CERE : lancement du 1er programme de doctorat en science de l’environnement

Le centre d’étude et de recherche en environnement de l’université Gamal Abdel Nasser vient de se doter d’un programme de doctorat dans le domaine de l’environnement. L’annonce de la nouvelle a eu lieu ce samedi devant plusieurs étudiants et enseignants chercheurs.

Dr Alpha Issiaga Diallo, un des enseignants du CERE a tout d’abord précisé que c’est le 18 novembre 2012 que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a autorisé ce centre à créer un programme de doctorat. Concernant les thématiques qui seront vues par les étudiants, il a fait savoir qu’elles tournent autour de :

L’aménagement du territoire incluant la planification urbaine, la gestion des bassins versants et des ressources en eau, le développement régional et local, la dynamique des écosystèmes et des entrepôts systèmes. Le deuxième axe porte sur la biodiversité, la gestion durable des ressources et les enjeux climatiques. Le troisième champ est consacré à l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté et le quatrième est consacré aux évaluations environnementales.

Sur les véritables raisons qui ont conduit le centre d’étude et de recherche en environnement à ouvrir un tel programme, Dr Diallo indique qu’il s’agit pour le CERE de partager avec la communauté universitaire guinéenne et internationale de sa modeste expérience en matière de formation et de recherche en environnement.

Notre interlocuteur a ajouté que le cheminement académique comporte 90 crédits soit 30 crédits de cours théoriques et 60 crédits de thèse.  Le CERE lui-même a été créé en 1993 lorsque les autorités guinéennes ont senti la nécessité de prendre à bras le corps les questions liées aux menaces qui pèsent sur l’écosystème.

De son côté, Dr Celly Camara, représentant du ministre de l’enseignement supérieur fonde beaucoup d’espoir sur cette première promotion « l’excellence du doctorat interdisciplinaire en science de l’environnement du CERE est la condition sine qua non de notre ambition pour l’édification en Guinée d’une société qui fait du savoir le moteur de son progrès. Le devenir de nos dits doctorants tous des enseignants chercheurs est quand à lui une illustration de la diffusion de la science au sein de notre société. Le recrutement de ces jeunes chercheurs est en parfaite harmonie avec le programme de formation des formateurs de l’enseignement supérieur de notre pays…notre société doit s’appuyer sur vous pour former une communauté scientifique d’excellence.»

Dr Celly Camara

Conscients de ce qui les attend, les futurs doctorants se sont succédé tour à tour pour présenter leurs projets de thèse. Ils sont tous axés sur la recherche de solutions en vue de protéger durablement notre environnement. Les programmes s’articulent comme suit :

Effet des déchets des équipements informatiques sur l’environnement en Guinée,

Elaboration d’une approche managériale de la gestion durable des déchets solides de Conakry,

Etude comparative de la prise en compte des impacts socioéconomiques de l’exploitation de la bauxite de Katougouma et Tinguilinta (Boké) ou encore l’impact du changement climatique sur le littoral guinéen (Kaback, Tabounsou).

Parlant du CERE, Dr Abdoul Baldé, vice-recteur chargé des études a magnifié le travail fait par les responsables et encadreurs du centre : « le CERE est appelé depuis longtemps le pôle d’excellence de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. La qualité de ses enseignements, des résultats de recherches, des autres prestations de services, la qualité surtout de son master en science de l’environnement font de lui une convoitise nationale et internationale. Tous ceux qui ont besoin de coups de maître en environnement dans notre pays et dans la sous-région, viennent boire à la source ou se ressourcer ici au CERE. »

Dr Baldé UGANC

Professeur Sékou Moussa Keïta, directeur général du CERE lui a emboité le pas « le CERE a été créé en 1993 à des moments très difficiles où on parlait très peu de l’environnement dans ce pays. C’est compte tenu de cette volonté que le Canada a approché la Guinée et heureusement ce document est tombé dans des mains solides, celles de notre frère, notre ami, notre compagnon, professeur Ibrahima Boiro. Cet homme qui a déblayé le chemin sur lequel nous marchons galamment aujourd’hui a eu beaucoup de difficultés. L’agence canadienne de développement international ainsi que l’UCAM ont pris un programme conjointement avec les autorités guinéennes de faire du CERE non seulement un centre d’excellence mais un centre perpétuel.»

