de pieds, les coups de règles
•La souffrance du puni est signe d’un authentique repentir
•Elle fait « sortir le mal»
C’est un mal qui sert à guérir un autre mal

b) La punition signe :
Faire tenir debout…
•Il s’agit de singulariser le puni
•Ce n’est pas la douleur qui est visée mais la honte, l’humiliation!
Le but est de reconstituer un jugement raisonnable

c)La punition exercice
•Recopier 100 fois…
•Elle n’est pas brutale mais pénible
•Elle exige deux fois, dix fois, cent fois, dans la constance et la froideur
Elle développe la musculature du poignet et anesthésie les esprits

d) La punition bannissement
•Renvoi de la classe, Chambre de réflexion…
•La personne est «mise dehors»
•La transgression est considérée comme un délit

Des punitions à éviter : Menaces, critique de l’incapacité à respecter le contrat, réprimandes virulentes…
Propositions de punitions : Mise à l’écart immédiate, ferme et sans agressivité : motif exprimé par l’enfant, durée indiquée à l’enfant : « Tu es très en colère, et je te comprends. Assieds-toi ici, nous parlerons dans cinq minutes, quand tu seras calme. » Respect du maintien à l’écart et du temps.

Bref, La punition est une approche pédagogique centrée sur l’enfant dans le souci de l’éduquer afin qu’il soit bien inséré dans la société qui est déterminante et qui transforme des individus en personne.

Quant à la sanction, Jean Lamanthé Feindouno la définie en citant Jean-Pierre Carrier – Docteur en Sciences de l’Education qui dit « La sanction est la conséquence prévue à l’avance d’une infraction ou d’un non-respect d’une règle ou d’une loi explicitement formulée et reconnue ».

Les sanctions à l’école maternelle et élémentaire :
– La maternelle : aucune sanction ne peut être infligée
– À l’école élémentaire également, « Tout châtiment corporel est strictement interdit ». rappelle-t-il.

Quant à la question de savoir quelles sont les caractéristiques d’une sanction pédagogique, le formateur répond :
« La sanction s’adresse à un sujet, elle n’est pas collective. Elle porte sur des actes, non sur des personnes. Elle est privation d’exercer un droit. Elle est orientée vers l’avenir, non vers le passé. Elle s’accompagne d’une procédure réparatrice. »

A l’issue de la formation, les participants dans l’ensemble ont exprimé leur satisfaction et manifesté le souhait de régulièrement participer à de telles formations.

Thierno Abdoul DIALLO