Professeur Sékou Moussa Keïta, directeur général du CERE

La cérémonie a également connu la remise de diplômes aux étudiants en master des sciences de l’environnement. Mariama Oulara, porte-parole des récipiendaires a rendu hommage aux formateurs « la présente cérémonie est le couronnement de deux ans de formation postuniversitaire en science de l’environnement. Durant notre parcours académique nous avons été impressionnés par la qualité de l’enseignement, des activités de recherche et la disponibilité du corps professoral dans l’encadrement des mémoires et des essais. »

Les étudiants en master de l’environnement du CERE

Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé

Professeur Sékou Moussa Keïta coordinateur du Campus Senghor de Guinée : « le candidat pourra avoir une ouverture sur d’autres emplois. Je crois qu’il pourra ainsi avoir la chance de candidater pour diverses entreprises»

La Guinée connait depuis un certain temps une ouverture sur le monde dans le domaine de l’éducation. L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) s’apprête à ouvrir le Campus Senghor en son sein. Il sera directement rattaché à l’Université Senghor d’Alexandrie (Egypte). Le coordinateur national explique à laplumeplus.com comment cette nouvelle école fonctionnera.

www.laplumeplus.com : Alors cette fois-ci nous évoquons avec vous l’ouverture prochaine à Conakry de Campus Senghor en Guinée une branche de l’Université Senghor. Expliquez à nos lecteurs qu’est-ce que c’est.

 Pr. Sékou Moussa Keïta : je commencerai par vous remercier pour cette opportunité de visibilité et vous dire qu’il y a en Egypte, plus particulière à Alexandrie, une école qu’on appelle Université Senghor d’Alexandrie qui a, avec la force des choses, réussi à ouvrir des campus dans différents pays. Alors c’est la raison pour laquelle nous avons reçu le 3 avril 2017, Monsieur le recteur de cette université, Professeur Terry VERDEL qui était accompagné de son Excellence Monsieur Soriba CAMARA Ambassadeur de Guinée en Egypte ainsi que de Monsieur Jean-Dominique ASSIE qui est le Directeur de la Décentralisation des Campus Senghor et des Partenariats. Depuis 2013, l’Université Senghor délocalise un ensemble de formations professionnelles diplômantes sur le terrain, dans 10 pays dont 8 sur le continent africain, au sein desquels le campus Senghor Guinée est le dernier né.

Le lendemain, il était question de choisir un coordinateur et Monsieur le Recteur Dr. Doussou Lanciné TRAORE a placé sa confiance en ma personne pour me proposer à ce poste. Ce que j’ai accepté après avoir consulté mes collègues de service. Les missionnaires ont précisé que c’est un campus de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et non du Centre d’Etude et de Recherche en Environnement (CERE). On m’a fait savoir que je ne suis que le coordinateur mais les activités sont pilotées par le Rectorat qui doit ainsi prendre toutes les dispositions pour le bon déroulement du processus. Mon travail était ainsi de vulgariser la promotion, de suivre le dépôt des candidatures, d’évaluer les dossiers tout prenant des contacts pour la recherche de cadres pouvant accepter d’intervenir dans les programmes comme enseignants. Une fois que cela a été accepté, j’ai demandé à Monsieur le Recteur un accompagnement. Trois professeurs ont été désignés pour cette fin, mais pratiquement, il n’y a qu’un seul qui s’est mis à l’œuvre et avec qui j’ai donc travaillé.

J’ai fait des lettres pour les Ministères et certains services et entreprises pour l’annonce du Campus. Quelques affiches (conçues à Alexandrie) ont été imprimées et diffusées. L’ouverture d’un Master étaient subordonnée au remplissage de la condition suivante: avoir au moins 17 et au plus 25 candidats. Au-delà, la capacité serait difficile à gérer, en deçà les frais de scolarité ne permettront pas de faire la gestion financière de l’institution. Quand nous avons fait l’appel à candidature pour le premier projet, il y a eu environ vingt deux candidats. Mais malheureusement, seuls cinq (5) qui avaient payé au moins le tiers exigé à l’inscription.

Cela veut dire qu’on ne pouvait pas ouvrir en septembre. On a reporté au mois de février (2018) et le nombre n’avait pas significativement évolué. Finalement il a été dit de faire d’amples diffusions pour qu’on réussisse à ouvrir au mois de septembre 2018. Face book a été mise à contribution et les résultats ont été concluants.

De nos jours environ cinquante candidats sont enregistrés parmi lesquels environ vingt (20) ont acquitté au moins le tiers des frais. L’assurance de l’ouverture est faite et cela continuera certainement au courant de ce mois d’août.

Toutes les dispositions sont mises en œuvre pour l’ouverture au mois de septembre. Il s’agit maintenant de finaliser le choix des enseignants chercheurs au niveau national. J’avais fais un travail avec certains professeurs guinéens qui ont accepté de nous rejoindre. Il y avait quelques précisions à fournir pour une meilleure compréhension. Ce qui est fait et nous attendons leur avis définitif. Le choix au niveau sous-régional et international est déjà achevé.

Le rectorat est sur pieds d’œuvre pour la préparation d’une salle appropriée et le rassemblement de la logistique : projecteur, tableaux (noir et blanc), ordinateurs, tables et chaises etc. Tout devrait être prêt fin septembre car les cours démarrent dès la première semaine du mois d’octobre 2018.

 Justement quels sont les programmes qui seront enseignés ?

Il était question, au départ, de l’ouverture de deux Masters. A l’époque les deux Masters programmés étaient : 1) Master 2 en Management de Projets Internationaux et ii) le Master 2 Master 2 Pilotage et Evaluation des Politiques Publiques que nous avons malheureusement dû mettre en standby parce qu’il n’y a qu’environ quatorze candidats et pas plus de trois qui ont réglé les frais de scolarité.

 Les cours programmés dans le cadre du Master 2 en Management de Projets Internationaux sont :

  • conception et gestion des projets ;
  • planification et contrôle opérationnel de projets ;
  • marketing de projets ;
  • comptabilité et gestion financière de projets ;
  • stratégie de négociation et de gestion de l’aide internationale ;
  • gestion des projets internationaux ;
  • méthodologie ;
  • management des équipes de projets ;
  • culture de développement ;
  • suivi et évaluation des projets.

A combien est évalué le coût de la formation ?

 Le coût est estimé à environ deux mille quatre cent euros (2400€) et le payement peut se faire en une, deux ou en trois tranches dépendamment de la disponibilité et/ou de la volonté du candidat. A l’inscription il faut payer au moins le tiers, ce qui correspondant de nos jours à huit millions de francs guinéens (8 000.000 GNF). Les autres payements suivront mais dans des délais de rigueur.

Les diplômes qui seront délivrés sont-ils guinéens ou bien ils seront faits par l’Université Senghor ?

Les diplômes seront émis seulement par l’Université d’Alexandrie. On pourra arriver à un moment donné à la co-diplômation ou bien à la reconnaissance du diplôme, mais pour le départ il est établit que ce sera un diplôme de l’Université Senghor d’Alexandrie.

Qu’est ce qu’on peut gagner en suivant des cours au sein du Campus Senghor en Guinée ?

D’abord le diplôme est reconnu par le CAMES. Il est en plus reconnu au Canada, en Franceen Hongrie et dans presque tous les pays de la francophonie. Cela est un grand avantage. Ensuite, les cours sont donnés par des experts guinéens, de la sous-région et d’autres. Tous ceci donnent une capacité d’apprentissage qui est très solide. Comme la supervision se fait par l’Université Senghor d’Alexandrie avec son expérience, le candidat pourra avoir une ouverture sur d’autres emplois parce qu’il peut être dans le bastion d’étudiants finissants de Senghor. Une puissante association des anciens de cette école est mise en place (Alumni de Senghor). Je crois qu’il pourra avoir la chance de candidater pour diverses entreprises surtout en ce qui concerne ce premier Programme qu’est le Master 2 en Management de Projets Internationaux.

Comment vont se dérouler les cours ?

Ils ont pensé que ce sont des cadres qui seront occupés à d’autres choses dans l’administration, dans leurs différents services. Ainsi, pour ne pas cautionner une perte d’emploi, il a été proposé et accepté de donner les cours dans l’après midi. A partir de 16h jusque tout au plus 19h. Aucun cours ne se fera avant midi. Plusieurs candidats ont apprécié ce calendrier qui leur permettrait de travailler en même temps suivre les cours.

Merci de nous avoir reçus

C’est à moi de vous remercier!

Interview réalisée par Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé

Contactez :

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (Guinée) :

L’Université Senghor à Alexandrie (Égypte) :

Université de Kindia : 1500 étudiants reçoivent leurs diplômes

L’université de Kindia a procédé ce samedi 14 juillet 2018 à la remise des diplômes aux étudiants de la  9eme promotion du système LMD (licence, master, doctorat). Cette remise a réuni les acteurs de l’éducation de Kindia ainsi que les étudiants de ladite université.

C’est l’amphithéâtre de l’université qui a servi de cadre à la rencontre. Cette année ils sont au total 1500 étudiants, toutes facultés confondues à recevoir leurs diplômes. Le recteur docteur Jacques Kourouma a profité de l’occasion pour  dévoiler ses ambitions : « Les prochains jours, nous allons qualifier davantage cette université. C’est pourquoi j’ai mis en place une équipe jeune et féminisée.  Nous avons augmenté le nombre de docteurs dans les départements. Par exemple au département des sciences économiques, avant il y avait un seul docteur.  Cette année, nous avons 4. Les années à venir je veux qu’on dise qu’il ya 20 ou plus. Nous ambitionnons aussi avoir des salles de classes modernes. Je veux bâtir l’université du 21eme  siècle. Ce n’est pas un vain mot. Je m’y attache et je conduirai ce bateau à bond port.  Bientôt je serai à Abidjan pour inscrire cette université dans l’association des universités africaines. Aucune université guinéenne  n’appartient à cette association. A la rentrée prochaine, il s’agira aussi de créer un master de développement local qui va englober la formation de nos administrateurs tels que les préfets, sous-préfets, les maires car dans la sous-région cela n’existe pas. »

Jacques Kourouma, recteur de l’université de Kindia

De son côté Abdoulaye Diallo président du comité des étudiants s’est adressé à l’auditoire en ces termes: « Ces années passées à l’école furent danses non seulement en apprentissage mais aussi en émotion forte, en rencontre et parfois dans une ambiance de stress et de compétition. De travail et d’effort. Au lieu de jouer la carte de chacun pour soit, nous nous sommes serrés les mains et nous sommes restés solidaire »
Après les discours, les étudiants se sont succédé pour recevoir leurs diplômes. La fin de la cérémonie a enregistré une prestation artistiques.
Siba Toupouvogui depuis Kindia

UNISIM-IPROSIM : la quatrième promotion porte le nom d’Alpha Bacar Barry

195 étudiants de l’UNSIM (université de Simbaya) et de l’IPROSIM (institut professionnel de Simbaya) ont reçu leurs diplômes de fin d’études ce samedi au palais du peuple de Conakry. La cérémonie a regroupé plusieurs responsables éducatifs, étudiants et parents.

Dr Ousmane Souaré, administrateur général de l’UNISIM-IPROSIM

C’est d’abord Dr Ousmane Souaré administrateur général de l’UNISIM-IPROSIM qui a pris la parole pour noter que « les étudiants sortants de l’UNSIM, au nombre de 156 ont reçu leur formation dans les programmes de licence du système LMD au sein des facultés ci-après : la faculté des lettres et sciences humaines avec les départements de sociologie, langue arabe, journalisme et communication. La faculté des sciences économiques et de gestion avec les départements économie-finance, administration des affaires et banque-finance. La faculté des sciences politiques et juridiques avec les départements de droit, droit des affaires et relations internationales. La faculté des sciences et technologie avec les départements de génie informatique, génie civile, télécommunication, mines et géologie. Ceux de l’IPROSIM dont l’effectif est de 39 étudiants ont bénéficié d’une formation professionnelle avec à la clé un diplôme de BTS (brevet de technicien supérieur) dans deux départements : le département tertiaire avec les filières de comptabilité-gestion, informatique et gestion, banque-assurance, tourisme et hôtellerie et secrétariat bureautique. Le département technique avec les filières de génie informatique, BTP (bâtiment et travaux publics), électricité et topographie. »

L’ancien ministre de l’éducation nationale a ajouté que son institution a mis sur le marché depuis sa création en 2012, 596 diplômés dont 489 pour l’UNISIM et 107 pour l’IPROSIM. Parmi ces anciens, trois ont obtenu des stages à la BICIGUI et l’un d’eux poursuit sa formation actuellement en France et fait un stage à la BNP Paris-bas.

Dr Souaré a exhorté les étudiants sortants à plus de sérieux dans leur nouvelle vie « vous entamez une autre étape importante de votre vie, celle de la vie professionnelle qui se distingue de la vie estudiantine. Je vous souhaite bonne chance sur le marché de l’emploi, que chacun de vous jouisse pleinement de sa formation au service de sa famille, de sa société et pourquoi pas de la Guinée toute entière. A ce niveau, je vous demanderai de ne pas être des demandeurs d’emplois, mais des créateurs d’emplois. »

Les diplômés par la voix de leur président Jean Dobo Inapogui semblent avoir compris le message. Il dira qu’il s’agit d’un jour pas comme les autres. L’orateur a reconnu que les années de formation passées à l’UNISIM-IPROSIM ont été denses tout en rendant hommage au corps professoral.

De son côté, Dr Lansana Sylla directeur national de l’enseignement supérieur privé a demandé aux jeunes sortants de se trouver eux-mêmes du travail surtout en apprenant l’anglais. L’autre conseil qu’il leur aura donné c’est de ne jamais oublié d’offrir des opportunités à l’UNSIM-IPROSIM pour ceux qui s’ils se rendront à l’étranger.

Plusieurs enseignants ont été distingués lors de la cérémonie en recevant des satisfécits de la direction de cette institution d’enseignement. Dans les rangs des étudiants également, les meilleurs ont été cités en première position et leur bravoure magnifiée. Parmi eux on retiendra : Aissatou 1 Bah (banque-finance), Moustapha Bah (économie-finance), Mamadou Makka Bah (administration des affaires), Mamadou Hady Minthé ou encore Ibrahima Sow (arabe).

Le groupe d’étudiants lauréats avec le parrain

Un défilé de mode dont la tenue de la première styliste n’a pas été appréciée par certains et la prestation de l’humoriste Sow Pédro ont agrémentés la rencontre.

La boucle a été bouclée par le baptême de la promotion qui porte désormais le nom d’Alpha Bacar Barry. Ce dernier est un jeune modèle patron de l’entreprise de micro-finance Jatropha. Parlant de l’intéressé, Dr Ousmane Souaré a admis que c’est « un jeune cadre talentueux. »

Alpha Bacar Barry parrain de la promotion

Monsieur Barry ému par le choix porté sur sa personne a tout naturellement prodigué de sages conseils à ses jeunes frères en quête d’emploi « UNISIM désormais est ma maison. Mais ce n’est pas la fin de vos peines, c’est le début…apprenez à travailler dur, à être disciplinés dans le travail. » Il a par ailleurs exhorté les uns et les autres à s’adonner à l’agro-industrie.

Une partie du corps professoral de l’UNISIM-IPROSIM

Pour rappel, la première promotion de l’UNSIM-IPROSIM a porté nom de feu Alpha Oumar Bah (AOB) ancien professeur de ladite université. La deuxième promotion a été nommée Elhadj Ousmane Souaré et la troisième Kabinet Komara.

Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé  

France Bac 2018 : le taux de réussite, en hausse, atteint 88,3 %

88,3% des candidats ont décroché leur Bac. Le deuxième meilleur taux jamais atteint. La filière professionnelle, avec un taux de réussite de 82,6 %, est celle qui a le plus progressé par rapport à 2017.

La session 2018 du Bac est close depuis jeudi 12 juillet. Au terme des dernières épreuves de rattrapage, les 765.000 candidats qui l’ont passé connaissent aujourd’hui leur sort : ils sont 675.600 à avoir décroché leur diplôme. Le taux de réussite est ainsi de 88,3 % – un taux meilleur que celui de 2017 (qui était alors de 87,9 %), mais inférieur à celui de 2016, qui atteignait 88,6 %, et qui fait office de record.

91,1 % des bacheliers généraux ont décroché leur diplôme

Selon l’Éducation nationale, le taux de réussite s’élève plus précisément à 91,1 % pour le bac général, 88,9 % pour le bac technologique et 82,6 % pour le bac professionnel. Dans la filière générale, le bac ES affiche une hausse de son taux de réussite (1,3 points de plus qu’en 2017). La série S possède le plus gros taux de réussite, avec 91,8 % d’admis, un chiffre « stable », selon le ministère. De son côté, la série L affiche un taux de réussite de 90,7 %, soit 0,1 point de plus qu’en 2017. Au total, le nombre de bacheliers généraux atteint 359.100, soit 21.600 de plus que l’année dernière.

Le taux de réussite dans les séries technologiques (STMG, TMD, STI2D, ST2S, STL, STHR, STD2A, STAV) qui s’établit à 88,9 %, est en baisse par rapport à 2017 (-1,6 point), quand celui du bac professionnel est de 82,6 %, soit 1,1 point de plus qu’en 2017, ce qui en fait la filière qui progresse le plus. « Le baccalauréat 2018 a permis de qualifier professionnellement 178 400 jeunes », note en outre l’Éducation nationale.

Le pourcentage de bacheliers dans une génération s’élève à 79,9%

Selon Jean-Marc Huart, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), interrogé par RTL, la meilleure moyenne, décernée dans l’académie de Limoges, serait (sous réserve de confirmation) de 21,39/20… un score qui s’explique grâce aux points supplémentaires des options.

Le Bac serait-il trop facile, et son taux de réussite, 88,3 %, artificiel ? « Il faut féliciter les candidats, qui ont réussi un examen qui reste difficile. Pour autant, et c’est le sens de la réformeprévue pour 2021, il faut que cet examen soit encore plus performant, pour permettre la réussite dans l’enseignement supérieur… Cette année, 79,9 % d’une génération obtient le Bac : nous ne sommes pas à 100 % », argue Jean-Marc Huart, pour qui « cela reste un examen important, pour la poursuite d’études, mais aussi en tant que rite de passage ».

Source : http://www.vousnousils.fr

Roumanie : un fils du président Assad aux olympiades de maths

Le fils aîné du président syrien Bachar al-Assad concourt actuellement aux olympiades de mathématiques en Roumanie, où il a demandé à être traité «comme un étudiant normal», a indiqué mardi un responsable éducatif local.

Hafez al-Assad, 16 ans, est l’un des 615 étudiants du monde entier qui participent, du 3 au 14 juillet, à cette compétition organisée dans la ville de Cluj-Napoca (centre).

«Il veut être traité comme un étudiant normal et il agit comme tel, il séjourne dans un hôtel aux côtés d’étudiants de 18 pays», a déclaré à l’AFP Valentin Cuibus, responsables de l’inspection scolaire à Cluj-Napoca.

Les médias roumains font cependant état d’un dispositif de sécurité renforcé autour de cet événement.

Chaque pays est représenté par une équipe de six étudiants. «Il n’a rien demandé de spécial, pas de conditions particulières, pas d’appartement séparé, il partage une chambre avec un collègue», a ajouté M. Cuibus.

Hafez al-Assad, qui porte le nom de son défunt grand-père, l’ex-président Hafez al-Assad (1930-2000), a déclaré aux médias locaux qu’il espérait un bon résultat à la compétition et que les mathématiques sont sa «passion d’enfance».

L’année dernière, lors de la précédente édition de ces olympiades à Rio de Janeiro, au Brésil, il a terminé à la 528e place sur 615.

La Roumanie est l’un des rares pays européens ayant encore une ambassade dans la Syrie déchirée par la guerre. En outre, la Roumanie est une destination plébiscitée par les étudiants syriens.

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 350 000 morts, détruisant les infrastructures du pays et morcelant le territoire du pays.

Source : tvanouvelles.ca

Communiqué : L’UNISIM-IPROSIM prépare la sortie de leur 4eme promotion

L’Université et l’Institut Professionnel de Simbaya organisent la cérémonie de remise de diplôme de leur 4ème promotion le samedi 14 Juillet 2018 à 9 heures au Palais du peuple.

Les festivités se dérouleront conformément au programme ci-après :

  • Mercredi 11 juillet : piscine party à l’hôtel Le Miel
  • Jeudi 12 juillet : carnaval et match de gala
  • Vendredi 13 juillet : sacrifice, conférence-débat
  • Samedi 14 juillet : remise de diplômes à partir de 9 heures
  • Dimanche 15 juillet : bal de fin d’étude à Reina Taouyah à 22 heures

Les familles et amis des étudiants récipiendaires sont cordialement conviés à assister à la cérémonie de remise.

Médias partenaires

Radios :

  1. Espace FM
  2. Soleil
  3. Lynx
  4. Sabari FM
  5. Tamata

Medias en ligne :

  1. africaguinee.com
  2. guineematin.com
  3. laplumeplus.com

ISSEG : la 8eme promotion demande un service à l’Etat

Ce samedi 30 juin, l’institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée a procédé à la sortie de sa huitième promotion. Les étudiants sortants veulent avoir un privilège.

La rencontre a commencé par des chants, danses et théâtres qui ont mis le public en haleine pour un moment. Les sortants saisissent alors l’occasion pour témoigner sur leur cycle universitaire dont l’aboutissement n’a pas été du tout facile.  Les représentants des étudiants en langues française et anglaise ont dans leur discours remercié les autorités de leur institut.

Ismaël Koulibaly étudiant sortant en langue anglaise précise cependant que « le parcours n’a pas été facile depuis notre arrivée à l’ISSEG en 2014. Les sessions, les dettes, la rigueur, la documentation sont autant d’obstacles rencontrés par certains de nos camarades. Mais avec le courage et la détermination nous avons pu persévérer et j’espère bien que toutes ces choses étaient en notre faveur. »

Un autre sortant, Diallo Mamadou Mouctar ajoute « on nous a dit qu’à défaut de la soutenance, il nous serait impossible d’obtenir nos diplômes et enfin nous nous sommes lancé. » Mamadou Lamarana quant à lui indique que « les rapports de recherche, les préparations de thèmes nous ont beaucoup fatigué parce c’était une grosse surprise qui a été faite à 3 mois de la fin d’année. »

Par ailleurs les étudiants de cette 8eme promotion ont lancé un appel solennel à l’Etat pour qu’il respecte ses engagements selon lesquels les sortants de  l’institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée doivent être privilégiés lors des recrutements d’enseignants  à la fonction publique.

Kindy Oury Touré

Université de Sonfonia : Elhadj Ousmane Baldé dédicace son recueil ‘’Errance poétique’’

L’ouvrage de 154 passages édité par la maison Elohim (créée en 2016 à Conakry) est l’œuvre du jeune Elhadj Ousmane Baldé. Il a été présenté au public à la bibliothèque américaine de l’université de Sonfonia dans la haute banlieue de Conakry.

Le monde littéraire, la famille et des amis de l’auteur ont répondu massivement présent à l’invitation. Le livre préfacé par Souley Tianguêl traite des maux qui assaillent la société guinéenne.

Elhadj Ousmane Baldé précise que le document compte 33 poèmes avec des  thèmes variés portant entre autres sur l’éducation, la femme, la traite de l’enfant, l’environnement…

C’est un regard critique sur la Guinée, de la part d’un poète, d’un sociologue assure t-il.

Le premier mal de la Guinée, c’est la politique. Pour lui, la politique est mal faite par les acteurs ce qui l’a amené à consacrer un poème à ce sujet intitulé ‘’pourquoi je te déteste politique ?’’ Dans un passage, il écrit « tu as un caillou à la place du cœur et une sottise pour attiser la terreur. »  Cette partie s’adresse directement aux politiciens que l’auteur accuse d’instrumentaliser les ethnies pour des fins électorales.

En ce concerne l’éducation, Elhadj Ousmane Baldé qui est à son deuxième ouvrage regrette le sort réservé à l’éducation. Pour lui, la première erreur vient des familles qui considèrent l’école comme un lieu d’asile pour leurs enfants. Dès que le petit sait marcher et parler, on dit de l’envoyer à l’école, une manière de se débarrasser de lui alors qu’il n’a reçu aucune base. Il va plus loin en suggérant de réviser les programmes scolaires et universitaires. Il ne comprend pas pourquoi un jeune guinéen passe son temps à étudier l’histoire des Etats-Unis alors qu’il ignore celle de son pays. Racontant une anecdote, Ousmane a dit avoir interrogé ses élèves sur l’identité de Hadja Mafory Bangoura, une héroïne guinéenne. personne n’avait d’idée sur elle regrette notre interlocuteur. A Dubréka, il a demandé à un autre s’il connait Mbalia, une autre brave femme, la réponse était tout simplement négative.

Ousmane Baldé a invité les guinéens à s’inspirer du Japon qui malgré ses avancées technologiques arrive à protéger ses valeurs culturelles.

Il n’a pas manqué de critiquer certaines considérations culturelles qui sapent l’évolution de la femme. Errance poétique ne fait pas de cadeaux aux promoteurs des mariages précoces. L’auteur dénonce surtout le fait de se baser sur la religion pour justifier certaines pratiques qui n’ont pourtant pas de soubassement religieux.

Yamoussa Sidibé, journaliste, ancien directeur général de la radiodiffusion télévision guinéenne, lui-même auteur a félicité l’auteur pour son travail remarquable. Alors qu’il se prépare à sortir deux livres en septembre dont l’un porte sur son passage à la RTG, monsieur Sidibé a exhorté la maison d’édition Elohim à poser plus d’actes pour avoir une visibilité. Pour lui, il y a lieu d’aider les jeunes à publier leurs manuscrits.  Errance poétique, est vendu à 50.000 francs guinéens.

Errance poétique est le 5eme ouvrages édités par la Maison Elohim.

Mamadou Samba Sow

Université de Kindia: vive tension lors d’une passation de service

La passation de service entre des cadres de plusieurs départements de l’université de Kindia s’est déroulée ce jeudi 21 juin dans une ambiance électrique a constaté le correspondant de laplumeplus.com sur place.

La décision portant nomination de la nouvelle équipe de l’université n’est pas du goût de tous les enseignants. Pourtant, selon nos sources, elle émane du ministère de l’enseignement  supérieur et de la recherche scientifique. Lors de la cérémonie, les cadres sortants se sont catégoriquement opposés à la décision. Ils estiment que le moment est mal choisi.  Selon eux, actuellement ils sont entrain de régulariser les différentes notes des étudiants.  Les remercié ont même qualifié le recteur de médiocre. Aboubacar Sidiki Traoré chef du département sciences et langages exprime sa désolation « j’ai été demi de mes fonctions à  moins de 10 jours de la fin de l’année universitaire. Je suis étonné que je travaille pendant 11 mois 20 jours et à la dernière minute qu’on me fasse cela. Actuellement je suis entrain de calculer les notes des étudiants de la première et de la deuxième année et on vient me surprendre avec une décision de mutation alors que moi j’ai été muté ici par un arrêté ministériel par nécessité de service sinon je suis professeur de lycée et je suis très fier de l’être. Lui-même le recteur, nous avons étudié dans la même école normale supérieure de MEKNES (Maroc). Puisque je n’ai pas accepté de me soumettre à sa volonté c’est pour cette raison qu’il veut me créer des problèmes ».

Seydouba Camara, secrétaire des facultés des langues et lettres fait parti du groupe d’enseignants demis de leur fonction. Il aborde dans le même sens que son prédécesseur « on prend plus de 40 enseignants on les mute ailleurs.  On les démet de leurs fonctions sans nécessité de service.  Nous sommes à moins de dix jours de la fermeture, nous avons la situation pédagogique et administrative de nos étudiants. Nous sommes entrain d’enregistrer et de calculer les notes. Ceux qui rentrent ne connaissent pas la situation pédagogique et administrative » a t-il déploré.

Au cours de cette passation de service, le recteur Dr Jacques Kourouma a réitéré l’engagement du gouvernement à ne pas consommer la médiocrité dans les institutions de la république. Pour le recteur, cette décision est l’œuvre du département de l’enseignement  supérieur à travers un arrêté.

L’acte des autorités précise que Kéa Touaro précédemment enseignant chercheur à l’université de N’zérékoré est nommé vice-doyen chargé des études de la faculté des langues et lettres de l’université de Kindia. Il est tout heureux « C’est un sentiment de joie, parce que la passation qui vient d’être amorcée est  un bon départ puisque la première phase consistait à nous informer de prendre connaissance du contenu de la décision du ministre de l’enseignement supérieur. »

Siba Toupouvogui depuis Kindia